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 BUREAU DE ROGUE - L'homme est le fils de l'erreur

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ϟ parchemins : 12 ϟ Gallions : 30 ϟ Âge : 35 ans ϟ Baguette : Saule ; Nerf de dragon ; 27,8cm ϟ Sang : Mêlé ϟ Emploi : Professeur de Potions

Potions • Directeur Serpentard ─
MessageSujet: BUREAU DE ROGUE - L'homme est le fils de l'erreur   Mar 24 Mar - 16:09

BUREAU DE ROGUE, L'homme est fils de l'erreur
avec Davan O'Meara



Directeur de Serpentard. Tu frisonnes un instant. Souvenirs souvenirs. Tu tentes, assez vainement, de te rappeler de ce qui a bien pu te pousser à accepter ce poste lorsqu'Albus te l'a proposé. Tu te pinces l'arrête du nez, énervé contre ce fichu Directeur, bien trop capable d'obtenir tout ce qu'il souhaite obtenir. Tu n'en as jamais été particulièrement fier, ou heureux. Tu sais fort bien que d'autres auraient été bien plus aptes que toi à gérer cette situation. Il faut dire que si tu manques sérieusement de quelque chose (parmi d'autres), c'est certainement d'empathie. Finalement, le seul aspect agréable de ce poste est certainement le visage de Minerva lorsque ses chers petits Gryffondors voient la Coupe des Quatre Maisons leur passer sous le nez. Ce qui tend un peu trop fréquemment à ne plus arriver, depuis que l'insupportable Potter Jr et sa clique ont rejoint le château, cinq ans auparavant.

Pourtant, tu ne sais que trop bien pourquoi ce rôle est retombé sur tes épaules et non celles de n'importe quel autre enseignant ex-Serpentard et fier de le revendiquer. Pour n'importe quelle autre maison, n'importe qui aurait convenu. Mais pas Serpentard, oh ! non. Serpentard a sa petite réputation. Et Albus prend cette petite réputation très au sérieux ! Peut-être n'a-t-il pas tout à fait tord ? Une ridicule histoire moldue de prévention et de guérison. Tu ne sais plus très bien.

Mais avec le temps, tu as fini par prendre ce rôle à cœur finalement. Celui qu'Horace Slughorn n'a pas tenu à ton époque, bien trop occupé à bichonner sa petite collection de célébrité pour se rendre compte qu'une partie de ses élèves tendait un peu trop aisément à rejoindre un certain Lord Noir. Celui dont tu aurais eu besoin pour éviter de recevoir une sale tête de serpent peinte en noir, sur l'avant-bras gauche, à l'âge de dix-sept ans, bien trop impressionné, illusionné par l'attrait du pouvoir et de la reconnaissance pour flairer le piège. Une grimace de haine te déforme le visage au souvenir de ce vieillard abject, indifférent à ta vue parce que tu n'es pas beau, parce que ta famille n'est pas connue, parce que tu es pauvre, terriblement pauvre. Et puis ton talent, tu ne l'exhibes pas en cours, par crainte d'attirer le regard des autres. Alors, pour Slughorn, tu n'es rien, rien d'autre qu'un élève dérisoire, dans la moyenne, ne présentant pas le moindre intérêt. Rien du tout. Pas même un futur Mangemort ?

Tu ne veux pas faire les mêmes erreurs que lui. S'il est une chose que tu as appris, depuis que tu hantes les murs de Poudlard en tant que professeur de Potions, c'est à prendre tes responsabilités. Tu te refuses à laisser quiconque répondre à la même folie que toi si tu as les moyens de l'en empêcher. Tant que tu en seras capable, tu t'arrangeras pour que Poudlard ne compte plus dans ses rangs le moindre mage noir ou le moindre suiveur de mage noir. Parce que tu sais trop bien ce que c'est que d'être un Serpentard, un rebut de la quatrième maison. La maison des méchants selon les trois autres. La maison des lâches, des perfides, de ceux qui crachent dans le dos des autres pour leur propre profit, qui ne se soucie de rien d'autre que de leur petite personne. Tu n'es pas naïf, tu as été élève toi aussi. Tu sais que les différents professeurs hésitent moins à retirer des points à un élève s'il est à Serpentard. Tu sais ce que c'est que de subir les regards des autres élèves, la méchanceté de leurs mots, simplement parce qu'il y a un serpent et du vert sur ton blason. Tu ne connais que trop bien le favoritisme dumbledorien vis-à-vis de son petit protégé Potter. Il n'y a qu'à voir la quantité astronomique de points accordés au Trio en première année, sous la seule justification d'avoir brisé l'ensemble des articles du règlement, volant ainsi la coupe à des Serpentards ayant travaillé dur toute l'année pour l'obtenir.

