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 Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE

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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 37
Serdaigle • Cinquième année ─
MessageSujet: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Ven 3 Avr - 18:19

Maximilian déambulait dans les couloirs les mains dans les poches, légèrement penché en avant. Sa tête était douloureuse aujourd’hui, sa migraine chronique semblait se glisser lentement mais surement dans chaque circonvolution de son cerveau, comme si on lui versait un sirop épais et un peu trop chaud dessus. Autant dire qu’il était d’une humeur exécrable.

Un petit groupe d’élèves de première année était en train de discuter non loin de lui. Aussitôt qu’ils le virent, ils fixèrent sa cicatrice et semblèrent se décomposer. S’en était trop. Il savait, en temps qu’orphelin, qu’il ne fallait pas faire du mal aux plus faibles que soi, qu’il fallait s’entre-aider pour avoir ce qui ressemblait plus ou moins à une famille mais affronter continuellement le regard des autres était trop pesant parfois et il fallait qu’il expulse sa rancœur régulièrement, de peur d’étouffer.

- Quoi, vous venez de voir le seigneur des ténèbres ?

Il avait grogné, ou plutôt aboyer comme un chien en laisse que l’on approche trop et qui croit pouvoir vous mordre. Les gamins restèrent tétanisés bien sûr. Un sourire mauvais se dessina sur son visage et il ressentit une certaine satisfaction. Une satisfaction malsaine même. Si un adulte le lui demandait, il se justifierait surement en disant qu’il fallait s’endurcir parce que le monde était cruel et qu’il en savait quelque chose. Un autre élève ne récolterait pour explication qu’un "je fais ce que je veux alors dégage".
D’un autre côté, il était tellement habitué à être la brebis galeuse qu’il préférait encore prendre le rôle d’office, ça éviterait toujours à quelqu’un de connaître cette situation embarrassante.

- Bah alors, vous avez avalez vos langues ? Ça va être joyeux les cours de défense contre les forces du mal ! Vous allez adorer les Epouvantards.

Non seulement ils ne verraient ça qu’en troisième année mais en plus il était mal placé pour parler, lui qui n’en avait jamais maitrisé un sans aide extérieure. La pire note de sa vie dans cette matière qu’il appréciait pourtant et dans laquelle il n’était pas trop mauvais.

[bon, qu’une bonne âme vienne sauver ces pauvres banbins]


Dernière édition par Maximilian Spengler le Dim 12 Avr - 18:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Dim 5 Avr - 21:36

Routine matinale. En tant que préfète, avant d’aller rejoindre les autres dans la grande salle, Evelyn devait patrouiller dans les couloirs de l’établissement, afin de s’assurer que le calme et l’amour y régnait. Généralement, à cette heure là, les couloirs étaient déserts, car les élèves étaient réunis à leurs tables respectives, afin de partager le festin du midi. Mais Evelyn se devait quand même de faire son petit tour, parce qu’on est jamais à l’abri d’une embrouille. La sorcière marchait donc lentement dans un couloir du rez-de-chaussée, un air entrainant dans la tête. Ses bras se balançaient librement tandis qu’elle observait tout autour d’elle, les rares élèves qui n’étaient pas regroupés dans la grande salle. La blonde avait hâte de rejoindre Amber, d’écouter le récit de sa journée, et d’à son tour, écrire dans l’air un résumé de sa matinée. Evelyn était habituée, maintenant, à communiquer par écrit, et tout le monde ou presque devait savoir que la blonde ne parlait pas.

Elle commença à trouver le temps long. Certains élèves la saluaient, d’autres se contentaient d’ignorer la préfète, qui dodelinait de la tête au rythme de l’air qu’elle aurait voulu fredonner. Au bout d’un moment, une scène attira son regard. La jeune fille resta fixe un moment, le regard posé sur ce qui semblait être un élève de sa maison. De sa classe, même : Maximilian Spengler. Il avait les poings serrés, les sourcils froncés, et était entrain de les menacer. La blonde entrouvrit les lèvres, comme pour dire son nom. Elle s’avançait vers lui en agitant sa baguette. Des mots s’imprimaient dans l’air avant de disparaître comme de la fumée, mais il ne les voyait pas. Elle finit par lui agripper le bras pour qu’il se retourne vers elle.

« Maximilian ! Arrête ! Sinon, je vais être obligée d’enlever des points à notre maison ! » Ecrit-elle dans l’air en fronçant les sourcils, le regard menaçant. Elle finit par croiser les bras, puis se tourna vers les premières années qui semblaient terrorisés. « Vous, vous devriez être dans la grande salle. » Ecrit-elle avant de pointer du doigt le couloir menant à la dite salle. Ils hochèrent la tête, les yeux ronds, avant de se diriger vers l’endroit indiqué, sans broncher. Evelyn les regarda partir puis se retourna vivement vers son camarade de classe. « Toi aussi tu devrais être au festin. Ca ne va pas ? » Ecrit la jeune femme en penchant la tête sur le côté.

Evelyn avait toujours été juste en tant que préfète. Elle n’avait jamais essayé de favoriser sa maison, ni d’en pénaliser une autre.
La sorcière ne se retrouvait pas souvent en face de Maximilian. Elle n’avait que très rarement eu l’occasion de discuter avec lui. Il avait l’air de… L’éviter. Enfin, pas elle spécialement, mais il donnait l’impression de ne pas avoir envie de parler. Et Evelyn avait souvent remarqué des regards étranges pointés sur le jeune homme. C’était peut-être du à sa cicatrice ? Elle ressemblait fort à une brûlure, certainement due à un accident de magie. La sorcière se demanda si c’était à cause de ça qu’il avait l’air distant, effacé.



HRP : Hellooooooooooo ! Comme Evy et Max sont dans la même classe, j'ai dit qu'ils se connaissaient tu vois, comme ils sont censés être dans la même classe depuis 5 ans, voilà quoi 8'D
Sinon, j'espère que ma réponse te va ! Et que t'attendais pas quelqu'un d'autre omg Sinon, je modifierais ! Voilà ! Tchus ! ♥
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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 37
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Dim 5 Avr - 22:30

Maximilan S'attendait bien à ce que quelqu'un vienne le réprimander pour son comportement, il le cherchait presque. Mais il ne s'attendait pas à ce que ce soit sa préfète. Non seulement il n'aimait pas avoir des problèmes avec les vraies autorités mais en plus, il s'agissait d'Evelyn Bartholomew. Hors, Si elle ne le connaissait que peu, lui la connaissait et ce pour une raison simple : son handicap. Elle forçait son respect même, muette, bonne élève, préfète… Tout semblait lui réussir. Alors que lui, qui finalement n'affrontait pas la moitié de ces difficultés, n'était qu'une ombre dans les couloirs de l'école.

- Je suis désolé Evy. Grogna-t-il entre ses dents. Je déteste qu'on regarde ma cicatrice comme si j'étais un monstre de foire, ça me rend méchant. Alors ouais, je me suis amusé à faire peur aux mouflets.

Elle l'intimidait, elle était ce qu'il aurait voulu être : quelqu'un malgré son handicap. Et d'un autre côté, ça lui donnait aussi envie de lui arracher la gorge pour ne plus avoir à supporter sa réussite. Même avec les garçons elle avait du succès ! Il y avait ce Gryffondor Bellâtre qui lui tournait autour comme un ange gardien par exemple.

- Rho et puis j'ai pas enfreint le règlement que je sache alors me prends pas la tête ! Wouhooo…

Le jeune homme agrippa sa tête dans ses mains et se mit à tanguer dangereusement. Une migraine fulgurante venait de frapper, au pire moment comme d'habitude.
Il aurait bien voulu demander l'autorisation mais la douleur ne lui en laissa pas l'occasion, tout ce qu'il put faire fut de veiller à ne pas poser ses mains à des endroits inconvenant. Il agrippa donc sa camarade par les bras et posa sa tête contre son épaule. Son souffle était rapide et saccadé.

