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 Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]

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ϟ parchemins : 96 ϟ Gallions : 244 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : bois d'if, crin de sombral, 34.6cm, souple ϟ Sang : mêlé (mais de deux parents sorciers) ϟ Année d'étude : 6ième Age : 37
Préfet Gryffondor • Sixième année ─
MessageSujet: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Sam 4 Avr - 14:14

Achéron s'accorda une pause en s'asseyant sur le muret qui entourait le petit jardin de la cours intérieure. C'était une journée marathon ce jour-là : il avait beaucoup de cours, des devoirs et un rendez-vous programmé avec Davan O'Meara. Bref, une journée où il aurait volontiers piqué le retourneur de temps d'Hermione Granger s'il avait su qu'on lui en avait confié un. Et encore, il avait eu de la chance dans son malheur car les devoirs furent faits en bien moins de temps que ce qu'il avait estimé. Il bénéficiait donc d'un peu de temps pour relire la partition qu'il avait choisi.
Tout en lisant, il retraçait dans l'air les gestes qu'il devrait plaquer sur le manche de sa guitare pour produire les bonnes notes.
Il tendit l'oreille en entendant une voix claire et enjouée qui ne lui était pas inconnue, il eut un petit sourire, c'était le moment Idéal pour croiser cette personne : Hippolyte Vuillard.

- Hello Hippo', comment vas-tu ? Lança-t-il amicalement quand ils se croisèrent.

Le jeune homme leva les yeux et la chevelure bleu qu'il avait sous le nez confirma qu'il ne c'était pas trompé. Son sourire s'élargit. En effet, l'élève de Poufsouffle avait toujours un avis pour le moins inédit sur les gens et les relations qui les unissaient. Par conséquent, son avis avait une certaine importance pour le Gryffondor, surtout quand il s'agissait d'une situation inédite ou spéciale. Malheureusement leurs emplois du temps respectifs ne leur permettaient pas de se croiser aussi souvent qu'il l'aurait voulu.

- ça fait un bail mon petit poulet. J'espère que tu as pleins de choses sympa à me raconter, ça éclairerait ma journée de fou… qui n'est pas tout à fait finie d'ailleurs mais je m'égare.

Il aurait voulu se mordre la langue. Comment pouvait-il avoir toujours un débit pareil ? Il était comme ça tout simplement, gentil, maladroit et horriblement volubile. Enfin, personne ne s'était jamais plein de migraine non plus après son passage, c'était un signe encourageant. Il n'avait plus qu'à espérer qu'Hippolyte ait un peu de temps à lui accorder.


(ok, c'est juste trop dur de garder le genre neutre tout du long, pour les prochains messages, je renonce)
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ϟ parchemins : 108 ϟ Gallions : 137 ϟ Âge : 15 ans ϟ Sang : moldu ϟ Année d'étude : cinquième année ϟ Emploi : ébène, crin de sombral, 31,08cm, rigide

Poufsouffle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Dim 5 Avr - 12:13

J'suis sortie d'puis quelques instants d'ma salle commune, déjà, quand j'me rends compte que j'ai oublié le plus important. Un bon bouquin pour les moments longs d'la journée. Comment t'nir sans un livre dans son sac, quand on sait qu'on a his'toire de la magie, deux – longues – heures de suite. C'est intéressant, l'his'toire d'la magie. Mais dans les livres. Pas racontée par l'professeur Binns qui, quoiqu'sûrement très sympathique, n'est bon qu'à endormir son auditoire. Donc, profiter de ses cours pour faire aut' chose, c'est s'laisser l'temps plus tard de faire vraiment c'que l'programme sous-entend.

Bon, donc, courir jusqu'au dortoir, bousculer peut-être une ou deux personnes en ch'min (qu'est-ce qu'ils font là, faut dire, d'v'raient d'jà être sortis). Entrer, faire tombe deux ou trois piles de bouquins au bord d'mon lit. J'en ai p't-être un peu trop. Peut-être. C'pas à moi d'en juger. Puis bon, s'agirait pas d'manquer, en plus de ça. J'hésite. Entre deux ou trois. Ou quatre. Bon, j'attrape les quatre et les glisse dans mon sac. Si j'en prend qu'un, j'vais r'gretter ensuite, c'est sûr. Aller. Plus que sept heures de cours et la journée s'ra finie. Courage ! Courage...

Et c'est long, sept heures. C'est pas qu'j'suis une élève inattentive, non, loin d'là : je mets même un point d'honneur à écouter, en cours, parc'que je sais très bien qu'en tant que née-moldue, j'dois en faire plus que les autres pour être considérée d'la même manière. Ô joie ! Bon, et puis, s'agit d'être honnête : la plupart du temps, c'est rien qu'tout à fait passionnant. Ca fait cinq ans, maint'nant, qu'j'ai découvert l'existence du monde magique, et j'm'en suis pas encore remise : tout est absolument fascinant. Et l'mercredi est une bonne journée, en plus de ça. Une journée avec Potions et Métamorphose ne peut qu'être une bonne journée, de toute façon, quoiqu'sensiblement épuisante. Mais tant pis. Et finir vers dix-sept heures laisse un peu d'temps pour aller trainer dans l'parc. C'est chouette.

Mais ça reste long.

***

Fini ! Enfin ! Passionant, oui, mais éreintant, surtout. Je crois qu'ma magie s'est mise à bouillonner vers quinze heures, la fourbe. J'ai besoin, clairement, de repos. Et quoi de mieux que l'soleil qui frappe encore sur l'parc pour ça, je vous l'demande.

