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 La fureur du volcan [Maximilian]

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ϟ parchemins : 178 ϟ Gallions : 396 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : Bois de Pin, Plume de Phénix, 32.4 centimètres, plutôt souple ϟ Sang : Pur ϟ Année d'étude : Sixième année
Préfète Poufsouffle • Sixième année ─
MessageSujet: La fureur du volcan [Maximilian]   Mar 19 Mai - 23:32

« Et merde! »

Grognais-je entre mes dents lorsque j’aperçus Maximilian plus loin dans le couloir que je comptais emprunter pour me rendre à la bibliothèque. Je tournais aussitôt les talons et me dirigeais vers ma salle commune. Clairement, je fuyais.

Pourtant, deux semaines avant ça, on rigolait bien Maxou et moi. On se retrouvait deux ou trois fois par semaines, parfois même plus, et on faisait des tas de trucs. Je lui apprenais les bases du jardinage d’agrément (rien à voir avec la Botanique), et il me montrait ses associations d’aliments les plus étonnantes et les plus savoureuses. Je lui faisait la bise à chaque fois que je lui disais bonjour ou au revoir, et il n’était pas rare qu’il reçoive un câlin.

Puis j’ai commencé à avoir mal au ventre en sa présence, et à me sentir gênée par nos contacts. Alors j’avais essayé de mettre de la distance entre nous, en espérant que ça s’arrangerait. De Maxou, il était passé à Max. J’avais arrêté de lui faire la bise et espacé nos câlins, avant de ne plus lui en faire du tout. Ou seulement quand je m’y sentais obligée. J’avais fait en sorte qu’on se voie moins, une fois par semaine au mieux. Je prétextais être débordée par mes leçons et mon rôle de préfète. Et je l’évitais dans les couloirs.

Parce que je ne savais pas, ou ne voulais pas savoir, pourquoi je me sentais si mal en sa présence. Parce que malgré tout, je l’aimais bien, et que je ne voulais pas lui dire qu’il me rendait malade au point d’en avoir les mains qui tremblent. Parce que je ne voulais pas lire le reproche dans ses yeux, tout en sachant que je le méritais.

Parce que j’étais entrain de le décevoir, et que je ne supporterais pas qu’il me le dise.
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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 38
Serdaigle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mar 19 Mai - 23:32

Maximilian était un peu sur les nerfs. Il avait la nette impression que Meredith cherchait plus ou moins à l’éviter depuis quelques temps. Il s’était pourtant toujours montré correct avec elle, gentil même la plupart du temps. Il fallait dire qu’une fille qui accepte de passer du temps avec lui et lui proposait des activités à la fois reposantes et intéressantes, c’était tout simplement unique.
Ce qui était tout aussi unique, c’était ce sentiment qui lui tordait l’estomac. Il avait l’habitude qu’on l’ignore ou qu’on le méprise et ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Mais pas cette fois.
 
- Fait chier ! Grinça-t-il pour lui-même en regardant par une fenêtre.
 
Deux jeunes, probablement en première ou deuxième année, durent affronter son regard furieux. Plus tard, dans un couloir, il houspilla rudement une élève qui avait osé le regarder avec pitié. Bref, le Max des mauvais jours était revenu en force.
 
- Commencent à me courir tous ces abrutis…
 
Il semblait que le jeune homme allait définitivement retomber dans ses anciens travers quand il aperçu une tignasse rouge à l’autre bout du couloir. Sans qu’il ne s’en rende compte, il s’était remis à sourire, un léger sourire en coin mais c’était déjà bien plus qu’à la minute d’avant.
Il s’élança alors en essayant de se faufiler entre les obstacles dans un premier temps puis en forçant de plus en plus le passage tandis qu’on l’ignorait et que son empressement augmentait.
 
- S’cusez moi !... Pardon !... Putain mais fais attention merde !... Je ne fais que passer… Hého ! J’existe même si je ne vais pas rester… Autant d’interpellations qui se mêlaient au brouhaha ambiant.
 
Enfin il put tourner et rejoindre Meredith car il ne s’était pas trompé. Il tenta de sourire en reprenant son souffle.
 
- Salut Mery ! Enfin j’arrive à t’attraper. C’est que je me pose des questions à force.
 
Quelque chose clochait.
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ϟ parchemins : 178 ϟ Gallions : 396 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : Bois de Pin, Plume de Phénix, 32.4 centimètres, plutôt souple ϟ Sang : Pur ϟ Année d'étude : Sixième année
Préfète Poufsouffle • Sixième année ─
MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mar 19 Mai - 23:33

Je sursautais en entendant mon surnom, et me tournais immédiatement vers la personne qui l’avait prononcé. Mes oreilles ne m’avaient pas trompée : c’était bel et bien Maximilian. Il souriait. Il se posait des questions. Je me sentis soudain prise au piège et mon estomac recommença à se tordre, alors que ma gorge se serrait et que je faisais un léger pas en arrière pour mettre quelques centimètres de plus entre nous.

« Salut Max! Euh... ben le château est grand et, euh... j’suis pas mal occupée ces derniers temps... »

J’essayais de me forcer à sourire, mais ce que je sentais sur mon visage me confirmait ce que je craignais : je n’y arrivais pas de façon convaincante. En plus ma voix n’était pas aussi assurée que ce que j’aurais voulu, et encore moins que ce dont j’aurais eut besoin.

« Tu sais, entre les devoirs, les leçons à réviser, mon boulot de préfète... J’ai plus une minute à moi! »

C’était faux, archi faux. Je ne comptais plus le nombre d’heures que j’avais passées dans mon lit, la tête enfouie dans mon oreiller, me bouffant les doigts parce que j’avais tellement de remords que j’en avais l’impression d’étouffer.

« Euhm... Si tu veux... Je devrais pouvoir me dégager un peu de temps demain après-midi? Là, c’est... c’est pas possible. »

Je me raclais la gorge, et me rendis compte que j’évitais son regard depuis le début de ce semblant de conversation. Tout ce que je voulais, c’était un prétexte pour pouvoir m’esquiver.