- Merde, je suis… Désolé. Ma migraine… Elle me lance… ça… devrait passer… ça va passer. Mais là, j'ai mal.

Il essaya de se relever de toutes ses forces, mais ses muscles refusèrent de bouger. Il ne savait pas si cette situation était terriblement humiliante ou juste un peu plus cocasse que le quotidien de Poudlard. Finalement, à bien y réfléchir, il se dit qu'il valait mieux que ça lui arrive avec Evelyn plutôt que quelqu'un d'autre : elle au moins, elle pourrait peut être comprendre.
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Dim 5 Avr - 22:59

Evelyn comprit que, si Maximilian était entrain de martyriser ces pauvres premières années, c’était parce qu’ils l’avaient regardé de travers, à cause de sa cicatrice. Même si la première fois, la brûlure qu’il avait sur toute la moitié du visage avait quelque peu déstabilisé la préfète, elle n’y faisait pas plus attention que ça, à présent. C’est qu’une cicatrice quoi, elle n’allait pas faire une fixette dessus et le juger parce qu’il avait rencontré un sort foireux, ou autre connerie du genre. Le serdaigle ne lui laissa pas le temps de répliquer, et continua, en marmonnant qu’il n’avait pas enfreint les règles, et qu’elle n’avait pas à lui prendre la tête. Evelyn fronça les sourcils et leva sa baguette pour écrire quelque chose, mais, encore une fois, elle fut coupée par le jeune homme. Il s’était agrippé la tête et manqua de s’écrouler à plusieurs reprise. Elle avança d’un pas pour le soutenir. Au même moment, il s’agrippa à son bras. Sur le coup, elle entrouvrit la bouche, dans le but de dire « Aïe », mais aucun son n’en sorti. Evelyn resta donc immobile, tandis que son camarade lui expliquait que sa migraine le reprenait. Ah, ouais, les migraines. Elle l’avait déjà vu faire des crises de ce genre. Même en classe, parfois, ça lui arrivait, de se prendre la tête entre les mains, comme si sa tête allait exploser.

Elle ne put réprimer un mouvement de recul lorsqu’il posa sa tête contre son épaule, mais Maximilian lui agrippait le bras tellement fort qu’elle ne put se dégager. Et puis, mieux valait éviter de bouger, car vu comme il se tenait à Evelyn, il serait à deux doigts de tomber si personne n’était là pour le soutenir. Elle attendit donc un moment, puis posa finalement une main hésitante sur le haut de son dos. Un instant passa. Elle ne pouvait rien écrire, car il ne pourrait pas voir. Elle attendit donc qu’il relève la tête et attrapa sa baguette. Son autre main se posa sur l’épaule du garçon, pour lui éviter de tomber à la renverse… Même si, si le garçon venait à basculer, Evelyn ne serait certainement pas en mesure de le rattraper. Mais soit, passons. Elle commença à agiter sa baguette magique dans les airs.

« Tu veux que je t’accompagne à l’infirmerie ? Je pourrais t’apporter quelque chose à manger et rester avec toi, si tu veux ! » Ecrit-elle en lettre blanches, avant que les mots s’évaporent dans l’air. « Et puis, ta cicatrice n’est pas un prétexte pour martyriser les premières années. Les pauvres, ils vont penser que tu leur veux du mal, maintenant. » Finit-elle par écrire, après un moment d’hésitation. En effet, Evelyn ne se sentait pas trop de lui faire des remontrances alors qu’il était à deux doigts de s’évanouir, et qu’il avait surement la tête en feu. « Bon, viens avec moi. Je t’emmène à l’infirmerie. » Conclut-elle en l’entrainant par le bras.
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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 37
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Lun 6 Avr - 11:10

Maximilian finit par relever la tête et s'étant appuyé du côté droit, il n'avait pas laissé de suintement sur l'uniforme d'Evelyn. Encore un des soucis que lui posait sa cicatrice : elle suintait parfois une humeur un peu visqueuse tandis que les chairs essayaient de cicatriser en vain.

- Oh non, pas l'infirmerie. Geint-il en se laissant toute fois emmener sans résistance. Il y a trop de compassion pour moi là-bas !

Mais sa voix était faible, ses douleurs toujours présentes et sa raison lui indiquait clairement qu'elle avait raison de l'y conduire. Après quelques pas, il jugea bon de se justifier.

- Mais je leur en veux à tous Evelyn ! Leurs yeux me font mal à chaque minute. Ils sont autant de miroirs au-dessus desquels sont suspendus soit les mots soit "monstre", soit "victime". Comment je vais réussir à n'être ni l'un, ni l'autre si on me les hurle au visage à longueur de journée ?

Il n'était déjà pas un garçon très sûr de lui en temps normal mais la douleur pouvait accentuer ce trait jusqu'à le rendre paranoïaque. Hélas, bien malgré elle, sa camarade n'arrangeait rien.

- Comment tu as fait toi ? Demanda-t-il soudain entre deux sifflements de douleur. Tu es bonne élève, préfète… Tu as l'air bien dans ta peau. Tu ne leur en as jamais voulu ? Parce que tu ne me feras pas croire que tout le monde t'a accueillie comme si de rien était, c'est juste pas possible. Alors c'est quoi ton truc ? Pourquoi tu ne les déteste plus ?

Le jeune homme n'était pas aussi haineux qu'il voulait le laisser paraître mais il se sentait terriblement seul. Il était jaloux aussi, au moins un peu. Parce que son traumatisme était trop fort et le maintenait solidement attaché au fond du gouffre.

- C'est vrai aussi que tu n'as pas mis ta tête dans une cheminée allumée…

Son humour se faisait cynique, presque tout le monde au château savait que son accident était bien plus grave que ça, qu'il s'agissait d'une blessure d'origine magique et incurable à l'heure actuelle.
Ils firent quelques pas en silence, il tourna la tête vers la jeune fille qui peinait un peu sous son poids. Honteux, il s'allégea le plus possible, même si le monde tournait dangereusement autour de lui. Il l'observa, lui présentant heureusement la partie indemne de son visage, car il n'aurait pas aimé lui imposer sa cicatrice plus que nécessaire. Il la trouva très digne.

- Dis, ça serait pas trop te demander de me faire mettre du flan au caramel sur mon plateau repas ? Ce dessert à une gueule aussi cramée que la mienne mais c'est super bon je trouve. C'est peut-être le signe qu'il me reste un espoir quelque part.

Et cette plaisanterie plus légère était sans nul doute le signe qu'il commençait à se sentir mieux. Commençait seulement car ses traits tirés et les mouvements erratiques de la commissure de ses lèvres indiqués clairement qu'il souffrait encore. Ses crises duraient toujours au moins 15 minutes et pouvaient s'étendre sur des heures les mauvais jours.


Dernière édition par Maximilian Spengler le Lun 6 Avr - 14:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Lun 6 Avr - 11:59

Evelyn se souvient. Elle se souvient de sa rentrée en quatrième année à Poudlard. Elle se souvient des regards dans le train face à son mutisme. Elle se souvient des nombreuses tentations de la part d’Amber pour la faire dire un mot. Elle se souvient du regard d’Achéron lorsqu’elle lui a annoncé qu’elle ne pourrait plus parler. Elle se souvient de l’étreinte d’Amber lorsqu’elle lui a tout avoué. Lorsqu’elle lui a dit, à elle, ce que jamais elle ne dirait à quelqu’un d’autre. Elle se souvient du mal qu’Amber a eu à lui redonner confiance en elle. Elle se souvient des regards interloqués lorsqu’elle attirait l’attention des gens pour leur faire passer un message écrit. Elle se souvient du mal à se faire entendre. Elle se souvient de la solitude. De l’envie d’être quelqu’un d’autre. D’être tout, sauf celle qu’elle était à ce moment là.