Je vagabonde quelques minutes, et j'cours un instant, pour profiter du vent dans mes ch'veux. J'dois paraître un peu bizarre. Mais rien qu'un peu. Pi' c'pas comme si j'avais pas vraiment l'habitude, hein. Une place à l'écart des p'tits groupes qui commencent à un peu trop envahir la p'louse. S'asseoir, fermer les yeux. C'que c'est agréable, par le slip de tonton Merlin ! Rien qu'du vert, et l'herbe qui coule sous les doigts. Ça chatouille un peu. Une chanson ! C'pas que j'chante ben, mais c'pas non plus comme si y'avait grand monde pour entendre quoiqu'ce soit. Un p'tit peu d'Renaud, c'est français, et ça sonne chouette à l'oreille.

Un bruit, pas loin d'mon oreille. J'rouvre les yeux, et j'me lève pour j'ter un œil, quand voir Ach' émerger d'derrière quelques buissons qui m'cachaient d'la vue d'l'ensemble du monde. J'lâche un grand sourire. Ce gars est adorable, il en faudrait plus des comme lui. Être avec lui, c'toujours passer un bon moment, sans quelconque prise de tête. Il est juste enjoué, simplement, et il sait écouter les autres. C't'agréable, faut dire.

« Coucou Ach, c'va très bien, et toi donc ? » Grand sourire qui étire les deux joues. J'me rassois contre mon arbre et j'tapote la place vide à côté d'moi pour qu'il vienne s'y asseoir aussi. « Ben ces derniers temps, pas grand chose ! Les cours m'épuisent, mais ça reste bien cool, j'vais pas m'plaindre. » Pas d'connerie notable ces derniers jours. Ca te manque un peu d'ailleurs. Va s'agir de mettre Bill sur l'coup, histoire de s'amuser un peu. Faudrait quand même pas qu'la vie s'mette à dev'nir morne, quand même.

« Et toi donc ? Tu m'as l'air comme épuisé, et t'as un sourire niais tel que j't'en ai pas vu d'puis la fois où McGo t'as dit qu'ta cravate était parfaitement assortie à tes ch'veux ! Que m'caches-tu donc que je devrais savoir ? »

Il m'l'aurait dit sans qu'j'lui d'mande, je l'sais bien, parce qu'Achéron, c't'un gars qui parle de trop, tout l'temps, mais à lui d'mander, ça montre que ça m'intéresse. Parce que ça m'intéresse. J'aime voir les gens heureux, et plus encore, j'aime savoir pourquoi ils le sont. Ca m'rend joviale, c'plus fort que moi ! Bref. Renaud m'tourne dans la tête, et j'crois bien qu'j'suis heureuse, à c't'instant exactement. Prête tout à fit à entendre une histoire qui suffit à rendre Ach' béat. Comme un môme de cinq ans d'vant un vélo tout neuf. C't'assez drôle.
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Préfet Gryffondor • Sixième année ─
MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Dim 5 Avr - 13:45

Achéron ne pouvait espérer un meilleur accueil, il aurait même serré le poing en étouffant un petit "yes !" triomphant s'il n'avait pas eu les deux mains prises depuis qu'il s'était relevé : la guitare d'un côté, son sac de cours de l'autre. Ni une, ni deux, il vint s'installer à côté d'Hippolyte.

- Moi ça roule. Commença-t-il en appuyant sa tête contre l'écorce de l'arbre. Tu m'étonnes que les cours c'est épuisant, chui rarement mécontent que ça s'arrête.

Il ne faisait pas d'effort particulier pour cacher quoi que ce soit à ses proches mais il était toujours surpris de constater à quel point il était facile de le percer à jour. Il ne s'en formalisait pas outre mesure de toute façon, il aimait qu'on le connaisse et qu'on l'apprécie pour ce qu'il était vraiment, les personnalités de façade, ce n'était pas son truc. Ou plutôt, il se les réservait à lui-même.

- C'est vrai, je suis crevé parce que je dors deux heures de moins par jour depuis une semaine. Je fais ça pour réviser mes partitions de guitare et réviser ma mythologie.

Il commençait déjà à partir dans ses pensées mais avait encore les pieds bien sur terre.

- C'est parti d'un truc bizarre en fait, j't'explique : J'ai rencontré une jolie blonde dans l'parc le deuxième jour d'école. On discutait pénard quand v'là qu'elle me lance un défi : Elle veut savoir combien de temps j'vais tenir à lui jouer un nouveau morceau de musique et à lui raconter de nouvelles histoires à chacune de nos rencontres. Tu la connais p-être, Elle s'appelle Davan O'Meara et elle est à Serpentard.

Et voilà, il n'avait pas fallu trois minutes au jeune homme pour tout déballer. En plus, il avait commencé à prendre les tics de langages de son interlocutrice. Ce qui était néanmoins le signe qu'il se sentait bien en sa compagnie.

- Bref, j'en ai causé avec Bubulle et elle trouve que ça r'semble à un piège et qu'j'aurais pas dû accepter cash comme je l'ai fait. Et comm' j'aime bien avoir plusieurs avis, j'me suis dit que j'pouvais t'en toucher deux mots parce que t'as toujours un point d'vue 'achement différent sur les choses en général.

Il se pinça la lèvre inférieure.

- Putain, c'était quoi cette imitation, là ? Désolé, ça arrive quand je fais pas gaffe. Je voudrais pas que tu crois que je me moque, j'étais juste un peu ailleurs.

Le Gryffondor en profita pour reprendre son souffle et se concentrer un peu plus.

- Donc voilà, tu sais tout, c'est pas aussi croustillant que cette sombre histoire de cravate qui vire au noir charbon, je te l'accorde mais bon. Donc en gros, tu crois que je suis un gros pigeon ou ça va encore ?