« Et là je dois... inspecter les dortoirs. Histoire de vérifier que personne n’a rapporté de pétards, ou ce genre de choses... Bref, je peux pas papoter longtemps... »

Je m’en voulais putain. D’autant plus que le pauvre Maximilian n’avait rien fait pour mériter ça. Rien fait pour me donner l’envie de lui tourner le dos et de m’enfuir à toutes jambes, comme c’était le cas à cet instant.
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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 38
Serdaigle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mar 19 Mai - 23:33

Au plus Meredith parlait, au plus elle s'empêtrait dans ses demi-vérités et ses mensonges. Maximilian s'en rendait très bien compte, il avait l'habitude depuis le temps. Et puis elle n'était la plus grande des menteuses non plus.
Savoir qu'elle l'avait bel et bien évité tout ce temps lui faisait mal. Elle parlait et son regard se durcissait de plus en plus. Il croisa les bras sur le torse et leva le menton.
 
- Bien… C'est tout ? C'est tout le temps qu'il t'a fallu pour te rendre compte que tu étais trop bien pour moi ?

Il avait craché et sifflé, il était incapable de garder sa douleur en lui, il devait rendre les coups pour ne pas entrer en rage et devenir violent.

- Moi qui commençait à penser que tu valais vraiment mieux que les autres, que tu étais clairement un cran au-dessus… Et bah félicitations, tu viens de retomber à leur niveau à tous.

Sa déception se lisait clairement sur son visage, ainsi que sa douleur. Le jeune homme fulminait et frappa du pied contre le mur le plus proche.

- C'est vraiment, mais alors VRAIMENT, trop con ! Putain, on était bien ensembles, non ? On commençait à vivre un truc, non ? Je veux dire un vrai truc. Et toi tu veux tout foutre en l'air ? Pourquoi ? A cause de ma gueule ?

Il voyait le médaillon qu'il lui avait offert se balancer au bout de son cou et ça lui donnait juste envie d'étrangler la jeune femme. Ses mains se crispèrent au fond de ses poches et il posait un œil blessé et critique sur elle.
Pourtant, au plus il croyait vouloir la tuer, plus son estomac se nouait. Il avait la gorge sèche et les larmes au bord des yeux. Il n'y avait clairement pas que sa colère qui était sur le point d'exploser et ce mélange des genres était en train de complètement le retourner.
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ϟ parchemins : 178 ϟ Gallions : 396 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : Bois de Pin, Plume de Phénix, 32.4 centimètres, plutôt souple ϟ Sang : Pur ϟ Année d'étude : Sixième année
Préfète Poufsouffle • Sixième année ─
MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:03

« Quoi? »

C’était la seule chose que j’avais réussi à dire, quand il avait parlé du fait que je me trouvais trop bien pour lui. Je me prenais sa rage de plein fouet, et je fis un pas en arrière. Je n’avais pas eut le temps de commencer à me fâcher quand il enchaîna comme quoi il pensait que j’étais mieux que les autres mais que finalement, je retombais à leur niveau.

Je l’avais déçu, putain. Et c’était pratiquement comme s’il me l’avait dit. Plissant le nez, je me mordis l’intérieur des joues alors que je sentais mes yeux s’humidifier au fur et à mesure qu’il déballait ses reproches.

« C’est ce que tu penses?! Que c’est à cause de ta cicatrice?! TU POURRAIS PAS TE TROMPER PLUS !! »

Criais-je, alors que je frappais sur son torse pour le pousser loin de moi. J’avais du mal à respirer, et de plus en plus mal à la gorge au fur et à mesure que celle-ci se serrait. Sans y penser, je repoussais une mèche de cheveux qui m’importunait et, contre mes doigts, je sentis le métal du pendentif que je portais depuis quelques temps. C’était Max qui me l’avait offert, parce que j’étais son amie.

Je restais quelques instants à le regarder, les lèvres tremblant presque, puis je retirais mon collier. Je le serrais dans ma main puis, attrapant celle du Serdaigle, je le fourrais dedans.

« J’suis désolée Max, j’peux pas le garder. »

Contrairement à ce que j’aurais voulu, j’avais déjà commencé à pleurer avant d’avoir eut le temps de me détourner et de prendre la fuite. Comme si j’avais besoin qu’il me voie chialer! Tout ce que j’espérais, c’était qu’il ne me rattrape pas pour continuer à m’envoyer ses reproches à la figure.
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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 38
Serdaigle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:03

Une once de colère, une pincée e regret et c'était tout ? Meredith comptait vraiment fuir après ça ? Maximilian serra le poing autour du pendentif qu'il lui avait offert à en avoir les articulations qui blanchissaient. Bien sûr il s'en voulait de l'avoir attaquée aussi bassement, d'avoir fait comme s'il n'avait pas compris qu'elle le regardait avec des yeux différents des autres. Mais elle l'avait poignardé sans raison apparente et elle avait plusieurs fois remué le couteau dans la plaie, comme pour être sure qu'il en souffre. Alors non, elle ne s'en tirerait pas comme ça, pas aussi facilement, pas sans avoir reçu la monnaie de sa pièce.
D'un geste vif, il attrapa son poignet alors qu'elle essayait de s'éloigner.
 
- Tu crois aller où comme ça ? HIN, RIVER ?
 
Le jeune homme avait déjà le poing levé quand il tira la demoiselle vers lui de toutes ses forces. La violence de la traction lui fit faire volte face et elle s'écrasa contre son torse. Elle avait les yeux emplis de larmes et l'air fautive, c'était évident. Et ce n'était pas la culpabilité malsaine de quelqu'un qui faisait souffrir une autre personne à dessin : elle se sentait pitoyable et cela apaisa le garçon.
Mais alors que sa colère faiblissait, la somme globale des sentiments qui tempêtaient en lui ne voulait pas baisser. Sa sauvagerie voulait faire du mal et la passion qu'il avait au fond de lui voulait éclore et la couvrir d'attention.
 
- Récupère ça… Ordonna-t-il, autoritaire en lui fourrant de retour son collier dans la main. Mery.
 