Mais il y avait des gens bien. Des personnes qui ne la regardaient pas mal lorsqu’elle passait devant eux. Des personnes qui faisaient attention lorsqu’elle parlait. Des personnes qui lui laissaient le temps d’en placer une. Des personnes qui lui disaient que ça ne changeait rien, qu’elle parle ou pas. Des personnes qui lui disaient qu’Elle restait la même personne.

Il y avait des gens qui l’ont soutenu, qui l’ont poussé, qui l’ont soutenu, qui l’ont aidé. Des personnes qui étaient toujours là dans les moments difficiles, même lorsqu’elle refusait de se dévoiler. Des personnes qui l’ont poussé à avoir des rêves, à continuer à vivre. Des personnes qui l’ont encouragé lorsqu’elle a dit vouloir devenir préfète. Des personnes qui ont cru en elle.

A l’évidence, Maximilian n’a pas eu cette chance. Il était seul, seul avec ses démons, avec ses craintes. Il n’avait personne à qui raconter sa journée, personne à qui se confier, aucune épaule sur laquelle pleurer, des bras dans lesquels se lover lorsqu’il se sentait seul… Ce n’est pas qu’Evelyn le prenait en pitié et restait avec lui parce qu’elle avait de la compassion à son égard. Elle ne l’avait jamais jugé à tord à cause de sa cicatrice, ou quoi que ce soit. C’est juste qu’elle le comprenait. Qu’elle avait ressenti tout ce qui pouvait bien se passer dans sa tête. Qu’elle effet ça produisait lorsque tout le monde te regarde de travers, juste parce que tu es différent.

« Tu n’as pas le droit de leur en vouloir de te traiter de monstre si tu te comportes comme tel. » Ecrivit Evelyn dans les airs, tandis qu’ils se rapprochaient de l’infirmerie. Elle le regardait dans les yeux, incertaine de sa réaction, se demandant si c’était une bonne idée ou pas de lui faire la leçon.

C’est comme ça qu’Amber a relevé Evelyn. En lui disant ses quatre vérités en face. Tout ce qu’elle préférait éviter, toutes les vérités qu’elle enfermait dans un coffre au fond de sa tête, sans oser y penser.

Lorsque Maximilian demanda comment elle avait, Evelyn ne put s’empêcher de sourire faiblement. Elle avait eu de la chance, c’est tout. Elle avait eu de la chance d’être bien entourée, d’avoir des amis formidables à ses côtés, qui ne l’avaient jamais laissé tomber. « J’ai eu de la chance. » Répondit-elle simplement. « J’étais bien entourée. » Continua-t-elle après un instant de réflexion. « Je n’ai rien fait toute seule… »

Ils arrivèrent à l’infirmerie. Evelyn aida Maximilian à s’installer dans un lit épargné des rayons éblouissants du soleil et se tint à son chevet pour écouter sa demande. Un flan aussi cramoisi que lui, OK. Elle sourit à l’allusion et hocha la tête. « D’accord. Tiens-toi tranquille, je vais nous chercher à manger. » Ecrivit-elle avant de quitter l’infirmerie en trottinant. Sur le chemin de la grande salle, Evelyn dut indiquer la route à plusieurs nouveaux perdus et incapables de se repérer. Elle arriva ensuite au festin et s’installa quelque minutes à la table des Gryffondor, à côté d’Amber, non loin d’Achéron. Elle lui expliqua la situation, et s’excusa de ne pas pouvoir rester avec elle ce midi. Amber avait l’habitude, de toute façon. Il n’était pas rare qu’Evelyn l’abandonne pour remplir ses devoirs de super héros. Evelyn remplit deux assiettes de tout ce qu’elle trouva appétissant et attendit que les desserts apparaissent pour s’emparer d’une part de flan au caramel. Lorsque ses provisions lui parurent suffisantes, Evelyn salua son amie et repartit en direction de l’infirmerie.

« J’espère que je n’ai pas été trop longue. » Ecrivit Evelyn en déposant sur le lit le plateau contenant le repas de Maximilian. Affamée, elle entama son plat, constitué de pommes de terre et d’un généreux morceau de viande, qui baignait dans une délicieuse sauce.
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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 37
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Lun 6 Avr - 14:06

Maximilian s'en serait presque voulu d'avoir abordé un sujet aussi sinistre et perturbant que le handicap mais, finalement, qui mieux qu'une personne comme Evelyne pouvait le comprendre ? Ou du moins, avoir un état d'esprit tel qu'elle pourrait s'imaginer son quotidien.
Il eut un petit sourire en coin quand elle lui expliqua qu'il serait perçu comme un monstre tant qu'il se comporterait comme tel. Il avait ressenti la situation exactement inverse, il imaginait se comporter comme un monstre parce que les autres le voyaient comme ça… Le serpent qui se mord la queue en somme. D'autant plus qu'elle devait avoir raison, surement, puisqu'elle s'en était sortie.

- Ouais, j'imagine… Mais tu fais quoi de la charité hin ? Demanda-t-il, pour faire une plaisanterie un peu acide. Il y a toujours un monstre ou une brebis galeuse, c'est comme ça. En acceptant ce rôle de façon volontaire, j'imagine que j'évite à un pauv' type qu'a rien demander de se faire refiler le costume. C'est une forme de générosité non ? Ça fait de moi un gars bien tu crois ?

Extrêmement cynique mais c'était le fruit de 5 années d'observation et de "survie en milieu hostile".
La jeune fille lui dit qu'elle avait eu de la chance. Il refusait de croire que c'était aussi simple et réducteur que ça mais pourtant ça avait quelque chose de rassurant. La chance était une maitresse volage et capricieuse alors peut-être qu'un jour il aurait droit à se part. Il se souvint aussi de son amie avec qui la préfète trainait dès qu'elle avait du temps libre et de ce garçon horriblement prévenant qui lui tournait autour parfois… Visiblement, la chance avait les cheveux noirs.

- Juste de la chance… Alors j'espère qu'elle ne fait pas dans le délit de sale gueule.

Puis elle partit en quête de nourriture.
Dans l'intervalle, il fut pris en charge par madame Pomfresh et son nouvel infirmier qui, comme d'habitude, l'assommèrent de recommandations, lui disant qu'il devait rester calme et surtout, qu'il devrait porter un bandeau pour protéger sa blessure. Il ne savait pas exactement pourquoi mais cette idée le rebutait au plus haut point. Pourtant ça lui aurait grandement facilité la vie et… Il aurait eu un look de pirate branché qui aurait pu faire basculer sa réputation hors du côté obscur.

- Oh…

Le jeune homme savait bien que sa camarade reviendrait avec de la nourriture mais il n'avait pas imaginé une seule seconde qu'elle pourrait avoir pris deux plateaux et décidé de partager son repas avec lui. Ce qui expliquait d'ailleurs aussi qu'elle soit revenue aussi vite. Dans son esprit, elle aurait mangé tranquillement avec ses amis avant de venir lui apporter un plateau.

- … Je ne m'attendais pas à ce que tu veuilles passer encore plus de temps avec ma gueule d'amour dis donc ! Et en plus tu m'as fait un bel assortiment, je sais pas si c'est bien raisonnable pour ma ligne tout ça. C'est super gentil d'avoir pensé au flan pâtissier en plus.