Au moins comme ça, il serait vite fixé. Enfin… S'il réussissait à faire le point et à se débarrasser un instant de sa naïveté chronique, ce qui, connaissant le personnage, n'était pas gagné d'avance.
Il tourna la tête vers l'élève de Poufsouffle pour écouter sa réponse, un sourire distrait aux lèvres.
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ϟ parchemins : 108 ϟ Gallions : 137 ϟ Âge : 15 ans ϟ Sang : moldu ϟ Année d'étude : cinquième année ϟ Emploi : ébène, crin de sombral, 31,08cm, rigide

Poufsouffle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Dim 5 Avr - 18:03

J'crache un sourire à Acheron, un peu moqueur, p't-être, mais c'plus par principe qu'aut' chose. C'plus une preuve d'amour, finalement. J'me moque assez rarement ouvertement des gens qu'j'aime pas. Poufsouffle à tendance fourbe, c't'un état de fait. Les gens qu'j'aime pas, j'leur en veux, oui, mais vicieusement. J'm'arrange pour qu'ils ne le sachent pas trop vite, pour prolonger un peu l'bonheur de s'moquer d'eux. Avec Achéron, c'est tout à fait différent. C'plus un accord tacite entre nous. Queq'chose de mutuel au final. Parce qu'il s'embête pas pour s'foutre un peu d'moi quand l'occasion s'présente, le bonhomme.

J'aime bien comment ce gars s'dévoile. C't à dire qu'on sait ce qu'il veut dire à peu près dix minutes avant qu'il ne l'explicite tout à fait. J'sais pas vraiment s'il y fait gaffe ou non, mais il a comme une sorte de don pour dire à peu près tout c'qu'il pense, pas moins. Et orienter les conversations pour pouvoir dire ce qui lui tient à coeur. Une jolie preuve de confiance, finalement, j'trouve. C't'assez émouvant d'sa part.

Manque de sommeil, mythologie, guitare. C't'assez étonnant. Ca manque de lien logique, n'est-il pas ? Une jolie blonde. Damned, tout s'explique. Ca y est, j'ai envie d'lui pinçouiller les joues. Il a l'visage d'un môme qui vient d'trébucher sur un sachet plein d'bonbons. Môssieur Deathwalker qui découvre le grand amour, si c'est pas formidable. Parce que pour qu'il s'cantonne à apprendre des trucs par coeur soir après soir, c'est qu'dans sa tête, ça doit être assez sérieux, c'est pas l'genre à s'concentrer plus d'dix minutes de suite sur la même chose, sinon. J'crois.

Tiens, pas exemple, il s'met à m'imiter drôl'ment. C'que j'remarque à peine, parce qu'il faut, forcément, qu'il parle de Nebuula, et qu'moi qui m'trouvais bien aise d'êt' de bon conseil, il s'trouve que j'n'arrive en fait qu'après cette vieille mégère de Gryffondor. Saleté ! Qu'importe, le sujet n'est pas là. Outre le fait qu'elle soit particulièrement paranoïaque et - j'n'en doute pas un instant v'nant d'elle - qu'elle ait tendance à s'tromper dès qu'il s'agit d'aider les autres. C'est qu'elle sait d'jà pas s'aider soi-même.

« T'en fais pas pour ça, ça arrive souvent aux gens. Sont ben jaloux d'mon parler et tendent à bouffer un peu les mots comme moi. J'vais pas leur en vouloir pour ça ! » C'est qu'l'anglais est pas ma langue maternelle, et pour pas trop montrer qu'l'accent et moi, on s'entend pas des masses, j'préfère manger la moitié des mots et yaourter un peu. Tant qu'on s'comprend, c'est c'qui compte. « Une jolie blonde, tu dis ? Moi qui pensais qu'on s'marierait un jour, trist' déception ! C'est quiiiii ? » Comment ça, j'suis prévisible, moi aussi ?

Bon, avant tout avis plus ou moins avisé, s'agit d'remettre un ou deux points sur un ou deux i. Tout d'même. Plus par principe qu'aut' chose. « Ach', si j'peux t'donner un conseil, un seul dans ma vie, meilleur que tous les autres. Si y'en a qu'un qu'tu dois suivre, c'est çui-ci : n'écoute jamais, ja-mais, ce que Nebuula peut te dire. » Voilà qui est fait. C'est tout à fait gratuit, mais ça soulage. Elle est sûrement plus avisée que moi sur la question, mais j'm'en gausse un peu. Lui cracher d'sus détendrait le plus tendu des scrouts à pétard. Sourire colgate à un Ach' un peu déconfit. « J'plaisante, Ach', j'plaisante. Tu peux l'écouter. Mais l'vide de ta vie sentimentale ne me concernera alors pas ! »

Alors. Reprendre à zéro, pour ne rien oublier. « J'tendrais à dire que... – Attends, juste, une jolie blonde, tu dis ? Davan ? Mouais,  on a fait mieux. M'enfin. Elle est p't-être mieux de près qu'de loin – Oui, alors. Je disais. A ta tête d'ahuri, t'as l'ai d'lui accorder un p'tit peu d'importance, j'crois. Ce s'rait censé d'ma part de t'dire de faire attention – parce que j'te dis qu'elle est louche, elle cache queq'chose, s'tu veux mon avis –, mais comme j'suis pas, et qu'j'ai guère l'intention d'être, quelqu'un d'censé, j'aurais plus tendance à t'dire de sortir ta guitare, d'faire ton numéro d'poète vagabond manouche et d'foncer. » Ouais. J'crois. « T'es grand, après tout. »

Il est mignon, à hésiter comme ça. Il a quoi... Dix-sept ans maintenant ? Et pour autant, il en paraît dix de moins. Naïveté, quand tu nous tiens, tu fais d'drôles de personnages. « Un gros pigeon ? Je dirais qu'oui. Mais c'est pas nouveau, n'est-ce pas ? » Clin d'oeil. « T'as l'air encore plus niais amoureux qu'quand tu l'étais pas ! Donc écoute pas l'aut' rabat-joie, vis ta vie, épouse-la, couche avec elle, ait un enfant, et appelle-le Hippolyte. Et oublie pas d'm'inviter à ton mariage, hein, ou j'te maudis sur... douze, treize générations on va dire ! » Il est toujours important de s'assurer une place dans tout lieu censé présenter un buffet digne de ce nom. C'est c'qu'on appelle, dans un jargon relativement scientifique, de l'instinct d'survie. Rien d'plus, rien d'moins.
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Préfet Gryffondor • Sixième année ─
MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Dim 5 Avr - 20:07