Un étrange entre deux se produisit : l'élève de Serdaigle poussa la préfète de Poufsouffle contre un mur sans ménagement, il passa sa main à présent vide derrière son crâne et empoigna sa tignasse rouge tandis qu'il la pressait contre lui de son autre bras, tout ça sans la lâcher des yeux une seconde. Puis il força un baiser pour le moins fougueux : Plaquant leurs lèvres d'abord, puis la mordillant pour lui faire ouvrir la bouche avant de lui faire enfourner sa langue sans ménagement.
Ce baiser le libéra de sa colère et fit couler en lui un feu nouveau et bien plus agréable que ce qu'il avait pu connaître jusque là. Pendant une seconde, il crut même que sa cicatrice avait arrêté de lui faire mal.
 
Oui Maximilian était tombé amoureux de Meredith en partageant de petits moments intimes et innocents, profondément et sincèrement amoureux même. Mais il était inconnu à lui-même dans cette situation, n'ayant jamais eu de sentiments aussi forts pour personne d'autre avant. La première constatation était sans appel, il était un amoureux passionné et… Brutal.
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ϟ parchemins : 178 ϟ Gallions : 396 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : Bois de Pin, Plume de Phénix, 32.4 centimètres, plutôt souple ϟ Sang : Pur ϟ Année d'étude : Sixième année
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:04

« Lâche-moi! »

M’exclamais-je, quand Maximilian me saisit par le poignet et me tira vers lui au point de m’en faire mal. Certaine de me prendre un coup, je serrais les dents pour ne pas risquer de me mordre la langue et le fixais, le visage crispé par l’appréhension, attendant qu’il frappe.

Mais le coup ne vint pas et, au lieu de ça, il me rendit le collier, m’ordonnant de le reprendre. Sans même y penser, j’avais serré mes doigts dessus et j’inspirais pour lui demander pourquoi il faisait ça quand il me poussa contre le mur. Aussitôt, je sentis une vague de douleur sourde se répandre dans mon dos et dans mes bras, me forçant à fermer les yeux un court instant. Je les rouvris juste à temps pour voir la main de Max arriver avant qu’il ne m’empoigne les cheveux et, dans un réflexe de défense, je plaçais mes bras entre nous pour essayer de le maintenir à distance, sans succès.

Je ne réalisais qu’il me serrait contre lui que lorsqu’il plaqua ses lèvres contre les miennes, m’arrachant un hoquet de surprise. Le temps d’une pensée, je songeais à le repousser mais abandonnais aussitôt l’idée. Au lieu de ça, je dégageais mes bras pour le serrer contre moi, mes mains s’agrippant à ses vêtements alors que notre baiser se faisait plus passionné.

Je ne l’avais toujours pas lâché quand je tournais la tête, appuyant sur sa main qui me tenait toujours les cheveux, parce que j’avais besoin de respirer. Je m’étais attendue à tout, sauf à ce qu’il venait de se passer, et je ne savais plus quoi faire. Le repousser et partir? Non, je ne pouvais, je ne voulais pas faire ça. Au fur et à mesure que je reprenais mon souffle, je me rendis compte de deux choses : je n’avais plus mal au ventre, et j’étais bien contre lui. Alors je fermais les yeux et j’enfouis mon visage dans son cou, alors que je resserrais mes bras autour de sa taille.
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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 38
Serdaigle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:04

Maximilian comptait pousser son baiser jusqu'au bout, tellement ivre de passion qu'il aurait pu s'en faire vomir ou s'asphyxier si Meredith n'avait pas rompu le contact entre eux… Fougue et inexpérience de la jeunesse.
Elle s'appuya contre son épaule et il releva la tête, triomphant, avant de vider l'air de ses poumons et d'inspirer profondément.
 
- Putain ça fait du BIEN ! Exulta-t-il. Je crois que je vais pas te lâcher.
 
Il parlait un peu fort et se moquait éperdument que l'on puisse les voir, heureusement que leur "jeu de cache-cache" les avait menés dans un couloir peu fréquenté.
Il posa des yeux critiques sur la demoiselle mais il souriait de toutes ses dents.
 
- Toujours envie de te barrer Mery ? Demanda-t-il en se plaquant encore plus contre elle. Si c'est pas pour aller chercher des pétards sous des oreillers et que c'est AVEC moi, c'est envisageable.
 
Sans demander la moindre permission, et en se moquant d'un éventuel "à toi, à moi", le jeune homme embrassa de nouveau la préfète de Poufsouffle, avec à peine moins de passion, il n'y avait que la colère qui s'était dissipée. Sa main droite délaissa ses cheveux de feu pour aller se loger entre ses omoplates, lui assurant une emprise totale. Il la poussa jusqu'à ce que sa tête entre en contact avec le mur, comme s'il voulait littéralement l'écraser sous ses sentiments.
Il dû reprendre son souffle de nouveau et en profita pour scruter le couloir puis, toujours sans prévenir, il la tira par le coude jusqu'à une pièce vide dans laquelle ils entrèrent. Aussitôt la porte claquée, il l'enlaça de nouveau et braqua son regard sur le sien.
 
- Bon, une dernière chose désagréable. Qu'est ce qui peut expliquer que tu m'aie traité comme ça ? Tu réalises à quel point j'ai souffert putain, connasse ?
 
Les mots du Serdaigle étaient durs mais son ton parvenait miraculeusement à rester affectueux. Il ne restait que cette ombre à son tableau : Pourquoi ? Et il estimait légitime de savoir. Certes, aucun d'eux n'avait encore dit "je t'aime", mais il ne s'agirait là que de souligner l'évidence et ils se le diraient peut-être des milliers de fois dans l'avenir. Les faits étaient là, ils s'aimaient, alors pourquoi ?
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ϟ parchemins : 178 ϟ Gallions : 396 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : Bois de Pin, Plume de Phénix, 32.4 centimètres, plutôt souple ϟ Sang : Pur ϟ Année d'étude : Sixième année
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:05

J'avais ricané lorsque Maximilian s'était exclamé que ça faisait du bien, mais je ne comptais pas le lâcher non plus. J'allais le lui dire, d'ailleurs, quand il m'embrassa à nouveau et me plaqua un peu plus contre le mur. Dans un coin de ma tête, une pensée comme quoi il aurait dû me laisser le temps de lui répondre tenta de prendre forme, mais je la dégageais rapidement.