Enfin de l'humour léger et sans amertume ! Il fallait bien qu'il fasse des efforts pour cette demoiselle qui se comportait si gentiment et si "normalement".
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Lun 6 Avr - 15:03

Alors qu’elle dévorait un morceau de viande en observant l’infirmerie vide et silencieuse, Evelyn repensa à ce que Maximilian avait dit avant qu’elle ne parte chercher leurs repas. Comme quoi il y avait toujours un monstre sur qui les autres s’acharnaient. Elle n’était pas d’accord avec ça. Tout le monde ne prenait pas pour cible un seul pauvre élève qui n’avait rien demandé. Il s’était ensuite vanté d’être un gars bien, parce qu’il prenait de son plein gré la place du pauvre élève sur qui tout le monde lance des tomates.

Lorsqu’elle était revenue, Maximilian avait manifesté son étonnement de la voir avec deux plateaux repas. Il la remerciait pour avoir pensé au flan pâtissier, mais plaisanta sur le fait que tout ça ne semblait pas très bon pour sa ligne.

« Peu importe que ce soit bon ou pas pour ta ligne, il faut que tu manges et que tu te reposes. » Conseilla Evelyn en agitant sa baguette magique entre deux bouchées. « Et puis, concernant ce que tu as dit tout à l’heure » Evelyn laissa sa phrase en suspend pendant un instant, puis reprit : « Je pense que personne ne veuille endosser le rôle de la brebis galeuse. Et que les gens qui s’amusent à s’acharner sur une seule personne ne méritent rien de plus que ce qu’ils font subir aux autres. » Elle s’arrêta pour remplir sa bouche de nourriture, et reprit encore une fois, tandis que ses précédentes phrases s’évaporaient dans l’air doux de la grande pièce. « Les gens qui se comportent en victime sont la cible de ce genre de nuisibles, ont seulement besoin de quelqu’un qui leur redonnera la force de se lever et d’affronter leurs démons. »

Evelyn finit bien vite son repas, et attaqua la part de moelleux au chocolat qu’elle avait apporté de la grande salle. La crème anglaise qui recouvrait le gâteau était exquise et coulait lentement dans sa gorge. Elle engloutit la part de gâteau et posa son plateau sur la table de chevet située à côté du lit. « Si ça ne te plait pas d’être regardé comme un monstre, commence déjà par arrêter de croire que tu en es un. » Ecrit Evelyn dans les airs en observant Maximilian. Elle attendit qu’il ait fini son repas ENTIEREMENT, lui faisant des remontrances chaque fois qu’il protestait pour finir son assiette, et récupéra le plateau du garçon. « Je ramène ça dans la grande salle et je reviens. » Ecrivit la jeune femme en s’emparant de son plateau. Elle quitta l’infirmerie et se dirigea au plus vite dans la grande salle. Heureusement, le festin n’était pas encore terminé. Elle déposa les plats vides à l’endroit où elle les avait prit, à côté d’Amber, puis retourna en vitesse dans l’infirmerie. C’était toujours lors de ces allez retours ou lorsqu’elle devait patrouiller dans les couloirs de l’établissement qu’Evelyn se désolait de la taille du château. Bordel mais c’était une ville le truc, il aurait fallu des vélos pour se déplacer ! Ou même carrément autoriser les balais volants à l’intérieur de l’établissement. Ca aurait été plus pratique et beaucoup moins fatiguant de se rendre de cours en cours, de pièce en pièce.

Une fois de retour dans l’infirmerie, Evelyn prit de nouveau place sur une chaise à côté du lit de Maximilian. « On a une heure de libre avant notre prochain cours. Tu veux rester ici ? » Demanda-t-elle à l’aide de sa baguette, en regardant toujours son camarade.

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ϟ parchemins : 63 ϟ Gallions : 155 ϟ Âge : 15 ϟ Sang : pur ϟ Année d'étude : 5ième Age : 37
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Lun 6 Avr - 17:06

Maximilian attaqua son repas sans se faire prier, piquant çà et là dans les différentes assiettes comme il avait pris l'étrange habitude de le faire. Devant les festins de la grande salle, il voulait toujours goûter à tout et prenait de petites bouchées de presque tous les plats et il faisait parfois sans s'en rendre compte des découvertes intéressantes.
Il lut avec attention les recommandations d'Evelyn tout en mâchant un morceau de viande grillée.

- C'est pas juste, tu peux communiquer la bouche pleine ! Plaisanta-t-il en faisant attention au choix de ses mots. Tu sais, c'était juste du cynisme tout à l'heure… Mais tu as sans doute raison. C'est juste que j'ai porté le costume si longtemps que je ne suis plus tout à fait sûr de comment on le retire.

Enfin, c'était compter sans elle, sans Meredith et sans les quelques rares autres personnes qui parvenait à le faire sortir de sa carapace de combat. Mais il faisait l'effort de s'ouvrir, même si ça ne durerait peut-être que le temps de leur entrevue, ça serait toujours ça.

- Hummm… J'imagine que tu te portes volontaire pour m'aider à me relever, c'est ça ? Ou il va falloir que je trouve ma propre béquille comme j'ai trouvé ma propre baguette ?

Elle avait visiblement décidé de le gaver comme une oie mais il ne protesta pas longtemps. En parlant et en mangeant doucement ça finirait par rentrer.
A choisir, il aurait effectivement préféré que sa préfète de camarade soit sa béquille mais il était aussi tout à fait capable de comprendre qu'elle avait déjà bien assez à faire avec ses responsabilités actuelles et qu'il doive trouver quelqu'un d'autre pour l'aider.

- Honnêtement, je préfèrerais marcher un peu après le dessert. Histoire de digérer. Et puis comme je te disais avant d'arriver, tout le monde est très gentil ici mais ça me met mal à l'aise. En plus, tu vas te faire mal aux cuisses à rester assise sur ce tabouret inconfortable. J'aime bien prendre un peu le soleil dans la cours intérieure avant de retourner en classe, là-bas le soleil ne tape pas trop fort. Ça serait mauvais pour ma cicatrice sinon.

Le jeune homme savourait son dessert comme il le méritait : lentement et avec un plaisir non dissimulé. Il en profita pour repenser aux évènements qui l'avaient amené jusqu'à ce lit de l'infirmerie et fit une petite grimace, vite effacée par le goût du caramel.

- J'irai m'excuser auprès des mouflets de tout à l'heure si tu veux.

Sa proposition était sincère même s'il n'était pas sûr d'être en mesure de les reconnaitre. D'un autre côté, à ce tarif-là, il pourrait bien présenter des excuses publiques à toute l'école et à tout le chemin de traverse aussi pour faire bonne mesure.
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Lun 6 Avr - 19:59

Lorsque Maximilian fit part de son envie de se promener dans la cour intérieure du château après manger, Evelyn s’inquiéta de savoir comment allait sa tête. Les mots « Ta migraine est passée ? » se formèrent dans les airs avant de s’évaporer lentement. Elle continua, avec un sourire : « Ne t’inquiète pas pour mes cuisses, elles vont très bien. Mais si ça peut te faire du bien de sortir, allons-y. »

Evelyn triturait les plis de sa jupe entre ses doigts en attendant que Maximilian finisse son dessert. Il avait l’air tellement détaché et solitaire, chaque fois qu’elle le voyait au détour d’un couloir. Elle n’avait jamais osé aller vers lui, de peur de se faire remballer ou qu’il la prenne pour un de ces emmerdeurs, à cause desquels il se prenait pour un monstre. « Tu sais, je n’aide pas les gens parce qu’ils le demandent. » Ecrivit Evelyn en regardant distraitement les choses qui l’entouraient. Essentiellement des lits d’hôpitaux, en fait, couverts de draps blancs immaculés. Elle n’aimait pas l’ambiance qui régnait dans ce genre d’endroits, où tout doit toujours être propre et silencieux. « Je ne reste pas avec toi pour que tu aies une bonne image de la préfète de Serdaigle. Ni pour donner l’exemple. » Ecrivit-elle ensuite, sans plus pouvoir se retenir. Elle avait peur de l’image qu’elle donnait à Maximilian, là maintenant. Elle avait peur de passer pour la fille qui veut à tout prix avoir une bonne impression au près de tout le monde, juste pour se mettre les gens dans ses poches. Parce qu’elle n’était pas comme ça, elle le savait. Si elle restait avec Maximilian, c’était pour le connaître, pas pour être gentille ni pour qu’il ne se sente plus seul. C’était l’occasion, en quelque sorte, de pouvoir faire plus ample connaissance. « Alors, dis le moi, si je te dérange. » Conclut-elle, un sourire incertain et gêné se formant sur ses lèvres. Elle regardait ses mots s’évaporer dans l’air.