Là Achéron devait s'avouer vaincu, Hippolyte avait définitivement une logorrhée supérieure à la sienne. Aussi écouta-t-il jusqu'au bout sans chercher à réagir ou à interrompre ce flot de paroles quasi constant. Mais il tâcha de tout retenir pour pouvoir revenir sur les points importants quand Hippolyte aurait besoin de respirer. Que de souffle par Merlin, que de souffle.
Inutile de relever les piques contre Nebuula par exemple, les deux filles s'en lançaient continuellement sans pour autant vraiment s'en vouloir. En tout cas, c'était ce qu'il avait cru comprendre et il ne s'en formalisait plus.
Il était temps de tout reconstituer, remettre dans l'ordre et essayer de bien comprendre surtout.

- O-Key… Tu es allée mille fois plus loin que moi. Avoua-t-il, continuant à réfléchir. J'ai rencontré cette fille il y a une semaine, c'est un peu tôt pour parler sentiments je crois… Alors mariage ! Mais c'est clair que tous les potes seront invités. Le tiers de l'école au moins du coup. Mais je vais te garder une place à la table d'honneur, promis.

En fait, il ne savait même pas pourquoi il répondait à cette partie des délires de l'élève de Poufsouffle.

- Merci pour tous ces nombreux conseils. Si je t'en parle c'est bien parce que je sais que mon discernement en la matière est loin en dessous de la moyenne. Mais c'est clair, les filles c'est dangereux, y a qu'à voir les galères dans lesquelles je patauge… Mais dis donc toi, depuis quand tu me fais du gringue toi ? Désolé mais je ne mange pas de ce pain là mon bonho…

Pour appuyer ses propos avec un trait d'humour, le jeune homme avait voulu appuyer sur les pectoraux de son amie avec l'index MAIS… mais ce qu'il sentit provoqua en lui un grand trouble : une rondeur souple et douce qui, dans son esprit ne devrait pas être là. Aussitôt son teint blanchit de deux tons.

- Mais… Mais Hippolyte putain… je rêve ou t'es une meuf ?

Il posait la question tout en ayant déjà déduis la réponse et se demandait comment il avait pu être aussi aveugle en 5 ans ? La voix claire et les rires cristallins de la jeune fille, puisque c'était bien une FILLE, lui avaient bien fait penser qu'il s'agissait de quelqu'un de précieux mais sans plus. Il était vrai aussi que l'uniforme de garçon ne l'avait pas aidé.

- Et moi je suis là à faire genre et BAM ! Je te tripotte… Merde, je suis désolé là…

Après le blanc, le voilà qui virait aux rouges : tomate, pivoine puis cramoisi. Il baissa les yeux aussi, il ne savait plus où se mettre. Certes ça n'allait pas loin mais dans l'esprit de l'élève de Gryffondor il l'aurait empoignée à pleine mains que ça aurait été pareil. Ses côtés vieux jeu et chevalier servant devaient y être pour quelque chose.

- Je me sens con, mais con… T'as bien raison tiens, je suis le roi des pigeons. Et je devrais peut-être attendre de savoir si tu veux encore me parler aussi…

Il était tellement honteux et stressé qu'il n'osait même plus la regarder en face.
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Poufsouffle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Mer 8 Avr - 0:16

Je l'regarde alors qu'il répond à la moitié d'mes conneries avec un sérieux qui m'fait déjà sourire. Ce type a un don pour dire les plus belles conneries du monde avec un sérieux qui lui donne un air presque intelligent. Presque. C't'Achéron, tout d'même, j'voudrais pas lui faire trop d'compliments, i' pourrait gonfler des ch'villes. Fourberie d'mes pensées. Nan, j'l'aime de trop pour être méchante. C'est sûr'ment juste que l'monde entier m'fait rire. Notamment quand j'suis d'bonne humeur. Et c'est l'cas aujourd'hui. J'ai envie d'rire, tout simplement. Achéron est l'homme que tonton Merlin s'est décidée à mettre sur ma route pour mon bon bonheur.

Les filles, c'est dangereux. Il est mignon, à dire ça. S'il savait, ah ! s'il savait. Longtemps, j'ai cru qu'il savait, et qu'il faisait exprès. J'me suis rendue compte que non, alors j'ai joué l'jeu. Pas comme si ça m'dérangeait sincèrement, j'lui en aurais fait part y'a un temps si ç'avait été le cas. C'est un truc qu'est apparemment un peu complexe pour certain à envisager, même si ça m'semble être la chose la plus logique du monde. Comment dire ça clairement, sans atrophier l'idée, pac'qu'elle a son importance, quand même. 'Stoire de pas amputer c'que j'suis.

Quand j'suis née, on m'a dit : Hippolyte, t'es une fille. Moi, j'ai pas protesté, parce d'abord, j'savais pas parler, ensuite, j'm'en foutais un peu, j'voulais juste boire du lait et gazouiller dans mon berceau. Puis bon, y'avait fille ou garçon, fallait qu'j'en sois un, peu m'importait l'quel. C'est là qu'arrive le truc. Peu m'importe, toujours. Concrètement, j'suis une fille. Biologiquement, j'entends. Mais dans ma tête, c'pas tout à fait ça. Dans ma tête, c'plus... Un entre-deux, ou un aucun des deux. Pour les gens, j'suis un gars ou une fille, en fonction d'leur jugement, d'comment ils m'voient. Pour moi, j'suis pas ça. J'suis un peu une fille, un peu un garçon, un peu aucun des deux. J'garde ce corps, parce que c'est plus simple, parce que y'a pas à s'emmerder alors qu'ça m'convient à peu près. Mais disons qu'j'veux plus m'mentir. Qu'intimement, j'crois qu'je sais c'que j'suis. Avec le temps, j'ai fait l'point.