Un peu surprise, je me laissais entraîner par le coude, non sans grommeler un vague « Mais qu'est-ce que tu fous? » au passage. Et j'eus très vite ma réponse lorsqu'il me fit entrer dans une pièce vide et referma la porte derrière nous. Un grand sourire aux lèvres, je retournais contre lui avec plaisir, avant de plisser le nez de mécontentement quand il se remit à parler.

« Non mais tu crois quoi? Que je vivais dans un monde de pâquerettes et de petits oiseaux qui chantent? Tu t'fourres le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. »

Fis-je, sur un ton plus agressif que ce que j'aurais voulu. Aussitôt, je baissais les yeux en faisant la moue, puis poussais un gros soupir.

« Disons que la dernière fois que je me suis rapprochée d'un garçon ça ne s'est pas bien passé. Je ne tenais pas à renouveler l'expérience, d'autant plus que je n'avais jamais imaginé que ça puisse être réciproque. Enfin, ça, c'est si tu ressens quelque chose et que t'as pas juste envie de te faire une fille pas trop vilaine. »

C'était à peine si j'arrivais à mettre des mots sur mes craintes. Parce que maintenant que je les formulais à voix haute, que je cessais de les ignorer, j'en étais malade d'angoisse.

« Je t'aime, mais je veux pas d'une relation qui sera finie dans une semaine ou dans un mois. Je veux pas que dans quinze jours tu te dises que, finalement, je suis pas si bien que ça. »

Que finalement, tu en préfères une autre. Et que tu t'en ailles, en me laissant là avec mon coeur en vrac et de nouveaux rêves à jeter à la poubelle.
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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 38
Serdaigle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:06

Maximilian écoutait Meredith en penchant légèrement la tête sur le côté, l'air terriblement sérieux. Il la laissa parler jusqu'au bout, il avait bien compris qu'il fallait qu'elle vide l'abcès. Ses explications lui permirent aussi de remettre les choses dans leur contexte. Si elle ne le transportait pas de joie, il était satisfait de cette réponse.
Il lui fallait maintenant répondre et se montrer à la hauteur. Surtout qu'elle venait de lui avouer qu'elle l'aimait ! Il l'avait deviné, puis en avait douté, avait essayé de s'y préparer mais en l'entendant formulé à haute voix, il avait bien failli en trébucher.
 
- Et comment j'aurais pu le savoir moi ? Je ne suis pas dans ta tête et j'ai pas le profil du gars au courant de tous les ragots.
 
Le jeune homme offrit son épaule quand la demoiselle avait baissé la tête et il passa les doigts dans ses longs cheveux couleur de sang.
 
- En plus, tu crois vraiment que je suis le genre de garçon à essayer de "se taper des filles" ? Non mais regarde ma gueule ! Ok, visiblement pour toi ça ne change rien, mais sache que tu es bien la première. On me grefferait un visage d'elfe de maison que j'aurais plus de chance de plaire ! La seule fille qui m'ait jamais embrassé l'a fait parce qu'elle avait perdu un pari.
 
Il n'avait aucune expérience, aucun point de repère et déjà une lourde responsabilité tombait sur ses épaules.
 
- Je t'aime Meredith. Mais je n'ai jamais été en couple, je ne sais pas ce que je suis censé faire… Même si j'ai ma petite idée sur le sujet.
 
Le Serdaigle prit le menton de la Poufsouffle entre deux doigts et lui fit relever la tête avant de lui imposer un nouveau baiser. Cette fois encore le goût de ses lèvres enflamma son estomac et il chercha à l'éteindre en buvant sa salive jusqu'à ce que le souffle lui manque.
 
- C'est stupide j'imagine mais si j'essaie de rester rationnel, en bon élève à la cravate bleue, je crois que je ne peux rien te promettre sans risquer de te mentir. Il enchaina sans lui laisser le temps de protester. Mais il y a les faits et ils sont très clairs : je t'aime, je suis bien avec toi… Tu ne m'as jamais regardé comme un monstre alors que je t'ai provoquée, plusieurs fois. Tu as accepté de passer du temps avec moi, de me montrer ton univers, on a rit. Alors objectivement, je crois qu'on par sur de bonnes bases.
 
Il la souleva par les cuisses et l'assit sur une table. Ainsi, elle était juste à la bonne hauteur.
 
- Et puis il y a autre chose de moins concret mais… Il se trouve que ça fait 5 bonnes minutes que ma cicatrice ne me fait plus un mal de chien. C'est encourageant non ?
 
Il la serra dans ses bras et posa son menton contre son épaule droite. Il inspira profondément pour profiter du parfum de ses cheveux de feu. Elle put le sentir sourire contre sa joue quand il glissa à son oreille.
 
- Pas trop vilaine… Carrément bonne ouais !
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:06

Je grimaçais quand Maximilian m’avoua que j’étais seulement la deuxième fille à l’embrasser, et la première à le faire de mon plein gré. Il n’avait jamais été avec personne, et moi je lui tombais dessus avec mes problèmes et mon historique chargé.

J’étais un peu crispée, mais ça ne m’empêcha pas de sourire quand il me dit qu’il m’aimait. Je le laissais me faire relever la tête, et je sentis mes muscles se décontracter tandis que je répondais à son baiser enflammé et que mes mains venaient se poser sur ses côtes que je caressais de mes pouces.

Je voulus protester quand Maxou déclara ne pouvoir rien me promettre sans risquer de me mentir, mais je n’en eus pas le temps. Et c’était tant mieux. Parce qu’honnêtement on ne m’avait encore jamais dit quelque chose dans ce genre. Je laissais échapper un petit cri de surprise quand il me souleva, et je me cramponnais à sa taille jusqu’à ce qu’il me pose sur une table. Je fronçais légèrement les sourcils, intriguée, puis me mit à sourire quand il me dit que sa cicatrice ne lui faisait plus mal.