Elle avait eu tendance à penser que c’était Maximilian qui fuyait les gens, parce qu’il ne les aimait pas. Mais non. Il se protégeait. De leurs regards, de leurs moqueries, de leurs messes basses. Comme elle l’avait fait. « Tu ne devrais pas t’arrêter sur ce que penses les gens de toi. Tu n’es pas quelqu’un de mauvais, Maximilian. » Finit-elle par écrire. Les gestes qu’elle effectuait avec sa baguette n’étaient plus aussi fluides. Elle était hésitante.

Lorsqu’il eut fini son flan, Maximilian marmonna qu’il irait s’excuser au près des premières années, si Evelyn le souhaitait. Elle ne put s’empêcher de sourire et secoua la tête. « Pas la peine, tant que tu ne recommences pas. » Ecrivit-elle avait de se lever. « Viens, on descend dans la cours. Je n’aime pas non plus rester ici. » Fit-elle ensuite en contournant le lit de Maximilian. « Tu as besoin d’aide ? Tu as toujours mal ? » Demanda-t-elle en le regardant, inquiète.
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Lun 6 Avr - 23:13

Maximilian trouvait la discussion avec Evelyn étonnamment facile. Il s'était imaginé devoir écrire lui aussi sur des morceaux de papier, ne connaissant pas de sortilège d'écriture magique. Mais elle n'était pas sourde et cette idée saugrenue n'avait aucun sens.

- Merci de t'inquiéter pour moi mais je ne déteste pas encore l'infirmerie au point de me lever alors que j'ai encore besoin de soin. La crise est passée. Tu ne devrais même pas avoir à me soutenir.

Il se leva doucement, il valait mieux qu'il reste prudent, et remit ses chaussures et attendit sa camarade pour sortir de l'infirmerie en saluant Mlle Pomfresh et Monsieur Keaton.
La surprise se lut sur son visage quand elle jugea bon de se justifier et les mots avaient disparus depuis plusieurs secondes quand il prit la parole.

- Hey, tu n'as pas à te justifier devant moi tu sais. Je vais te dire même, j'avais une bonne image de toi bien avant aujourd'hui : ton assurance, ta façon d'être. Je communique pas beaucoup avec les autres mais j'ai pas les yeux dans les poches pour autant. Tu n'as pas besoin de me convaincre.

Ils se mirent en route d'un pas tranquille.

- ça sera un plaisir de faire une promenade en ta compagnie.

Le soleil était haut dans le ciel mais les murs du château bloquaient une grande partie de ses rayons. C'était la configuration idéale pour le jeune homme : Il pouvait profiter de la lumière naturelle sans qu'elle ne morde sa cicatrice. Il alla pour s'installer dans l'herbe mais se ravisa et resta debout pour tendre sa main à sa préfète afin de l'inviter à s'asseoir et de l'y aider.

- Comme tu l'as vu, je suis arrivé ici comme un grand. Commenta-t-il car en effet, il avait fait le trajet sans perdre ses repères et sans ressentir la moindre douleur. Mais promis, si je sens que le monde se remet à tourner ou qu'une pointe de douleur vient me foudroyer l'œil, je te préviens immédiatement. Cela dit, assis au niveau du sol, on ne devrait pas se remettre dans une situation aussi embarrassante que tout à l'heure.

En effet, en ayant déjà les fesses dans la terre, la chute ne pouvait pas être terrible.

- Je ne sais pas si tu as connu ça mais j'en suis arrivé à un point où je ne sais plus si je suis qui je suis ou si je ne suis plus que ce que les autres croient que je suis… C'est tellement peu clair dans ma tête que je n'arrive même pas à l'exprimer clairement.

Le jeune homme pris une pause et s'autorisa un sourire.

- Tu vois, j'ai envie de te croire quand tu dis que je ne suis pas quelqu'un de mauvais. On a rarement été aussi gentil avec moi… Pas même ma mère. J'imagine que ça ne se sait pas et je te demanderai de le garder pour toi mais… Cette cicatrice qui me pourrit la vie, c'est ma mère qui me l'a infligée.

Il n'allait pas en dire plus, pas si elle ne lui posait pas de questions. Parce qu'il ne voulait pas lui imposer la vérité dans toute son horreur si elle ne se sentait pas prête.
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Mar 7 Avr - 20:20


Après avoir assuré qu’il allait mieux et qu’elle n’aurait surement pas besoin de l’aider à marcher, Maximilian se leva et remit ses chaussures. Evelyn aida Madame Pomfresh à refaire le lit puis salua les deux infirmiers avant de rejoindre le garçon à l’entrée de la pièce.

Maximilian affirma avoir une bonne image de la gamine depuis longtemps. Il disait avoir remarqué son assurance, sa façon d’être. Haha, merci Amber. Merci les amis, en fait. Comme quoi, ils revenaient souvent ceux là. Ca prouvait bien que sans eux, Evelyn ne pourrait RIEN faire. Elle était totalement dépendante d’eux, de leurs sourires, de leur joie, de leurs mots gentils, de leurs rires communicatifs. Elle était accro à eux, impossible de se débrouiller toute seule. Elle se contenta de sourire et ils se mirent doucement en route. Lorsque Maximilian avoua que ça lui faisait plaisir de se promener en sa compagnie, la jeune Serdaigle ne put s’empêcher de rougir. Elle détourna le regard, observant les armures qui longeaient les murs en pierres de l’école.

Ils descendirent une longue rangée d’escaliers, puis, une fois arrivés dans la cour centrale de Poudlard, une brise caressa le visage d’Evelyn, qui leva les yeux au ciel pour apercevoir le beau soleil qui surplombait toute l’école. Maximilian fit remarquer qu’il était arrivé ici tout seul, comme un grand, sans l’aide d’Evelyn. Elle hocha la tête en souriant, posant de nouveau les yeux sur le brun. Il se dirigea vers un coin d’ombre et invita la Serdaigle à s’asseoir dans l’herbe. Elle s’exécuta aussitôt et parcourra l’endroit du regard. Il était désert, calme, silencieux. Seuls les oiseaux communiquaient leur chant apaisant, et la brise du vent faisait vibrer les feuilles des arbres. Maximilian promit qu’il préviendrait la préfète si jamais le monde se remettait à tourner autour de lui. Elle acquiesça avec un sourire, et ces mots s’affichèrent dans l’air : « J’espère bien. »

Un moment passa, avant que Maximilian ne reprenne la parole. Il lui fit part du fait qu’il en était arrivé à un point, où il ne savait plus qui il était, s’il était bien celui qu’il croyait, ou celui que les autres croyaient qu’il était… Evelyn hocha la tête en essayant d’assimiler son idée confuse. « Je comprends.. » Se contenta Evelyn de répondre, en agitant sa baguette magique dans les airs.

