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 Le grondement sourd des esprits tourmentés [Meredith, Lysander]

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ϟ parchemins : 96 ϟ Gallions : 244 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : bois d'if, crin de sombral, 34.6cm, souple ϟ Sang : mêlé (mais de deux parents sorciers) ϟ Année d'étude : 6ième Age : 38
Préfet Gryffondor • Sixième année ─
MessageSujet: Le grondement sourd des esprits tourmentés [Meredith, Lysander]   Jeu 2 Avr - 17:29

Achéron vit arriver Meredith de loin, marchant en sens inverse dans un couloir du rez-de-chaussée. Elle n'était même pas l'ombre d'elle-même, trainant le pas, le visage enfuit dans ses mains. "Merlin ses mains" pensa-t-il en voyant ses doigts enflés et rouges, couverts d'écorchures. Ni une, ni deux, il interpréta ça comme un appel à l'aide et corrigea sa trajectoire afin de l'intercepter. Sans autre forme de procès, il la prit dans ses bras et lui appuya la tête contre son épaule.

- Là, doucement, doucement. Je t'avais dit que je serai là tu te rappelles ?

Un peu perdue sans doute, les yeux remplis de larmes, elle baragouina quelque chose à propos de son maquillage mais ça n'avait aucune importance pour le jeune homme. L'état de ses mains l'inquiétait, de près des tâches violettes apparaissait çà et là et son annulaire enflé ne laissait pas place au doute : il était cassé.

- L'avantage avec les robes de sorciers noires, c'est que les tâches ne se voient pas.

Il se voulait drôle mais le ton n'y était clairement pas, il était trop inquiet pour sa camarade. Sans vraiment s'en rendre compte, il scrutait les alentours à la recherche de la cause de sa peine et de sa douleur. Hélas, ou heureusement peut-être, il ne vit rien.

- Reprends ton souffle mais ne retiens pas tes larmes. Conseilla-t-il en pressant de nouveau sa tête contre son épaule. Laisse toi faire, je t'emmène à l'infirmerie.

Le jeune homme lui laissa quelques secondes, presque une minute, avant de se mettre en marche. La guider, même dans cette position incongrue, n'était pas difficile tant la fille aux cheveux de sang avait l'air d'un fantôme.
Sur le chemin, il fit taire d'un regard tous ceux qui osèrent se permettre un commentaire. Il dégageait quelque chose de froid et dangereux très inhabituel pour ceux qui le connaissaient un peu. Pour la troisième ou quatrième fois peut-être en 6 ans il était en colère. En colère de ne pas avoir été là quand son amie avait eu besoin de lui. En colère aussi de ne pas savoir quoi faire de plus que de l'emmener à l'infirmerie. Et cette colère devrait exploser à un moment ou à un autre.

- Courage, on arrive.

Les deux amis n'étaient plus qu'à deux couloirs de l'infirmerie. En arrivant, il hésita un instant à ouvrir la porte à coup de pied mais il se ravisa, inspira une grande bouffée d'air et essaya d'avoir au moins un sourire en coin.

- Miss Pomfresh, Monsieur Keaton ! Venez vite s'il vous plait, j'ai une blessée avec moi. Lança-t-il tout en ouvrant la porte.

Achéron continuait de soutenir Meredith en attendant qu'on la prenne en charge, elle n'était pas plus lourde qu'une poupée de chiffon pour lui.

--> Meredith
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ϟ parchemins : 178 ϟ Gallions : 396 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : Bois de Pin, Plume de Phénix, 32.4 centimètres, plutôt souple ϟ Sang : Pur ϟ Année d'étude : Sixième année
Préfète Poufsouffle • Sixième année ─
MessageSujet: Re: Le grondement sourd des esprits tourmentés [Meredith, Lysander]   Jeu 2 Avr - 18:01

J’avais cette sale manie de marcher au milieu des couloirs. Je l’avais toujours eue, et je me la traînerais sans doute jusqu’à ma dernière année. Mais pas aujourd’hui. Entre les larmes qui ne voulaient pas arrêter de couler, brouillant ma vue, et le maquillage qui me piquait les yeux à chaque fois que je les frottais de mes paumes pour essayer de les sécher, je ne voyais plus grand chose. Alors, ne voulant heurter personne, je rasais les murs, marchant à pas lents parce que de toute façon après avoir couru dans le parc je n’étais plus capable de faire plus rapide.