« C’est génial! »

M’exclamais-je, avant de frissonner quand il me serra contre lui. Inspirant longuement, je fermais un instant les yeux pour tenter de me calmer. C’était parfaitement innocent, mais de l’avoir installé entre mes cuisses... Arg, quoi. Je laissais échapper un rire à sa remarque et l’embrassais dans le cou, alors que je songeais que je ne pouvais quand même pas lui sauter dessus! On se connaissait certes depuis un mois environ, mais on ne s’était mis ensemble qu’aujourd’hui! D’habitude ce n’était pas ça qui m’arrêtait. Sauf que d’habitude, mon partenaire n’était pas puceau, et que cette fois-ci je ne voulais pas me précipiter, vu ce que ça m’avait réussi jusque là...

« Maxou... Si tu pouvais t’écarter d’un centimètre ou deux, ça serait vraiment parfait. »

Un prétexte, vite, un prétexte!

« J’peux pas écarter les jambes comme ça sans que mon collant m’explose les cuisses. »

Et en plus, c’était vrai. Le seul truc, c’est que ça m’était égal du moment qu’il était près de moi.
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:06

Maximilian obéit immédiatement à la demande de Meredith, sans se poser l'ombre d'une question.
 
- Désolé ! C'était pas intentionnel.
 
Plutôt que de rester à une distance bâtarde, ni collé à elle, ni séparé, il s'assit à côté d'elle, à sa gauche pour qu'elle voit son meilleur profil et passa son bras autour de ses épaules.
 
- Va falloir penser à mettre des bas, ça épargnera tes cuisses. Et avec une taille fine comme la tienne, tu dois même pouvoir envisager les jarretelles sans avoir le moindre problème de respiration.
 
Il n'exprimait pas là une quelconque perversité, pas plus qu'un désir le la voir porter de la lingerie élaborée pour lui, C'était simplement un avis pragmatique à la problématique qu'elle venait de soulever.
Son regard se perdit sur quelque point du mur d'en face. Il se sentait un peu bête car il n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire. Mais au lieu de laisser le silence s'installer, il décida d'assumer son inexpérience.
 
- Bon, les câlins c'est ok, les baisers aussi… Mais je suis sensé faire quoi après exactement ? Parce que bon, t'inviter à grignoter un morceau, c'est déjà dans nos mœurs et les ballades dans le parc aussi. Avec un léger accent sur le jardinage je te l'accorde. Bref, j'ai besoin d'un guide là.
 
Une autre pensée commençait à se former lentement dans un recoin obscur de sa tête : accepterait-elle de s'afficher en public avec lui ? Parce qu'elle ait su voir la personne derrière la cicatrice et qu'elle l'apprécie était une chose mais être capable de se montrer au bras d'un monstre de foire, comme il se voyait en tout cas, en était une autre. Mais cette pensée n'était encore qu'à l'état embryonnaire, il lui faudrait un peu de temps pour grandir et importuner le jeune homme.
Il passa sa main dans le dos de la demoiselle et la laissa glisser sur l'étoffe de sa chemise, caressa ses côtes avant se s'arrêter quand ses doigts rencontrèrent l'armature de son soutien-gorge. Il posa alors les yeux sur sa poitrine, sans pudeur ni perversion, et en admira les courbes harmonieuses.
 
- Je reformule une nouvelle fois. Murmura-t-il avec son inimitable sourire en coin. Tu n'es pas bonne… Tu es belle.
 
Après tout, la préfète aux cheveux couleur de sang méritait mieux qu'un pseudo-qualificatif de racaille des cités dégénéré.
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:07

C’était étrange pour moi de constater à quel point mon bras s’était naturellement logé autour de la taille de Maximilian quand il était venu s’asseoir à côté de moi.

« J’y penserais la prochaine fois que j’irais à Pré-au-Lard! Tu n’auras qu’à venir avec moi et m’aider à choisir. »

Fis-je, un peu étonnée qu’il n’aie pas eut l’air plus intéressé par l’idée de me faire porter de la lingerie. Le pauvre ne devait pas encore réaliser à quoi il s’exposait, et un sourire amusé étira mes lèvres en songeant que je serais ravie de lui montrer. Frottant doucement son dos, j’écoutais sa question et, plissant le nez, je fis mine de réfléchir intensément.

« Eh bien... Je suppose que nous avons trois options. Soit on prend une de nos occupations habituelles, mais avec des câlins et des baisers en bonus. Soit on reste ici pour roucouler peinards. Ou sinon on peut aller étaler notre bonheur à la face du monde. »

Proposais-je, alors que je laissais ma main reposer contre le bas de son dos pour ne pas le déconcentrer. J’étais sur le point de lui demander quelle était l’option qu’il préférait lorsque je sentis sa main glisser le long de mes côtes jusqu’à mon soutien-gorge. Un instant, je songeais qu’il devait vouloir le retirer, puis je me giflais mentalement. Il ne devait juste pas savoir où un soutien-gorge se plaçait exactement.

« Tu n’es pas mal non plus... »

Répliquais-je avec un grand sourire, avant de me pencher pour l’embrasser, brièvement, juste pour le plaisir de sentir ses lèvres contre les miennes

« Alors, que veux-tu faire, mon biquet? »

J’avais volontairement choisi un surnom absolument ridicule, et je ne résistais pas longtemps à l’envie de rire.

« Je suis désolée, c’est horrible comme surnom, je le ferais plus! »

M’exclamais-je, tout en m’essuyant les yeux, avant de revenir me blottir contre mon tout nouveau petit ami.
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:07

Maximilian sentait qu'il s'acclimaterait bien à cette nouvelle situation, Meredith semblait décidée à le guider pas à pas sans brûler d'étape. Son visage vira immédiatement un carmin quand elle émit l'idée qu'il pourrait l'aider à choisir de la lingerie et en même temps il ressentit comme une crampe au bas ventre.
 
- J'imagine que c'est une idée… Mais ce n'est pas le genre de chose qu'on fait normalement avec une bonne copine ?
 