Bref, Achéron, en tous les cas, me voit toujours comme un homme, alors qu'ça fait maintenant cinq ans qu'on s'connait. C'qu'est assez drôle, j'trouve. J'comprends pas vraiment comment il a pu passer à côté d'ce genre de chose après tout c'temps. Bon, j'l'aide pas, c'est sûr.

Puis il s'passe un truc étrange. J'comprends qu'à moitié sur l'moment, mais, si mon discernement se veut à peu près juste – et j'ai en lui une ben grande confiance, j'dois dire – j'suis en train d'me faire toucher les seins. Pas qu'j'sois contre, m'enfin, 'jcrois ben quand même qu'y'est censé y'avoir un contexte, en règle générale, et qu'là, c'pas vraiment l'genre de contexte tout à fait propice. J'crois pas.

Et il palit.

Ou il rougit.

Un truc étrange entre les deux. J'saurais pas dire très exactement. Mais c'est drôle. Très drôle. Pas loin de l'hilarant, même, en fait. Au début, je tente de rester sérieuse, impassible. Mais c'loin d'être simple. Du coup, j'souris un peu, son air déconfit aide pas à être impassible très longtemps, faut admettre la chose.

Après quelques secondes bien tassées, j'commence à rire vraiment. Puis à m'rouler tout à fait par terre. Pendant un bon bout d'temps. J'dirais pas qu'j'ai compté, parce que ce s'rait mentir, mais... Longtemps. Plusieurs minutes, sûrement. Ca fait sincèrement longtemps qu'j'ai pas ri autant. Et ça fait du bien, un putain d'bien fou ! J'le serrerais bien dans mes bras, si j'étais pas sensiblement en train d'rire. C'qu'est pas peu dire.

Au bout d'un temps, j'finis quand même par rel'ver la tête, parce qu'il s'agirait d'considérer qu'j'suis pas seule, qu'il est des gens autour de moi. Achéron, notamment. Entre autre. J'relève les yeux. Il a l'air comme tout à fait immobile, d'puis d't'à l'heure. Figé dans son incompréhension. Ca m'donne envie d'rire à nouveau. Mais j'me calme.

« J'crois bien qu'j'en suis une, ouais, au dernières nouvelles ! Quoiqu'certains puissent en douter, sans donner d'nom, hein. » Sourire gentiment moqueur. « N'plus t'parler ? Après le fou rire que tu viens d'm'offrir ? Mais t'es fou, complèt'ment fou ! Ca fait un moment qu'j'me d'mandais quand t'allais t'en rendre compte, j'étais prête à lancer les paris moi ! J'aurais gagné un sacré paquet d'mornilles, faut dire. »

C'pas qu'je manque, mais un peu d'argent d'poche facile, admettons sincèrement, j'aurais franchement pas craché d'sus.

« Quant au tripotage, mon brave Ach', j'demande une compensation en règle ! Parce que socialement, c'pas vraiment comme ça qu'on accoste les gens, mon bonhomme ! Qu'est-ce qu'elle dirait, ta Davan, si elle savait qu't'adresse les filles sur ton passage... »
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MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Mer 8 Avr - 12:42

Achéron se sentait très mal à cause de sa méprise, en même temps, une méprise de 5 ans, il y avait de quoi. Puis il vit Hippolyte interloquée puis éclater de rire à s’en rouler par terre, littéralement. Il ne savait pas s’il devait s’en réjouir ou au contraire se sentir encore plus au fond du trou. Elle riait, riait encore, donnant l’impression que ça ne finirait jamais. Quand elle trouva enfin la force de se calmer et de prendre la parole, il fut enfin soulagé : elle ne lui en voulait pas.

- Purée le stress ! tu voulais me tuer ou quoi ? Demanda-t-il, rassuré mais la voix encore un peu tremblante. J’ai cru que tu allais t’étouffer à force. Enfin... c’est gentil de ne pas m’en vouloir, surtout que ça m’aurait fait de la peine de te vexer.

Il se rengorgea quelque peu quand sa camarade évoqua l’idée de se faire de l’argent sur son dos en organisant des paris. Il était toujours rouge, mais un peu moins flashy.

- Ouais, tu pourrais te faire un paquet en pariant sur ma maladresse chronique avec les demoiselles. Mais là, je vais demander un pourcentage raisonnable. après tout, je suis l’instrument de ta fortune avec ce plan là.

Rire lui fit le plus grand bien. Le jeune homme était toujours mal à l’aise mais au moins il ne se sentait plus complètement ridicule.
Il se hasarda à regarder de plus près l’élève de Poufsouffle : sa coiffure ne l’aurait pas aidé, pas même la couleur ; sa voix et son rire lui avaient parfois mis le doute ; son teint ? Il était frais mais les garçons aussi on le droit d’avoir une belle peau ; ses yeux, oui ses yeux auraient du le mettre sur la voie car aucun homme n’avait des cils pareils. En vérité, il lui faudrait du temps pour abattre quelques barrières psychologiques mais il finirait peut-être par admettre qu’elle était mignonne dans le style garçon manqué.

- Non mais franchement, Hippolyte comme prénom plus un uniforme de garçon plus encore mon aveuglement chronique avec le beau sexe ! J’avais aucune chance de capter.

Justification futile mais nécessaire, dans son esprit tout du moins. Puis voilà qu’elle lui demandait, quoi au juste, réparation ? Il repassa au blanc un instant mais il était prêt à assumer.