Il reprit après avoir laissé un sourire apparaître sur ses lèvres. Il dit que c’était rare que quelqu’un soit aussi gentil avec lui, que même sa mère ne l’était pas. Il avoua ensuite à la préfète que c’était sa mère qui lui avait infligé sa cicatrice, et lui demanda de ne pas le répéter. Elle hocha doucement la tête, intriguée. Il s’était arrêté, laissant son récit en suspend. Pendant un moment, elle n’osa pas demander comment ça s’était passé. Sa curiosité lui brûlait les doigts, elle s’entait presque sa baguette s’agiter entre ses doigts.

Elle comprendrait qu’il ne veuille pas en dire plus. Et elle comprendrait aussi qu’il s’agace si elle lui demandait de lui raconter. Car, elle-même déteste cet épisode de sa vie. Elle-même refuse d’en parler à qui que ce soit, et fuie comme la peste chaque chose lui rappelant ce moment de sa vie.

Alors qu’Evelyn regardait le sol sans vraiment le voir, l’esprit ailleurs, en triturant le tissus de sa jupe, elle ne put réprimer un faible sourire lorsqu’elle s’imagina que Maximilian la trouvait forte et courageuse. Il ne se doutait pas une seconde de ce qu’elle avait fait, de ce qu’elle pouvait ressentir, là, à l’instant, alors que les images de sa mère à genoux sur le sol, de son père, la baguette pointée vers la gamine qui essayait de crier en vain, affluaient dans son esprit.

Lorsqu’elle fut sortie de ses pensées, Evelyn inspira profondément et reposa son regard sur Maximilian. « Je… je peux savoir ? Comment ça s’est passé ? » Demanda-t-elle, son visage trahissant une certaine hésitation.


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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Mer 8 Avr - 15:17

Maximilian avait décidé de répondre si Evelyn lui posait des questions mais il était incapable de dire si il avait envie qu’elle en pose ou pas. Quoi qu’il en soit, elle le fit. Il prit quelques instant pour choisir ses mots et bizarrement, un sourire en coin orna son visage.

- J’avais neuf ans, presque dix. Je n’avais pas encore manifesté de pouvoir magique, au grand damne de ma mère. Je dessinais dans ma chambre, comme beaucoup de petits garçons à cet âge là et j’avais envie de lui montrer ma dernière oeuvre, espérant sans doute une petite gratification. Seulement voilà, elle était dans son bureau : une pièce sinistre de la maison familiale avec une grosse porte épaisse et terriblement lourde.

Un frisson lui parcourut l’échine en repensant à cette pièce.

- Alors c’est vrai, je savais très bien que j’avais pas le droit de rentrer quand ma mère travaillait dans son bureau. Mais quand un gosse veut voir son seul parent bah, va l’en empêcher !

Il claqua ses doigts.

- Ah oui. Une petite digression : je n’ai jamais connu mon père. Tout ce que je sais de lui c’est que c’est sensé être un grand mage de sang pur qui se cache parce que ses idées sont tellement révolutionnaires qu’il fait peur au Ministère. Sauf que comme ma mère est complètement folle, je ne sais pas si c’est vrai ou pas. Si ça se trouve c’est un mage noir qui a abusé d’elle et c’est pour ça qu’elle a perdu la raison.

Le récit commençait à être dur pour lui mais il se jura d’aller au bout.

- Bref quand j’ouvre la porte du bureau, ma mère est en train de diriger un Feudeymon afin qu’il détruise un coffret posé sur son autel de rituels. Sauf que quand je suis entré, son regard s’est braqué sur moi et les flammes ont immédiatement sauté sur mon visage. Heureusement elle a reprit le contrôle et éteint les flammes très vite. Elle, elle a prétendu après que mes pouvoirs se sont éveillés à ce moment précis et que c’est moi qui ai tué le Feudeymon mais je n’y croit pas une seconde.

Le jeune homme clignait à présent des yeux pour retenir ses larmes.

- Mais sur le coup, alors que j’étais encore en train de pleurer et de hurler de douleur, elle ne trouva rien de mieux a faire que de me crier dessus en me disant que je savais très bien que je ne devais pas entrer alors qu’elle travaillait, que c’était de ma faute et que c’était finalement bien fait pour moi.

Il serra les dents et les poings, puis parla plus fort sur le coup de la colère.

- Je l’ai détestée pour ça ! Et là j’en pleure encore ! J’essaie, j’essaie de lui pardonner, de m’intéresser à son état de santé à Ste Mangouste... Mais je ne suis pas sûr d’y arriver, cette soirée hante mon esprit et j’ai mal... Mal à ma cicatrice, mal au coeur et mal à l’âme. Mal de ne pas savoir aussi : c’est une victime comme moi ? Une mage noire rendue folle par ses propres pratiques ? Juste une misérable conne ? Je dois l’aimer et la pardonner ou j’ai le droit de la détester ?

Il sanglotait et hoquetait à présent, essayant d’essuyer son visage sans se faire mal d’une main et martelant le sol de l’autre.
Il avait voulu parler, crever l’abcès avec quelqu’un capable de le comprendre, mais la chair était encore à vif.
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Mer 8 Avr - 21:17

Maximilian avait 9 ans. Presque 10. A cet âge, il n’avait pas encore manifesté de trace d’aucune magie, ce qui désolait et agaçait sa mère. Il dessinait dans sa chambre, et fier de son œuvre, décida de la montrer à sa génitrice, qui travaillait alors dans son bureau. Maximilian n’avait pas le droit d’y pénétrer. C’était une pièce sombre, sinistre, barrée d’une grosse et lourde porte. Il savait, au fond de lui, qu’il n’avait pas le droit d’entrer. Mais il pressa néanmoins la poignée, espérant recevoir une quelconque gratification de la part de sa mère. Au lieu de ça, alors qu’il entra dans la pièce, le regard de sa génitrice se posa, malgré elle, sur son fils, et des flammes sautèrent à son visage, pour lui laisser, à tout jamais, cette cicatrice indélébile.

Evelyn serra ses jambes entre ses bras, le regard perdu, l’esprit ailleurs. Elle imaginait parfaitement un garçon heureux et plein de vie, brisé et anéanti par sa propre mère. Alors qu’il conclut en précisant qu’elle reprit vite le contrôle des flammes, Evelyn posa son regard sur Maximilian. Il clignait rapidement des yeux, dans le but de chasser les larmes qui s’y étaient logés. Elle voulut l’arrêter. Lui dire qu’il n’était pas obligé de tout raconter comme ça, de se mettre à nu devant elle de cette façon. Mais elle se doutait qu’au fond de lui, il avait besoin d’en parler à quelqu’un. Comme elle avait eu besoin de le faire, comme elle avait du le faire.

Il continua. Maximilian hurlait et pleurait de douleur, tandis que sa peau mourrait sous l’effet des flammes. Une plaie encore béante sur le visage, qui ne cicatrisera jamais vraiment. Au même moment, sa mère trouva bon de lui rappeler qu’il n’avait pas le droit de pénétrer dans son bureau, que c’était de sa faute s’il s’était blessé, que c’était bien fait pour lui. C’est sûr, après un coup comme ça, généralement on retient la leçon pour un bon moment. Merci maman.

Maximilian marqua une pause. Ses poings étaient crispés, sa mâchoire serrée. Il se retenait de pleurer, de fondre en larme, de hurler. Evelyn se tût. Il reprit.

Il l’avait détestée. Même si elle était à présent à l’hôpital de Sainte Mangouste, il n’arrivait pas à la pardonner, à la prendre en pitié. Car la cicatrice n’a jamais vraiment cicatrisée. Car la plaie est toujours grande ouverte, elle saigne, béante. Car le souvenir de cette soirée hante ses pensées, ses nuits, s’insinue dans son sommeil et souille ses rêves. Des questions hantent son esprit, restent sans réponse.