Alors oui, tu fais preuve de favoritisme à l'égard de tes Serpentards. Mais tu n'as commencé que le jour où tu as réalisé que tu étais le seul à pouvoir rééquilibrer la balance.

Et tu mets un point d'honneur à la rééquilibrer, cette balance. A tenir cette promesse que tu t'es faite de ne laisser aucun Serpentard faire le même choix que toi, si au plus profond de lui-même, ce n'est pas ce qu'il désire. Même avec eux, tu n'es pas tendre, parce que tu ne sais être tendre avec quiconque. Mais enfin, tu ne peux pas t'empêcher de vouloir les sauver de tout ce dont toi on ne t'a pas sauvé. Tu n'es pas de ces gens qui tendent frontalement la main pour sauver les autres. Plutôt de ceux qui, par de tortueux détours, apprennent aux autres à regarder correctement à l'intérieur d'eux-mêmes, et à comprendre ce qu'ils y trouvent. Pour faire les meilleurs choix.Tu veux être l'antidote d'un poison qui toi-même t'a détruit. Sûrement y a-t-il en toi trop de bonté, Severus. Tu te permets un petit rictus à cette idée qui te semble particulièrement amusante.

Un instant, tu réfléchis en t'asseyant derrière ton bureau. Avec qui, déjà, as-tu rendez-vous ce jour-ci ? Jeudi. C'est donc une quatrième année. Oui, ça y est. Davan O'Meara. Sang-pur, irlandaise. Si tu ne te trompes pas, il y a assez peu de chance qu'elle se retrouve à la botte du Seigneur des Ténèbres, si l'on considère attentivement sa famille et ses connaissances. Pas mauvaise en Potions, pas tout à fait exceptionnelle non plus. Des capacités, disons. Oui, une gamine intéressante, qui a sa place dans la maison verte et argent. Mais devant faire ses preuves, absolument, pour ne pas se retrouver embourbée dans une masse d'indifférence de la part de ses camarades.

Tu te frottes un peu le front et machinalement, d'un mouvement de baguette, tu attires à toi un verre et une bouteille de whisky-pur-feu, avant que ton élève ne passe le pas de la porte. Pour te détendre. Pour paraître un tut petit peu plus agréable que tu ne l'es dans ton état normal. Pour ne pas terroriser tout à fait ces gamins que tu t'es promis d'aider. Même si, actuellement, ta seule et simple envie serait de retrouver le feu de ta cheminée, un fauteuil moelleux et u bon livre. Un instant, tu sirotes ton fond de verre, avant de l'avaler cul sec. Il est presque l'heure et tu ne sais que trop bien que ton alcoolisme latent ne concerne personne d'autre que toi-même. Ce qui est déjà beaucoup.

Dans le couloir, des bruits de pas contre la pierre froide. Miss O'Meara, très certainement. Juste à l'heure. Point rigoureusement positif de ton point de vue. De ces choses qui importent, tout particulièrement, sans que tu ne saches trop pourquoi. Le retard t'exaspère.Sa main contre le bois : un bruit sec retentit.

Et ta voix, juste assez forte pour qu'elle entende. « Entrez. » Et tu poses tes coudes contre le bois de ton bureau, en faisant venir une chaise d'un mouvement de poignet face à toi, pour que la gamine puisse s'asseoir. C'est reparti.