J’étais encore au rez-de-chaussée quand je sentis des bras se refermer autour de moi, et je ne tardais pas à reconnaître la voix d’Achéron. J’essayais de le repousser, articulant péniblement entre deux sanglots qu’avec mon maquillage j’allais le tacher. Mais il ne me laissa pas m’en aller et je finis par me mettre à pleurer sur son épaules, mes bras appuyés contre ses côtes quoiqu’évitant soigneusement tout contact entre lui et mes mains.

Et quand il s’était mis en route, je m’étais laissée entraîner sans résister. Après tout, c’était là que j’avais voulu aller et l’avoir près de moi m’aidait un peu. Je pleurais toujours autant, j’avais toujours aussi mal que ça soie aux mains ou au coeur, mais je respirais un peu mieux. Et dans l’état lamentable dans lequel je me trouvais, c’était déjà pas mal. De tout le trajet, je ne prononçais pas un seul mot et ne relevais pas la tête. Je ne m’en sentais pas capable.

« Merci Ach’... Tu peux... y aller... si tu veux. »

Fis-je lorsqu’il ouvrit la porte, entre deux hoquets, alors que je tâchais de me redresser et de m’essuyer les yeux. C’est alors qu’enfin je regardais Achéron et un me détail me sauta aux yeux : il souriait pour de faux.

« Si j’avais su... j’aurais plutôt mis... un t-shirt... et un... pantalon! »

Mon humour n’était déjà pas terrible en temps normal, mais alors avec mon coeur en miettes et les larmes qui coulaient sur mes joues il était carrément minable. Il fallait dire que maintenant je me sentais stupide d’avoir mis un joli chemisier et une jolie jupe pour Liam. A peine avais-je pensé à lui que je fus submergée par une nouvelle crise de larmes. Je n’avais même pas envie d’essayer d’expliquer ce qu’il s’était passé.
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MessageSujet: Re: Le grondement sourd des esprits tourmentés [Meredith, Lysander]   Sam 4 Avr - 15:33

"Je te laisse l'infirmerie pour aujourd'hui."
"Oui, Mme Pomfresh et je sais déjà ce que vous allez me dire : ne fais pas l'idiot dedans, ne dérange rien, ne casse rien."
"Et prend soin des élèves"
"Aucun problème, je vous revois demain ?"
"Exacte."
"Alors a demain et faites-moi un petit résumé de la formation héhé"
"Idiot."

Et c'est ainsi qu'elle a disparu dans la cheminée pour aller à sa formation. Il allait être seul, il espérait que les élèves ou même le personnel ne serait pas trop maladroit aujourd'hui sinon, il aura du mal à tous les soignés en même temps. Il n'avait pas de jumeau ni même de clone. Enfin, il ferait ce qu'il faudra faire, quoi qu'il arrive. C'était son métier après tout. Il s'installa derrière son bureau et commença à lire un livre sur les potions les plus difficiles à réaliser pour diverses raisons. Avec un sourire aux lèvres, il se disait que le Professeur Rogue y arriverait facilement car ils avaient beau dire qu'il était froid mais en fait, Rogue était aussi un sacré sorcier qu'il n'aimerait pas avoir en adversaire.