Il a parlé plus fort, plus vite. Il s’est laissé aller à sa haine, à sa douleur. A présent, il se tait. De grosses larmes roulaient sur ses joues. Evelyn eut envie de le prendre dans ses bras, de murmurer à son oreille des mots comme « Tout va bien, je suis là. » De caresser son dos et ses cheveux comme on le ferait à un enfant qui pleure à cause d’un mauvais rêve. Mais ce n’est pas un mauvais rêve. C’est la réalité.

Evelyn chassa une larme du coin de l’œil du garçon, avec son pouce, du côté de son visage qui n’était pas blessé. Elle sortit de sa poche un mouchoir en tissus et tapotais doucement sur sa joue indemne. Elle lui tendit ensuite le mouchoir et lui sourit tendrement. Au bout d’un court instant, Evelyn agita sa baguette pour faire apparaître dans les airs :

« Ca va mieux ? Je suis désolée si j’ai fait remonter à la surface des souvenirs douloureux. Je me doute que tu avais besoin d’en parler ? J’espère au moins que ça t’a fait du bien. Je savais que tu n’étais pas quelqu’un de mauvais, Maximilian. Et je sais aussi que rien ne pourra aller mieux si tu n’apprends pas à pardonner… Même si c’est difficile. C’est ce qu’il y a de mieux à faire, c’est tout ce que tu peux faire. Pardonner. »
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Jeu 9 Avr - 21:58

Maximilian avait laissé couler le fiel mais sa morsure était encore acide. Cependant sous la douleur, il y avait peut-être l’espoir d’aller mieux, aussi avait-il pris le risque.
Puis, après le supplice, la douceur : la douceur d’une main qui vient caresser son visage et d’un mouchoir qui sèche ses pleurs. Il prit le morceau de tissu de la main d’Evelyn et lui offrit un petit sourire, un peu piteux mais sincère.

- Merci Evelyn.

Avec mille précautions, il tamponna son oeil gauche et parvint à ne pas se faire mal. En revanche, ces chairs meurtries laissèrent des traces brunâtres de sang coagulé sur le tissu immaculé.

- merde, je suis désolé... ça arrive des fois, ma blessure suinte. Je le nettoierai avant de te le rendre, c’est la moindre des choses.

Il se sentait surement un peu trop coupable mais il détestait quand ce genre de choses arrivait.
Puis sa camarade lui donna son point de vue sur la situation : selon elle, il devait pardonner de toute façon, parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire. Mais surtout, elle espérait que parler lui avait fait du bien malgré ses larmes et sa haine.

- Ouais ça va... un peu mieux. Ne t’inquiète pas, si je veux être honnête, je me suis un peu servi de toi : j’étais incapable de me confier à quelqu’un de... Normal ? Alors que toi, tu sembles avoir vécu une expérience semblable à la mienne, j’étais intimement persuadé que tu pourrais me comprendre et m’aider. En y réfléchissant, ça serait plutôt à moi de te présenter des excuses pour t’avoir imposé mon histoire.

Le jeune homme s’accorda une pause, il avait encore le coeur au bord des yeux.

- Je suis honoré de la confiance que tu me portes mais je ne sais pas si mon coeur est aussi pur que le tien. Mais je vais essayer, je n’ai rien à perdre après tout. A part un peu d’amour propre peut-être mais ce n’est pas comme si j’y accordais beaucoup d’importance. Et puis, tu as l’air de t’en être sortie, donc j’imagine que tes conseils sont les bons, même si nous ne sommes pas les mêmes.

Sa camarade préfète lui offrait quelque chose de précieux : de l’espoir. Il avait quelque chose à quoi s’accrocher pour avancer et le sentiment de pouvoir y arriver.

- J’imagine qu’il faudrait aussi que j’arrête de cogner ceux qui se moquent de moi et essaient de m’humilier hin ? Je crois que ça va être difficile mais bon.
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Jeu 9 Avr - 23:05

Merci Evelyn.

De tout ce que les gens pouvaient dire ou faire, c’était ça qu’Evelyn préférait. Qu’on la remercie de pas être restée sans rien faire, d’être venue aider, d’avoir tendu la main. Un sourire naquit sur les lèvres de la blonde, et elle hocha doucement la tête.

Bon, Maximilian rendit un mouchoir plein de sang tout dégueu qui semblait déjà séché, mais c’est pas grave. Il allait mieux, c’était l’essentiel. Il s’accusa vaguement de s’être servi d’Evelyn, parce qu’il n’osait pas parler à quelqu’un de normal. Même si c’était dit de façon maladroite, Evelyn ne put retenir un rictus, qui ressemblait plutôt à une grimace. Lorsqu’il assura qu’il était persuadé qu’elle pourrait le comprendre, la jeune Serdaigle se radoucit et secoua la tête lorsqu’il affirma que c’était à lui de présenter des excuses, pour l’avoir obligée à supporter son histoire.

Maximilian marqua une pause. Evelyn avait une main autour de sa baguette magique, et l’autre qui entourait ses jambes. Il avait encore les yeux humides et rougis. Il continua, en disant être honoré de la confiance que lui portait Evelyn, mais il doutait que son cœur soit aussi pur que celui de la jeune femme. Mais bon, si elle s’en était sortie, pourquoi pas lui, après tout ?

« Je ne suis pas une sainte, non plus. » Ecrivit Evelyn en souriant.

Il marmonna ensuite qu’il devrait peut-être arrêter de tabasser les gens qui le regardaient de travers. Maximilian ajouta que ça risquait d’être difficile, « mais bon ». Evelyn hocha la tête et ajouta : « Il faut simplement que tu arrêtes de t’intéresser à eux. Ignore-les, ils te ficheront la paix. »

Son regard se perdit dans la contemplation du bâtiment qui l’entourait. Entre ces murs, elle pensait tout d’abord avoir trouvé la protection, l’amour, l’égalité. Mais l’Homme, même s’il étudie à Poudlard, reste le même. Egoïste, destructeur, manipulateur, menteur… En perdant la voix, Sa voix, Evelyn avait prit conscience qu’on ne changerait jamais l’être humain. Qu’il était ainsi fait, ainsi conçu. Mais elle s’était également rendue compte que l’Homme n’était pas qu’un connard. Qu’il pouvait être rempli de bonnes choses. Mais que tout le monde vivait avec sa part de noirceur, quoi.

« Je ne suis pas toute blanche, et personne ne l’est, Maximilian. » Ecrivit Evelyn. « Je suis contente, en tout cas, si tu vas mieux maintenant. J’espère que ça continuera sur cette voie. » Continua la blonde avec un sourire.

Un moment passa. Les deux Serdaigles discutèrent de tout, de rien. Le ciel avait commencé à se couvrir, même si le temps restait chaud et plutôt lourd. Au bout d’un moment, Evelyn commença à sentir de grosses goutes de pluie tomber sur sa peau. Elle leva les yeux au ciel, et découvrit que toute la lumière du soleil était cachée par de gros nuages sombres. Ew, un orage s’annonçait.

« On ferait mieux de rentrer. » Annonça Evelyn en se levant. Elle épousseta sa jupe et rangea sa baguette dans la poche de sa robe de sorcière.
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Ven 10 Avr - 23:25

Maximilian savait qu'il s'était exprimé avec maladresse et ne s'offusqua de la courte grimace d'Evelyn. D'autant moins qu'elle retrouva très vite le sourire et lui expliqua qu'elle n'était pas une sainte. Il aurait presque eu du mal à la croire s'il n'avait pas été parfaitement conscient que chaque être vivant avait sa part d'ombre : certaines s'exprimaient juste plus fortement que d'autres.

- Que celui qui n'a jamais péché me jette la première pierre hin ? Ironisa-t-il. Je ne vais pas toujours chercher les ennuis tu sais, des fois ils viennent à moi. Et comme je ne veux pas passer ma vie en retenue, j'essaie de laisser couler mais je suis un sanguin. Je vais essayer de m'améliorer, je crains juste que ça ne soit plus long que ce que tu imagines.