- Ok, quel est ton prix mon amie ? j’admets volontiers que même si je ne savais pas, je n’ai pas été très correct avec toi et que ça se paie. Les bon comptes font les bons amis comme on dit. Admit-il, convaincu qu’il y avait du vrai dans cet adage. Quant à "ma" Davan, Je crois qu’au stade où nous en somme elle en profiterait surtout pour écrire une thèse sur la maladresse des beaux parleurs. Mais je peux carrément me tromper, preuve en est cette situation. Et moi de mon côté, je suis curieux, j’ai envie de savoir ce qu’elle cache sous sa carapace.

Il secoua la tête pour s’éclaircir les idées.

- Bon revenons à nos moutons. Qu’elle sera ta terrible sentence ?
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Poufsouffle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Lun 20 Avr - 16:49

J'attrape un brin d'herbe entre deux doigts et j'me mets à l'décortiquer, plus par habitude qu'par véritable sadisme, j'dois dire. Faut qu'j'me calme un peu, j'manque encore de souffle pour parler tout à fait correctement. J'suis d'jà pas bonne en anglais à la base, alors tenter d'articuler correctement en ayant plus la moindre respiration, on va pas s'mentir, c'est m'en d'mander d'trop. J'écouter Ach' avec un grand sourire, en m'demandant c'que j'vais bien pouvoir lui d'mander en échange de sa bévue. Pas qu'je sois dans l'besoin d'quoi qu'ce soit, mais rien qu'l'enquiquiner un peu plus, un peu plus longtemps, ça m'est plaisant. Alors j'vais quand même pas m'en priver, hein !

« Eh, mais tu m'offenses ! C'n'est absolument pas un uniforme de garçon, enfin ! Un uniforme de fille disons... Légèrement retouché. » J'n'admettrai pas d'vant lui qu'si je n'porte pas d'uniforme de garçon, ç'pas parce que je n'veux pas mais bien parce qu'on n'a jamais voulu m'en donner un à Poudlard, et qu'j'n'ai pas les moyens d'm'en acheter douze différents chaque début d'année, mais qu'importe !

J'me tate un temps pour répondre correctement à la question. On n'a pas tous les jours un Achéron à sa disposition, faut pas s'tromper d'demande, il est pas prévu qu'il refasse la même bévue avant un temps. « Attends, j'réfléchis à queq'chose de chouette ! » Ca y est, j'sais ! « J'demande très officiellement à avoir mon poids en bonbons déposé dans un colis, à mon nom, d'vant la salle commune des Poufsouffle, et des excuses publiques dans la grande salle ce soir. »

J'y suis pas encore, et pourtant, j'vois d'jà la scène. J'l'imagine parfaitement avec son énorme colis, s'ballader dans chque couloir d'Poudlard pour trouvr où s'situe la salle commune des Poufsouffle, à pencher d'un côté et d'l'autre sous l'poids du carton. S'il le fait vraiment, ça m'fera ma réserve de friandises pour au moins les trois s'maines à v'nir. Quel bonheur !

Quant aux excuses devant tout Poudlard, c'n'est sûrement absolument pas nécessaire mais... J'aime bien c'côté mise en valeur d'ma personne – très narcissique, j'le conçois, mais j'l'assume tout à fait – à 'idée d'quelqu'un s'mettant à g'noux d'vant moi pour m'demander pardon ! C'est absurdement inutile, mais ça a son p'tit côté savoureux pour l'égo, ne nous mentons point ! Rouge comme son écusson (c'qu'il est d'jà assez régulièrement, dans l'sens où il doit être capable de faire encore plus de bourdes que moi à la minute) à espérer que j'lui en veuille pas vraiment. Je n'vois d'ailleurs pas comment j'pourrais vraiment lui en vouloir.

« Et encore, tu voudras bien admettre que tout ç'la, c'n'est pas cher payé par rapport à l'immense affront que j'viens d'subir n'est-il pas ? »

J'lui offre un p'tit rictus moisi pour lui montrer que j'n'en pense rien. J'voudrais pas qu'il s'méprenne encore une fois sur mes pensées. J'attrape un nouveau brin d'herbes, puis quelques autres, et j'lui colle dans les ch'veux alors qu'il r'garde ailleurs. En fait, c'qu'ilme faudrait, pour parfaire ma vengeance, j'crois qu'c'est une attaque immédiate. Un truc auquel il s'attendrait pas l'moins du monde. Pour ça, rien d'mieux qu'la lâche technique, quoiqu'toujours efficace, du « OH ! Mais c'est quoi c'truc là-bas ?! », en pointant du doigt dans un direction tout à fait aléatoire.

Il tourne brusquement la tête vers la direction qu'j'indique, et j'en profite pour lui sauter su'l'dos, afin d'le plaquer au sol. Comme il est destabilisé, ça marche plutôt bien. Sur l'moment. L'risque, c'est c'qui va v'nir ensuite. Parc'que du haut d'mon mètre cinquante, environ, face à son mètre quatre-vingts, j'ai beau m'vanter quant au fait d'être batteuse de Poufsouffle, j'suis pas bien sûrd'faire longtemps l'poids sans balais et son batte. m'enfin, j'profite encore d'son étourdissement pour commencer à l'chatouiller, sans trop savoir c'que ça va pouvoir donner. L'important étant d'savoir déguerpir au plus vite lorsque les choses tourneront mal !


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MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Lun 20 Avr - 19:32

Achéron ne s'était certes pas attendu à ça mais, quelque part, il s'attendait à quelque chose de pire. Il n'était pas du genre à avoir peur de parler en public et il savait que s'il faisait assez attention à la table des Serpentards, il devrait pouvoir éviter d'éventuels projectiles le temps de formuler ses excuses publiques avec toute la déférence que méritait Hippolyte.
Pour le colis de bonbons, il s'en tirait bien une fois de plus : un kilo de tout ce que proposait Honey Dukes devrait faire l'affaire pour le poids et pour le déposer devant la salle commune des Poufsouffles, il lui suffirait de faire les yeux doux à Meredith pour qu'elle le guide.