Il comprendrait bien vite les tenants et les aboutissants de la chose et pourquoi la réponse à se question était "non" mais pour l'instant, il payait encore le prix de son inexpérience.
Puis, sa gêne masculine laissa place à une franche surprise quand elle évoqua les diverses possibilités qui s'offraient à eux. Surprise encore accentuée quand elle le complimenta sur sa beauté. Quelque chose en lui était réfractaire à l'idée que l'on puisse le trouver beau.
 
- Non mais tu te fiches de moi ? Demanda-t-il avec une pointe involontaire d'agressivité. Comment tu pourrais être fière d'apparaître au bras de… ça !
 
Le jeune homme agita sa main devant la moitié gauche de son visage pour illustrer son propos. La confusion régnait dans son esprit, d'une part il ne comprenait pas comment la demoiselle pouvait être aussi tolérante mais d'autre part il en était extrêmement flatté. Il comprenait qu'elle l'aimait mais était persuadé, jusque là, qu'il devrait rester dans son ombre.
 
- Désolé, mes mauvais côtés ressortent quand je suis déstabilisé… Et là j'avoue que c'est toute ma conception du monde qui vacille.
 
Mon biquet, mon BIQUET ! Ce surnom lui hérissa le poil et lui fit faire une moue indescriptible entre le jeune amoureux, le rire aux éclats et le dégout sincère.
 
- T'es sérieuse là ? T'aurais pas pu trouver pire comme petit nom d'amoureux ? Je crois que je préfèrerais encore que tu me traitre de fantôme de l'opéra ou de fils de pute.
 
Il était vrai qu'il savait encaisser les insultes et les moqueries. Les mots d'amoureux en revanche, ce n'était pas vraiment son fort.
Il répondit à ses caresses avec une tendresse que personne d'autre qu'elle ne pouvait imaginer, pas même Evelyn. Il laissa ses mains glisser dans son dos et s'arrêta en sentant l'élastique de sa culotte sous sa jupe. Il ne put s'empêcher de penser que c'était une frontière bien pratique et sourit doucement contre sa joue.
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:08

« Pas forcément, non. »

Répondis-je à sa question, tout en songeant avec un petit sourire qu’il trouverait vite de l’intérêt pour ce genre de petites séances de shopping. Néanmoins, je passais rapidement à une moue contrariée quand Maximilian commença à s’énerver.

« Tu insinues quoi, là? Que j’ai des goûts de chiotte? »

Répliquais-je aussitôt, avec la même agressivité que lui. L’agacement m’avait fait serrer les dents. Comment pouvait-il imaginer que je voudrais le cacher? Je me détendis néanmoins quand il s’excusa, et déposais un baiser sur sa joue avant de rire franchement à sa tirade sur les petits noms.

« Ah oui? Tu préfèrerais donc que je t’appelle mon connard adoré? »

Fis-je, alors que mes doigts venaient gentiment gratter ses côtes pour ne pas chatouiller trop fort et le faire dégringoler de la table. Malgré la vulgarité de mes paroles, il n’y avait pas la moindre insulte là-dedans. Juste une volonté de le taquiner.

Je sentis mon ventre se contracter involontairement quand la main de Maximilian glissa dans mon dos, jusque sous ma jupe. En le sentant sourire, j’en vins à me demander s’il se rendait compte de ce qu’il faisait. Et je n’arrivais pas à décider. En revanche, ce que je savais, c’est que cet imbécile me demandait de faire preuve d’un sang-froid que je ne pensais pas posséder.

« Maxou? »

Appelais-je, pour attirer son attention, avant de me lancer.

« J’aimerais que tu évites de mettre ta main sous ma jupe, s’il te plaît. »

Parce que sinon, je te plaque sur cette table et je te viole. Sur cette pensée, je me penchais pour l’embrasser à nouveau et glissais une main sur sa nuque que je caressais, ébouriffant un peu ses cheveux au passage. Et, après l’avoir relâché, je décidais de changer de sujet de conversation.

« Je comptais aller à Pré-au-Lard ce week-end, tu m’accompagneras? Je ferais rempart entre toi et le sol de Honeydukes, puis on pourrait aller boire une bièraubeurre aux Trois Balais, qu’est-ce que tu en penses? »

Et, s’il se sentait motivé, on ferait un détour rapide pour m’acheter des bas. A moins qu’il ne m’en reste dans un tiroir à la maison? J’en avais eut une paire, j’en étais certaine, mais ce qu’elle était devenue... Il faudrait que j’envoie un courrier à ma mère.
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:08

Maximilian resta interdit un moment quand Meredith lui répliqua du tac-au-tac de lui confirmer qu'elle avait des "goût de chiotte". Une part de lui était bien tentée de lui répondre que oui, s'amouracher d'un handicapé défiguré avec des crises de migraine à s'en taper la tête contre les murs et un caractère de sanglier c'était vraiment vivre dangereusement mais tout le reste de son être ressentait un mélange de soulagement et de fierté en réalisant que même lui avait droit à l'Amour.
 
- C'est pas ça… Tu fais preuve d'une tolérance et d'une… Clairvoyance ? Aux quelles je ne suis pas habitué. Et en plus tu aimes ce que tu vois alors, pour moi c'est un peu double choc surprise !
 
Il sourit de nouveau quand elle évoqua la possibilité de lui donner un surnom qui soit une passerelle improbable entre un mot d'amour et une insulte.
 
- Ouais, je crois qu'on tient un truc avec connard chéri. On doit même pouvoir pousser le concept un peu plus loin… Genre les gens croient qu'on s'insulte mais en fait on roucoule… Et puis comme ça à force j'aurais l'impression que tout le monde m'aime bien. Il se frotta le menton, en pleine réflexion. Ouais mais il faudrait toujours un truc pour quand on aurait vraiment envie de se pourrir, ça va être compliqué… Laisse tomber.
 