Heureusement pour tout le monde, cette journée était plutôt calme et il réussit à terminer son bouquin ... bon, il faut dire qu'il avait déjà lu la moitié auparavant mais quand même, c'était un exploit. Cependant, cette journée si calme allait bientôt voler en éclat. La porte de l'infirmerie s'ouvrit et il se demanda pourquoi les jeunes ne savaient pas frapper à une porte mais il se retient de dire quoi que ce soit au vu de l'état de la Flamboyante qui semblait plus éteinte que les fantômes qui peuplaient Poudlard. Lysander en était choqué, elle qui pétait les nez à tout-va ... elle n'était plus que l'ombre d'elle-même. Il s'approcha des deux jeunes personnes et posa une main sur chacune des deux têtes comme pour les consoler. C'était une bien piètre consolation m'enfin.

"Installe-là dans ce lit Achéron."

Elle avait bien besoin de s'asseoir voire même de s'allonger. Il aida le jeune homme avant d'examiner ses mains. Elles étaient, toutes les deux, cassées. Elle devait avoir sacrément mal, c'était peut-être pour cela qu'elle pleurait. Il se demandait bien contre quoi elle s'était fait autant mal ... à moins que ce ne soit qui et dans ce cas, il risquait d'avoir une visite dans pas bien longtemps et cette personne risquait fort d'être amochée. Il regarda Achéron et lui dit doucement :

"Tu peux rester avec elle si tu le souhaite"

Et il allait probablement rester car il ressentait beaucoup d'inquiétude de sa part pour la Flamboyante. Lysander se détourna et se dirigea vers l'armoire à potion, chercha celle qui devait guérir la demoiselle avant de retourner vers eux.

"Meredith, tu vas devoir boire ça, ce n'est pas très bon mais ça va t'aider à guérir. Tes mains sont cassées. Ca risque de te faire mal mais il faut que tu prennes ça."

Il remplit la moitié d'un verre et le lui donna, l'aidant à boire pour éviter qu'elle ne se serve trop de ses mains, de ses doigts. Il passa ensuite une main dans ses cheveux, doucement et continua :

"Essaie de te reposer, je serais là à ton réveil et je t'écouterais si tu souhaites parler avec moi ou avec Achéron."

Il lança un regard au Gryffondor comme pour lui demander confirmation mais c'était plus pour qu'il prenne la parole et qu'il la rassure après tout, on est plus rassuré lorsque c'est une personne que l'on connaît bien et que l'on aime qui nous parle ...
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Préfet Gryffondor • Sixième année ─
MessageSujet: Re: Le grondement sourd des esprits tourmentés [Meredith, Lysander]   Sam 4 Avr - 16:07

Achéron se sentit rassuré de voir l'infirmier accourir. Certes, ce n'était pas le moment idéal pour lui flatter la tête mais le geste lui procura un apaisement fugace. Puis il accepta volontiers l'aide de Monsieur Keaton pour installer Meredith sur le lit. Il aurait pu le faire mais redoutait de lui faire mal.

- Je vais rester monsieur. Vous êtes tout seul, je pourrais au moins tenir deux fioles de potion pour vous aider.

Il faisait de son mieux pour être poli mais il avait la rage au bord des lèvres. En fait, deux idées l'obsédaient complètement : la première était de s'assurer que son amie ne soit pas en danger, qu'elle guérisse vite et n'ait pas de séquelle ; la deuxième était de trouver ce qui l'avait faite souffrir. Savoir et surtout comprendre. Pourquoi s'en prendre à elle ? C'était une fille bien, elle n'avait pas fait de mal ! Ce n'était pas juste.

* JUSTICE N'EST PAS LOI *

Voilà qu'il pensait à la devise de son père. Devise par laquelle il expliquait par exemple qu'il préférait tuer un coupable au cours de son arrestation plutôt que d'attendre qu'un tribunal ne le libère pour un vice de procédure.
Il avait en partie hérité de cette facette sombre de la personnalité de son géniteur. Si le jeune homme s'évertuait à rendre son entourage meilleur, c'était aussi pour éviter que ce morceau de lui ne remonte à la surface et que le chevalier servant ne se fasse chevalier noir.
Il secoua la tête pour chasser ses idées noires, sans succès.