- Je dirais même que ça me parait un prix honnête. Admit-il avec le sourire. Bon, si y a pas exactement le poids, c'est parce que je suis trop gentleman pour te le demander, je vais me fier à mon œil.

En bon naïf, il suivit le doigt de sa camarade sans se poser la moindre question et se laissa complètement surprendre par l'attaque qui s'en suivit. Le nez dans l'herbe, il commença par éternuer.

- Atcha ! Mais qu'est que tu fiHihihihihi…

Un des points faible du jeune homme était sa sensibilité aux chatouilles. S'il s'y attendait il pouvait retenir son souffle et espérer garder le contrôle quelques seconde mais pas dans de pareilles conditions. Il ne lui restait plus qu'à se tortiller en hurlant de rire. Complètement vidé de ses forces par les contractions permanentes de ses abdominaux, il essaya vainement de ramper dans l'herbe mais ne réussit qu'à en arracher deux poignées. Il lui était tout aussi impossible de se relever et il risquait de plus de la faire basculer.
Le visage rouge et en larmes, il sait qu'il ne lui reste qu'une possibilité : il fait rouler ses épaules et gigote dans l'espoir de parvenir à se retourner. Sur le dos, il aurait une petite chance d'attraper les poignets de la Poufsouffle ou de riposter en la chatouillant de retour, en espérant qu'elle y soit elle-même sensible. Mais la tâche était plus facile à imaginer qu'à réaliser.
Au prix de plusieurs minutes d'efforts intenses, il arriva à ses fins mais il était incapable d'ouvrir les yeux pour saisir les bras de son amie. Au moins sur le dos, il respirait mieux. A tâtons, il posa ses doigts de musicien sur ses hanches et commença à la chatouiller de retour. Il s'y entendait bien à l'exercice et elle ne tarderait pas à la rejoindre dans son fou rire, à moins que sa peau ne soit aussi peu sensible que celle d'un rhinocéros.

- Je… Je suis pas encore mort !

Le préfet de Gryffondor avait enfin rouvert les yeux et un sourire carnassier se dessina sur son visage. On aurait presque pu lire "Pay Back Time" dans son regard.
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MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Jeu 23 Avr - 22:46

J'm'applatis à moitié sur lui, faisant en sorte qu'il puisse pas si aisément s'défaire de ma prise. Et j'ai jamais fait d'sport de combat, c'est dire comme ma force naturelle est tout à faire impressionnante. Peu peuvent prétendre à temps, tiens donc ! Le visage dans l'herbe, Ach' est à peu près tout rouge, les larmes aux yeux. Sûrement qu'il va pas tarder à exploser, mais son rire est bien trop drôle pour qu'j'arrête ma délicate torture. Il se tortille en tout sens, tentant d'se mettre sur le dos. Futé, l'garçon, même à moitié mort de rire, il est capable de s'remuer assez. L'instinct d'survie, sûrement, où quelque chose s'en approchant d'assez près.

Et il finit par y parvenir, en plus le fourbe. Alors qu'il se tord encore les hanches sous mes attaques incessantes, il pariient à s'retourner tout à fait, fini sur le dos, et tente de m'attraper les poignets. J'suis encore en assez bonne posture pour y échapper, mais ça d'vrait pas durer, dans l'sens où – malgré mon post de batteuse – il doit encore voir un peu plus d'force que moi, je l'crains. Et sa taille est un sacré avantage.

Bon, je gagne un peu d'temps quand il r'lève la tête pour m'assurer d'sa survie et qu'il commence à m'chatouiller. « Héhé, ratéééé ! J'suis pas chatouilleuse ! » Je fais en effet parti d'cette race indigne des gens qui peuvent chatouiller sans éprouver en retour la moindre gène. Machiavélique, oui. Mais pratique, plus qu'on n'veut bien l'admettre. Surtout dans ce genre de situation. Je gagnerai cette guerre !

« T'es dans d'beaux draps, Deathwalker. Ta maman va t'retrouver dans une petite boite, délicatement posée sur l'paillasson d'ta maison. Fallait pas dire qu'j'étais pas ton genre, héhé ! »

J'sais qu'cette situation va pas durer, qu'c'est bientôt moi qui vait être dans l'désarroi à manger d'l'herbe sans pouvoir m'échapper, mais pour l'moment, j'maîtrise tout à fait, et j'compte en profiter jusqu'au bout. Pas question qu'j'abandonne alors qu'j'suis en position d'force. J'ai pas l'courage d'un Gryffondor, pour sûr, mais j'suis pas total'ment bête non plus – quoiqu'certains puissent se plaire à en douter. Aller, encore un p'tit peu, un tout p'tit peu avant qu'il ne s'libère tout à fait, et alors, j'pourrai partir en courant.

Parc'qu'il s'agit qu'j'sois assez tôt dans la grande salle, moi. J'dois choisir correctement ma place pour que l'école entière puisse le voir me présenter des excuses !


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MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Ven 24 Avr - 12:45

Et ce fut un échec…
Achéron ne s'était pas attendu à ce qu'Hippolyte se montre aussi résistante aux chatouilles, c'est-à-dire complètement insensible. Elle put donc l'assaillir encore, le faisant rire et postillonner à chaque fois. Mais menacer d'envoyer son cadavre à sa famille, même en plaisantant, était suffisant pour lui redonner sa combattivité !
Il se décida rapidement pour une nouvelle stratégie : il chassait les mains de son amie avec des coups de patte de chat, suffisant pour la repousser et retrouver du souffle tout en étant sûr de ne pas lui faire mal car après tout, ce n'était qu'un jeu innocent.

- Tu… déformes… mes… propos ! Protesta-t-il en passant à la phase deux.