Le concept était pourtant tellement saugrenu qu'il avait toutes les chances de fonctionner.
La préfète captura soudain le regard du jeune homme lui intima de retirer sa main trop entreprenante de là où elle était, ce qu'il fit sans se faire prier car il ne savait plus trop s'il voyait de l'amour ou de la colère dans ses yeux de miel.
 
- Oups, désolé… Couina-t-il, sincère. J'imagine qu'il faut que je prenne mes marques. C'est que ce territoire est inexploré donc forcément non balisé, j'ai intérêt à vite apprendre à le connaître si je ne veux pas me perdre.
 
Il retrouvait le sourire tout en parlant et décida pour lui-même qu'il serait plus sage de se contenter de vues aériennes dans un premier temps.
Les mains croisées dans le dos comme un enfant sage, il écouta la proposition de sa toute nouvelle petite amie.
 
- Me rendre à Pré-au-Lard avec toi ? Bien sûr ! Je comptais y aller aussi, ça serait trop bête de faire ça chacun dans son coin. Surtout qu'on pourra se tenir chaud comme ça.
 
Le Serdaigle se releva, prit son amour de Poufsouffle par le bras et son courage à deux mains : Si elle souhaitait être vue à son bras, elle serait exaucée. Ça ne serait pas facile pour lui, il aurait surement envie de mordre tous ceux qui leur adresseraient un regard mais il serrerait les dents, pour elle.
 
- Et si on allait voir notre petit jardin aromatique dans le parc ?
 
Quitte à commencer, autant y aller franchement !
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:09

J'avais été tentée de répondre à Maximilian qu'il en fallait bien quelques-uns qui soient moins cons que les autres, quand il avait évoqué ma supposée clairvoyance, mais je m'étais abstenue parce que ça m'avait paru terriblement présomptueux. Puis, quand il avait déballé son concept de surnoms, j'avais rit à nouveau. C'était stupide, ridicule, mais j'adorais l'idée.

« Je crois qu'avec nos caractères de cochons, on se rendra vite compte de quand c'est du surnom mignon et de quand c'est pour se pourrir l'un l'autre. Et au pire, on a qu'à définir quelles insultes on utilise en surnoms, j'aime bien cette idée. »

Je fus évidemment soulagée qu'il retire sa main, mais de le voir croiser les bras dans le dos me pinça le coeur. Je secouais légèrement la tête, comme pour balayer ses excuses, et me saisit délicatement de sa main pour la reposer dans mon dos.

« Je ne t'ai pas demandé de ne pas me toucher, juste de ne pas passer sous mes vêtements... Parce que sinon je vais te manger tout cru. »

Bon, voilà, au moins il était averti et s'il persistait je saurais comment le prendre. Je me relevais juste après Maxou, et fis mine de réfléchir à sa proposition, pendant que je réfléchissais vite fait à une petite vengeance. Dégageant mon bras du sien, je glissais ma main à l'arrière de sa tête et le poussais sans le moindre ménagement contre le mur le plus proche.

« Ce sera volontiers, mais d'abord... Je venge mon dos! »

Je lui fis quelques chatouilles aux côtes, pour la forme, avant de l'embrasser, ma main libre remontant jusqu'à son épaule à laquelle je m'accrochais. Puis, j’appuyais mon front contre son cou, ma mâchoire reposant contre sa clavicule, et je le serrais contre moi. Je n’avais pas tellement envie de sortir de cette classe.

« Deux minutes, avant qu’on aille affronter le reste du monde. »

Le reste du monde ne m’était pas forcément hostile, notamment parce qu’Achéron en faisait partie, ainsi que les quelques personnes auxquelles je m’étais liée, mais il l’était aux yeux de Maximilian. Et maintenant, c’était à moi de lui montrer qu’on pouvait ne pas se mettre le monde entier à dos (et ça, même si j’étais douée pour m’attirer des ennuis).
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:09

Maximilian laissa Meredith replacer sa main à sa guise et rajusta sa prise. Le contact était électrisant même s'il prenait la menace de se faire "manger tout cru" parfaitement au sérieux. En effet, il ne se sentait pas de déclencher des évènements auxquels il ne s'était pas du tout préparé et qu'il n'assumerait pas forcément.
Elle se leva à son tour et ils allaient sortir de la pièce quand soudain elle le poussa contre un mur comme il avait fait avec elle quelques minutes plus tôt. Le choc lui sembla rude mais il n'en ressentit aucune douleur. Il répondit à son baiser avec ardeur, allant parfois jusqu'à bloquer sa langue fine entre ses dents pour profiter de son goût épicé. Comme elle se serrait contre lui, il l'enlaça et la serra à son tour mais ne chercha pas à se dégager, intimement persuadé que le mur était la seule chose qui les empêchait de tomber à la renverse. Son désir de rester encore un peu seule avec lui l'attendrit.
 
- 2 minutes ou 2 heures, c'est pareil pour moi tu sais… D'un côté ça sera toujours trop court et d'un autre je vais finir par avoir faim. Et avec tes fichus cheveux au caramel là, je risque bien de te bouffer !
 
Le jeune homme dévoila ses dents à sa petite amie et les fit claquer gentiment sur son nez pour mettre une image sur ses mots. Un petit coup de langue sur sa peau au passage et son cerveau était de nouveau en feu. Il se frotta la joue contre le sommet de sa tête, semblable à un chat.
Apaisé, il repensa à la sortie à Pré-au-Lard et son sourire de travers s'étira au maximum.
 
- Et si on passait tout le weekend au village ? Je veux dire, les Trois Balais, c'est bien une auberge ? Alors tu vois le truc : promenade, soirée cheminée, petit dej' au lit… Suffit de bien rester à jour toute la semaine pour pas avoir trois tonnes de devoirs et on est bons.
 
Il n'était pas vraiment un grand romantique à la base et ne le serait jamais mais cette première expérience le rendait euphorique. A tel point qu'il n'avait même pas d'arrière pensée en faisant sa proposition.
 
- Tu en penses quoi ? Demanda-t-il avec le sourire. Et sinon, pour sortir d'ici, c'est quand tu veux, je te suis. D'ailleurs j'ai intérêt à être obéissant sinon tu pourrais me retirer des points, miss la préfète.
 