Dernière édition par Severus Rogue le Sam 28 Mar - 1:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BUREAU DE ROGUE - L'homme est le fils de l'erreur   Mar 24 Mar - 22:28

« – Moi, je l'aime bien. » avait simplement glissé Davan, alors qu'elle se glissait l'air de rien dans une conversation déjà commencée au sujet du professeur Rogue.  
« – Bien sur que tu l'aime bien chérie, mais honnêtement tu  n'es pas exactement un exemple de bon goût. Et je ne remet pas en question ta façon d'aimer les gens, mais le fait est que ton avis n'est pas celui de la majorité. »
Nora, posa ses yeux d'un gris laiteux sur sa plus vieille amie. Naturellement, la blonde ne tint pas compte de ses mots – comme elle ne tenait pratiquement jamais compte de ce qui n'allait pas dans son sens à la vérité – et se percha sur l'accoudoir du fauteuil de la salle commune, celui qui était le proche du foyer de la cheminée. Elle regarda un moment le feu dans l'âtre, fascinée comme une petite fille, avant de reporter son attention sur son livre. Un très vieux grimoire qui traitais de vieilles runes et de choses dont personne n'avait réellement envie de parler.  Pas même Davan elle-même. Pas qu'elle n'était pas absolument passionnée par le sujet . Tout le contraire, mais elle ne se voyait pas expliquer pourquoi justement elle aimait tant cela à des gens qui ne comprendrais pas.

Elle tournait les pages. Silencieusement. Sans produire ce sont de papier frotté si caractéristique. Tellement silencieusement en fait que tout en lisant elle pouvait entendre avec succès la plupart des conversations qui se tenaient si et la dans la salle. Et ce n'était pas totalement du au hasard. C'était une seconde nature chez elle. Parfois, pour rire Gil Paterson, disait que c'était chez les aurors d'élite qu'elle devrais aller, pour mettre à profits ses talents d'espionne. Et l'idée ne déplaisait pas totalement à la jeune fille. Pas non plus que la vie d'action l'attirai tout particulièrement, bien loin de là.  Trop loin de là sans doutes.

Davan était une élève somme toute polyvalente. Elle se maintenait toujours dans la moyenne haute et ce peut- importait les matières et elle était suffisamment impliquée dans ses études pour y consacré le temps nécessaire. Elle montrait de très grandes dispositions en Sortilèges et si elle se défendais assez bien dans toutes autres matières – divination mise à part qu'elle avait abandonné en troisième année – elle ne brillait particulièrement dans aucune autre.  Pas par manque de capacité, mais certains se plaisaient à dire que c'était un grand point stratégique et qu'elle attendait seulement le  moment adéquat pour se montrer sous son meilleur jour. En attendant cette banalité rassurante la rendait d'autant plus discrète que les professeurs ne l’encensaient jamais vraiment. Et la jeune fille appréciait cette tranquillité scolaire. Tant qu'elle restait dans la bonne moyenne personne ne lui mettait la moindre pression et ça lui convenait plus que très bien.

Les yeux de la semi-vélane se posèrent sur l'horloge , dont les aiguilles-serpents, susurraient l'heure et plus les minutes s'égrainaient au plus elle se rendait compte que l'heure fatidique de son rendez-vous avec le Directeur de la Maison avançait. Elle ne savait pas bien qui avait eût cette idée de mettre en place des rendez-vous pédagogiques, mais ça la perturbait.

Elle n'avait rien à se reprocher, elle était toujours rigoureusement ponctuelle, elle respectait le règlement avec parfois il était vrai une gentille insolence. Il était vrai qu'elle n'était pas particulièrement adorable avec les autres élèves , mais elle ne persécutait personne et n'était jamais gratuitement méchante. Elle était attentive en cours et rapportait des points à la maison. En dépit de tout cela elle ne pouvait s'empêcher de se sentir mal-à-l'aise dans ce genre de circonstance, elle avait cette angoisse tout au fond d'elle, cette angoisse qu'il ne soit pas fière d'elle. D'une façon ou d'une autre Severus Rogue était une paternelle figure d'autorité entre les murs des Serpentards, tout du moins avait-elle transposé cette image rassurante sur sa silhouette stricte et sa voix de velours.