Elle était assise sur ses abdominaux. Dès qu'il put prendre une grande respiration, il lança ses jambes vers le ciel et les rabattit avec force vers le sol. Profitant de la force centrifuge et de l'effet de levier, il se releva dans le même mouvement.
Mais le jeune homme ne devait pas laisser sa camarade partir en arrière et risquer de la blesser. Ainsi, il lança ses mains pour la rattraper mais pas par les bras ou les poignets, ça aurait été trop désagréable. Il posa une main sur ses reins et l'autre sur sa nuque pour l'empêcher de tomber. Puis il les mit debout, étant assez fort pour se relever tout en portant quelqu'un. Pratiquer un sport de combat et avoir la musculature de Bruce Lee avaient des avantages.

- Hé bah, on peut dire que tu m'as bien eu, mademoiselle.

Il avait insisté sur ce dernier mot, surtout pour lui-même, pour se l'ancrer dans le crâne. Il ne la tenait plus mais restait encore vigilant, il n'aurait pas aimé subir de plein fouet une nouvelle attaque.

- Donc, juste histoire d'être sûr, je disais tout à l'heure que je ne m'intéresse pas aux garçons du point de vue sentimental. Je suis déjà trop gentil, musicien, maladroit et nigaud, ça fait assez pour un seul ado non ? Maintenant il faudrait que je te regarde avec de nouveaux yeux… Ou plutôt que je nettoie mon pare-brise de toute la boue qui a séchée dessus. Et après on verra si tu es mon genre de fille.

Déjà, une jupe et un peu plus de maquillage l'aiderait beaucoup mais hors de question qu'il le formule à haute voix.

- En tout cas, j'admire ta technique, tu m'as vraiment mis minable à l'instant. Je dois ressembler à un épouvantail avec de l'herbe qui dépasse du rembourrage.

Il s'époussetait tout en parlant et commençait à vérifier où se trouvaient ses affaires pour ne rien oublier. Puis il regarda le ciel pour juger le temps qui passait. Bien qu'ayant très envie de rejoindre Davan, la compagnie d'Hippolyte était très agréable, on ne pouvait avoir le moindre souci quand elle était dans les parages… Enfin, sauf si Bill et Tove étaient de la partie, là il y avait de quoi se faire des cheveux parce qu'ils avaient le chic pour inventer les pires bêtises… Les plus drôles aussi.
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Poufsouffle • Cinquième année ─
MessageSujet: Re: Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]   Lun 27 Avr - 1:15

J'crois qu's'il n'avait pas fini par réussir à m'rel'ver, sans qu'j'cmprenne bien comment, mais tout en douceur c'pendant, j'aurais moi-même dû abandonner pour cause de fou rire à peu près inarrêtable. Et en épitaphe, Hippolyte Vuillard, joyeusement décédée, noyée dans ses larmes de rire. Que demander d'mieux pour égayer sensiblement une pierre tombale ? Le r'voir gigoter en tous sens, comme il le f'sait y'a pas cinq minutes, ça va m'donner d'quoi rire seule pour les eux s'maines à v'nir. Un grand gaillard comme lui !

L'idée d'être son genre de fille m'semble plutôt amusante. J'ai jamais songé à être le genre de fille d'quiconque. Déjà, j'ai assez peu d'la fille pour être celle vers qui on s'tournerait en premier. Ensuite, à cause des quelques conneries qu'on a pu faire, Tovichou, Billou et moi, la plupart des habitants d4poudlard est intimement convaincue qu'mon âge mental n'dépasse pas les trois, quatre ans, au mieux. Rien d'spécial'ment attirant pour qui y croit vraiment. Alors bien sûr, j'aurais pu faire des efforts. Certain m'ont dit qu'j'exagérais, que quand même, j'cherchais un peu les noises, à m'habiller comme ça, à souvent parler au masculin, qu'il fallait pas qu'j'm'étonne, aussi.

Sûr'ment n'ont-ils jamais voulu comprendre que je n'm'étonnais de rien en effet. Qu'j'n'en avais absolument rien à faire d'leur regard à moitié hideux, à moitié déplacé, et qu'leurs commentaires moralisateurs, j'en f'sais d'l'engrais pour mon fumier parolier. Et qu'j'n'en avais rien à faire du fait qu'les gens, au premier r'gard, au huitième ou au trois-centième, n'parviennent pas à savoir si j'suis un garçon ou une fille. Ce flou n'les dérange qu'eux, et je n'suis pas dérangée parl'fait qu'eux le soit.

Alors non, j'n'suis sûrement pas l'genre de fille d'grand monde. Et j'pleur'rais pas si j'ne l'suis pas d'ailleurs.

J'me fous par contre beaucoup moins d'savoir qu'il a trouvé ma technique d'attaque à la chatouille particulièrement bien travaillée. Ca, c'est l'genre de détails qu'a toute son importance, dont on n'parle pas assez. Savoir se défendre en cas d'offense peu chevalière !

« Des heures de travail, camarade, j'dois dire. Mais j't'apprendrai, s'tu veux. Ca d'mande un peu d'jugeotte, beaucoup d'fourberie, et un adversaire d'une inégalable naïveté. »

J'décoche avec ça un sourire rayonnant, m'approche un peu d'lui, enlève un brin d'herbe sur l'épaule, et lui pause un bisou sur la joue. Tout une aventure, vue sa taille et la mienne. « Allez, on a assez déconné, va r'joindre ta dulcinée, elle va s'demander où t'es encore allé t'rouler. » Clin d'oeil complice. « Et n'oublie pas d'appeler l'premier gosse Hippolyte, hein ! »

Sur ces mots, j'attrape mon sac que j'lance sur mon épaule, et, après un dernier sourire offert à Ach', j'rentre vers l'château,bien décidée à par arriver trop en r'tard à la grande salle, afin d'avoir pour moi une belle place bien centrale, qui puisse permettre à tout l'monde d'entendre les excuses d'Ach '. S'agirait pas d'manquer une si belle prise de parole !
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Révélation : Mais tu es une... Rho le stress ! [Hippolyte]

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