Elle était contente qu'il aille mieux. Cette affirmation le fit sourire, c'était agréable de savoir que l'on pouvait faire plaisir à quelqu'un grâce à ses propres efforts. Il se demanda un instant si c'était ce que des parents étaient censés ressentir pour leurs enfants mais le nuage était trop petit pour obscurcir son ciel.
Les deux élèves parlèrent, longtemps. Le temps qui leur était imparti filait à toute allure. Quelques gouttes de pluie vinrent sonner l'heure de retourner en cours. Le jeune homme regarda le ciel et soupira en allant rejoindre les couloirs.

- Dommage, j'aime rester sous la pluie, surtout quand elle est chaude comme celle qui s'annonce. C'est comme si elle rentrait par le sommet du crâne et coulait en moi jusqu'aux orteils. Et au passage, elle lave mon cœur, mon mauvais fond est nettoyé, au moins temporairement. C'est un rituel que je m'accorde dès que j'en ai le temps mais ça ne vaut pas la peine de rater les cours. Je te le recommande cela dit… Et pas pour te mater avec une chemise mouillée hin ! Ça vaut vraiment la peine si on se met dans le bon état d'esprit.

Un petit trait d'humour, un peu gras il était vrai, pour parler d'une des plus étranges lubies du garçon. En réalité, les gouttes de pluie parvenaient à masser sa cicatrice en douceur et lui procuraient des sensations agréables qu'aucun doigté ne pouvait lui procurer.
Ils déambulaient dans les couloirs presque déserts de l'école, il leur restait encore quelques minutes alors il prit doucement le poignet de sa préfète.

- Attends Evelyn. Commença-t-il, un peu hésitant. Je te suis littéralement tombé dessus tout à l'heure, ça ne devait pas être très agréable. Mais je ne suis pas qu'une brute malade prête à tomber sur n'importe qui.

Il s'approcha d'elle et posa ses mains là où il l'avait agrippée plus tôt, en douceur cette fois. Puis il l'enlaça délicatement et la pressa contre son cœur.

- Merci d'avoir pris du temps pour moi et d'avoir été sincère. J'espère qu'on pourra être de vrais amis avec le temps, pas juste un patient et une béquille. Tu… Non, on mérite mieux que ça tous les deux.

Il se détacha de la jeune fille et lui adressa un sourire plus large à droite qu'à gauche. Il souriait toujours comme ça, pour épargner sa cicatrice.
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Sam 11 Avr - 0:50

Maximilian n’était pas du genre à chercher les ennuis, Evelyn s’en doutait. S’il était de ce genre là, il ne se serait pas laissé accompagner par la préfète, et il aurait surement tout fait pour mettre celle-ci à bout. Au lieu de ça, il s’y était confié et lui avait fait confiance. Le problème, c’est qu’il était du genre sang-chaud. Le genre à s’énerver vite, à prendre la mouche pour quelque chose de vexant, parfois pas grand-chose. Evelyn comprenait, elle aussi était parfois vexée pour pas grand-chose. Enfin, la jeune élève n’était pas violente, puisque, fragile comme elle était, valait mieux ne pas tenter de faire la dure.

Lorsqu’Evelyn proposa à Maximilian de rentrer pour échapper à la pluie, il marmonna qu’il aimait bien prendre la pluie, que ça lui lavait le corps et le cœur, que ça lui faisait du bien. Sur le coup, Evelyn se sentit un peu coupable de le forcer à entrer, mais il la devança et emprunta le premier couloir. Il avait blagué sur le fait qu’Evelyn devrait essayer de rester sous la pluie, que ça lui ferait du bien, mais que, bien sur, ce n’était pas pour se rincer l’œil sur sa chemise mouillée ou quoi que ce soit. La préfète lâcha un sourire et accompagna son camarade le long du couloir. Il restait encore quelques minutes avant que leur prochain cours ne reprenne.

Alors qu’Evelyn commençait à se rendre dans la direction de leur prochain cours, elle sentit qu’on lui attrapait doucement le poignet. La main froide et douce de Maximilian la retenait. Elle se retourna face à lui et le regarda dans les yeux. Il se justifia d’être tombée sur elle de façon désagréable tout à l’heure, et ajouta qu’il n’était pas une brute, en vérité. Et, comme pour appuyer ses propos, il passa sa main sur son bras avant de la faire glisser jusque dans le dos de la jeune femme, et l’attira contre lui. Prise de court, Evelyn retint un mouvement de recul. Elle se laissa aller contre la poitrine de son camarade, écoutant les battements lents et réguliers de son cœur, se délectant de la chaleur de son être. Elle n’osa pas poser ses mains dans son dos, mais appuya sa tête contre la poitrine de Maximilian.

Il se détacha doucement de la jeune fille et lui accorda un large sourire. Malgré sa cicatrice, malgré son ton parfois dur et ses paroles maladroite, malgré la violence dont il faisait preuve à l’égard de certains élèves, il restait adorable. Evelyn lui rendit son sourire et secoua la tête, lorsqu’il la remercia. « Je suis sûre qu’on peut devenir de bons amis. » Ecrivit la jeune femme dans les airs à l’aide de sa baguette. Elle prit ensuite Maximilian par le bras et l’invita à la suivre, en direction de leur salle de classe.

« On y arriva. » La phrase s’afficha dans les airs, tandis que la petite main d’Evelyn se refermait sur l’avant bras de Maximilian. Elle arriverait à lui faire oublier le regard des gens. Elle arriverait à tisser un lien avec ce garçon, qui l’avait évité depuis le début de leur scolarité. Elle arriverait à le faire sortir de sa bulle, de sa solitude. Ils y arriveraient.


 
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MessageSujet: Re: Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE   Sam 11 Avr - 22:56

Jamais Maximilian n'aurait imaginé faire un câlin à une fille comme Evelyn sans que celle-ci n'essaie de le repousser et pourtant cela venait d'arriver. Ce qu'il s'imaginait encore moins c'est qu'après lui avoir assuré qu'ils deviendraient bons amis, elle prendrait son bras pour entrer en classe. Cela ferait jaser à n'en point douter mais il n'allait pas se refuser ce petit plaisir.
De toute façon, il saurait faire taire les commentaires d'un regard ou il réglerait ça dans le parc. Ah non, bien sûr que non, plus de violence. Il savait déjà qu'il lui serait très difficile de se contrôler et de changer de mode de défense.
Heureusement, on ne les remarqua pas spécialement dans la cohue des élèves qui entraient en classe et les deux amis se séparèrent pour rejoindre leurs sièges respectifs. Le cours commença et le jeune homme fut particulièrement attentif, dissimulant de la main un petit sourire en coin qui refusait obstinément de quitter son visage. De temps à autres, il regardait le dos de sa préfète, installée plus en avant que lui dans la salle de classe.
Quand vint son tour d'être interrogé par le professeur il se fit moins prier que d'habitude et puisqu'il avait pu suivre le cours sans être foudroyé par une migraine ou embrouillé par ses idées noires, il donna la bonne réponse.

Une nouvelle porte s'ouvrait enfin, peut-être pas vers un avenir radieux mais déjà vers quelque chose de bien plus lumineux que ce que Maximilian avait vécu jusque là et ce n'était pas peu dire. Cette idée l'apaisait et le faisait sourire. Autant dire que beaucoup de monde se demanda ce qui était arrivé au petit démon qu'ils avaient l'habitude de voir.
Il lui restait encore à refermer la porte donnant sur ses démons mais ça serait nettement plus compliqué. Pour l'instant, il ne voulait plus y penser, ils le rattraperaient bien assez tôt de toute façon.
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Migraine carabinée... Envie d'y échapper [Evelyn B.] TERMINE

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