- Je suis là Mery, comme promis je ne te laisse pas tomber. Ecoute bien monsieur Keaton.

Sa voix était douce et chaude, il faisait des efforts surhumains pour refouler la haine. La main glissant doucement dans les cheveux de sa camarade, il souffla un grand coup et ferma les yeux, hésitant à les rouvrir car il craignait de les voir se remplir de larmes de rage.
La sensation soyeuse sur ses doigts le calmait, repoussait le mal. Il focalisa toute son attention dessus. Du coin de l'œil, il aperçut un tabouret qu'il ramena à lui en le tirant avec le pied. Le grincement le fit grimacer mais il s'assit.

- Désolé. S'excusa-t-il simplement. Là, tu sens ma main sur ta joue ? Je reste jusqu'à ton réveil et s'il le faut, je te ferai manger d'accord ?

Il ne lui restait que ça pour se sentir utile : veiller Meredith. Sans même s'en rendre compte, il se mit à fredonner un air de son enfance : l'air des soirs d'orage qui chasse les monstres de sous le lit.
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MessageSujet: Re: Le grondement sourd des esprits tourmentés [Meredith, Lysander]   Sam 4 Avr - 17:36

Je m’étais laissée guider jusqu’au lit, où je m’étais docilement assise, ou plutôt laissée tomber. Je sentais la main d’Achéron glisser dans mes cheveux et je recommençais à me calmer grâce à lui, mais aussi parce que j’étais trop fatiguée que pour continuer à pleurer.

« Merci monsieur Keaton. »

C’était tout ce que j’avais réussi à dire quand l’infirmier m’avait aidée à boire sa potion qui, à vrai dire, était carrément dégueulasse. Mais je ne risquais pas de me plaindre à ce sujet, j’avais trop mal partout que pour réellement m’en soucier. Sur sa suggestion, je retirais mes chaussures avec les pieds et m’allongeais, hochant légèrement la tête quand Achéron me demanda si je sentais sa main sur ma joue, puis à nouveau quand il me dit qu’il resterait là. Je m’obligeais à fermer les yeux, et avec les fredonnements de mon meilleur ami pour me bercer, m’endormir fut moins difficile que ce que j’aurais cru.

Je m’éveillais environ une demie heure plus tard. Et j’avais encore la main d’Achéron sur la joue. Je grimaçais un sourire, alors que je me redressais pour constater que j’avais mal à la tête. Par contre, je sentais que mes mains allaient déjà un peu mieux, mais je n’osais pas plier les doigts pour autant. J’avais peur d’avoir mal.

« Merci d’être resté... J’ai dormi longtemps? »

Je m’en fichais. Mais j’essayais de retarder le moment où il faudrait que je m’explique. Je supposais que Lysander devait être dans les parages, mais je ne pris pas la peine de vérifier avant de me lancer. Si je ne le faisais pas maintenant, je n’aurais pas le courage.

« Je... Je sortais avec un garçon depuis une semaine et ce matin... Je lui ai dit que je l’aimais. Seulement il... »

Regardant mes mains, je pris une grande inspiration tremblotante alors que je m’efforçais de ne pas me remettre à pleurer.

« Il m’a dit qu’il en aimait une autre... Depuis longtemps... Qu’il n’avait jamais été amoureux de moi, mais qu’il aurait pu si quelque chose ne s’était pas produit... Il ne m’a même pas dit quoi! »

Malgré moi, quelques larmes avaient roulé le long de mes joues et je les essuyais d’un geste rageur. Voilà pour les larmes. Et maintenant l’état de mes mains...

« Je l’ai frappé jusqu’à ce que je pleure trop pour qu’il me reste des forces. »

Je m'étais sentie incapable de prononcer son nom. Et de toute façon, ça valait sans doute mieux.
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