Il lui adressa un clin d'œil malicieux.
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:10

Je ricanais quand Maximilian m’expliqua qu’il risquait de me bouffer, avant de laisser échapper un couinement de surprise quand il me mordit le bout du nez. Ca n’avait absolument pas été douloureux, il y avait très certainement fait attention, mais à aucun moment je ne m’étais attendue à ça, pas plus qu’au coup de langue qui avait suivi ou qu’à son imitation de chat que je trouvais parfaitement craquante.

« Hm... Je ne suis pas certaine que ça soie autorisé, mais... C’est d’accord! »

Après tout, ce n’était pas comme si les allées et venues au village étaient vraiment surveillées pour les cinquièmes et sixièmes années. Il suffirait de se faire discrets au moment de rentrer et tout irait pour le mieux. D’autant plus qu’une offre pareille ne se refusait pas. J’adorais vivre à Poudlard, mais il fallait bien avouer que ce n’était pas le lieu le plus propice aux amoureux, quoiqu’il existe quelques coins bien commodes.

Je souris à Maximilian quand il me fit un clin d’oeil, et je l’embrassais encore une fois. C’était lui qui avait raison : qu’on sorte maintenant ou dans deux heures, ça paraîtrait toujours trop court. Alors pourquoi ne pas y aller maintenant? Ca ne nous laisserait que plus de temps pour nous livrer à nos activités habituelles, ce qui devrait lui permettre de s’habituer à sa nouvelle condition de petit ami. Et un peu moins de proximité ne me ferait pas de tort.

« Je suggère un rapide passage aux cuisines pour emporter quelques trucs à grignoter. Ce serait dommage que tu me broutes les cheveux, connard. »

Un clin d’oeil ponctua ma tirade, et je profitais de la porte fermée pour lui voler un dernier baiser. Je ne savais pas à quel point il désirerait s’afficher, ou pas, avec moi. Alors, dans un premier temps, je préférais éviter de l’embrasser en public, le temps qu’il sache ce qu’il veut.
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:10

- En avant ! Garce !
 
Maximilian se laissa guider sans rechigner jusqu'à l'extérieur de la salle de classe vide et tout se passa très bien jusqu'à ce qu'ils croisent d'autres élèves. Son visage n'en laissa rien paraître mais Meredith s'était forcément rendue compte que sa main s'était crispée dans la sienne. Que les autres le jugent, il avait fini par en prendre son parti mais qu'ils la jugent elle, parce qu'elle était avec lui, ça il n'y était absolument pas préparé et ça lui faisait peur. Il essayait néanmoins de prendre sur lui, pour ne pas la mettre mal à l'aise.
Une fois arrivés dans les cuisines, il se remplit les poches de divers petits fours, ayant dans l'idée que s'il voulait tester leurs herbes aromatiques, ça serait plus facile sur du salé.
 
- Voilà, paré pour l'action ma belle !
 
Il ne put s'empêcher de souffler un grand coup. Pourtant il ne pouvait nier ressentir une certaine fierté en déambulant dans les couloirs en la tenant par la main. Mais son appréhension restait forte.
Ce n'est qu'une fois à l'extérieur et à peu près loin de tout qu'il réussit tout à fait à se détendre.
 
- Désolé, c'est tellement nouveau…
 
Le jeune homme ne continua pas ses explications, il préféra la regarder tout en jardinant. De temps à autre, il venait se presser contre l'épaule de sa petite amie en prenant garde à ne pas la renverser. Il riait pour un rien et mettait du cœur à l'ouvrage, lui volant un baiser chaque fois que leurs nez avaient la bonne idée de se frôler.
Quand vint l'heure de la pause, il pris un mouchoir et s'en entoura la main pour ne pas mettre de la terre sur sa réserve de petits fours.
 
- Tu crois que le thym et l'estragon ont assez poussé pour être comestibles ?
 
Il était impatient de goûter aux fruits de leur travail. Enfin, surtout celui de sa compagne à vrai dire, tant elle devait corriger ses erreur et repasser derrière lui. Il mettait cependant un point d'honneur à progresser le plus rapidement possible.
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MessageSujet: Re: La fureur du volcan [Maximilian]   Mer 20 Mai - 11:11

Je ricanais quand Maximilian m’appela garce et le tirais à l’extérieur, sans lâcher sa main un seul instant. On nous avait lancé des regards, évidemment, mais ses doigts crispés sur les miens m’aidaient à les ignorer. Et, à vrai dire, j’y accordais moins d’importance que ce que j’aurais cru. Je l’avais lui, et c’était tout ce qui comptait.

Aux cuisines, je chipais quelques douceurs que je dévorais sur place, tout en en fourrant d’autres dans mon sac, et l’observais faire le plein de petites choses salées, tout en me demandant ce qu’il comptait en faire.

« Alors on y va! »

Fis-je, en sautant de la table où je m’étais installée, avant de lui reprendre la main pour qu’on continue notre route. Une fois dehors, je le sentis se détendre et ma seule réponse à ses excuses fut un petit coup d’épaule. Je jardinais près d’une heure avec lui, même s’il passait plus de temps à m’embêter qu’à vraiment s’occuper des plantes. Mais ça m’était égal, j’étais heureuse comme ça.

« Oui oui, les plantes sont comestibles dès le début! Il faut juste ne pas en prendre trop pour ne pas épuiser le plant quand il est encore petit. »

Alors qu’il s’enroulait la main dans un mouchoir, je me relevais quelques instants pour m’étirer avant de m’installer à côté de lui. Puis, pendant qu’il mangeait, je lui expliquais que la prochaine étape serait de les tailler quand ça aurait poussé, et qu’avec les petits bouts on pourrait faire pousser de nouvelles plantes si ça nous chantait.

« Je suis bien avec toi, salopard. »

Fis-je, tout en me blottissant contre lui, ma tête reposant contre son épaule. Si on ne voulait pas rater le dîner, il ne faudrait pas qu’on tarde à rentrer, mais ça m’était égal. On aurait plein d’autres moments comme celui-ci.
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