Car aux yeux de la petite blonde Severus Rogue était un homme fascinant. Il y avait cette flammèche inquiétante dans ses yeux d'obsidienne et ce genre d'aura, magnétique, abrutissante dans son sillage. Il semblait porter toute la douleur du monde sur ses épaules et donnait l'air d'y faire face avec rage et passion et c'était un maître des Potions absolument ahurissant. Sa voix traînante, son ton stricte, son visage fermé, mais l’œil attentif, Davan savait qu'il gardait un œil attentif sur chacune d'entre eux à sa façon, et elle aimait cela. Ça la faisait sentir en sécurité. Comme à la maison. Comme avec son père. Et c'était sans doutes de là qu'était venu cette crainte de ne pas le satisfaire.

Elle s'était mise en route bien assez tôt et pourtant était arrivée pile à l'heure, elle avait marché doucement ressassant ses derniers résultats scolaires comme pour s'assurer qu'ils étaient assez bons pour qu'elle en soit fière. Elle avait même défait son chignon négligé et rangé sa baguette, pour se donner un air plus présentable.  Ses chaussettes n'avaient pas tout à fait la même taille mais elles étaient au moins de la même couleur émeraude, sa chemise d'un vert plus clair était plus ou moins bien rentrée dans sa jupe et elle avait presque attaché correctement tout les boutons de sa robe.  Si le résultat n'était pas parfait, l'intention était là.

Elle avait poussé la porte doucement, quand il l'avait invitée à entrer. Intimidée, elle s'assura de ne faire aucun bruit. Ni en ouvrant ou en fermant la porte et moins encore en marchant et en s'installant sur la chaise qu'il lui avait attribuée. Personne ne lui avait dit qu'elle devait être absolument silencieuse, mais c'était un accord qu'elle avait tacitement passé avec elle-même alors qu'elle relevait les yeux à la recherche des deux puits noirs du professeur de Potions.

Elle garda le silence un instant, glissant ses yeux ci et là comme pour chercher si quelque chose avait changé depuis sa dernière visite mais tout semblait être comme il se devait, à sa juste place. Elle trouvait quelque chose d'apaisant dans cette rigueur et consentit à poser une nouvelle fois ses yeux sur le visage de l'adulte qui lui faisait face.

« – Le Professeur Mc Gonagal à dit que je devais prendre rendez-vous avec vous , mais je ne sais pas vraiment pourquoi je suis ici.  Si c'est à cause de ma dernière note en Botanique, je vous promet que je suis désolée ! C'était vraiment un accident, je n'ai pas vu que je coupais si près de la tête et ...quoiqu'il en soit ça n'arrivera plus je vous jure que j'aurais un Optimal la prochaine fois, alors ne soyez pas fâché , s'il vous plaît! »

Elle s'était exprimée, un peu vite. Sans le quitter des yeux, dépitée , complètement mortifiée à l'idée que ce soit vraiment la raison de sa présence ici.
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MessageSujet: Re: BUREAU DE ROGUE - L'homme est le fils de l'erreur   Sam 28 Mar - 1:02

Tu fermes les yeux un court instant pour savourer comme tu le peux le silence que ton élève te permet. C'est rare, il faut le dire. Tu aimerais bien que ce silence valse avec son absence lorsqu'elle ouvrira les yeux. Que tous ces rendez-vous qui ne savent que trop te fatiguer ne soient pas si nécessaires que cela. Qu'il puisse suffire d'une illusion de tout va bien. Mais ça ne suffit jamais. Oh ! certains s'en sortent, toujours. Mais prendre le risque, ce serait faire un pas de plus vers le gouffre, et tu es déjà bien trop embourbé pour te permettre ce genre de chose, n'est-ce pas ? Alors tu vas rouvrir les yeux, et miss O'Meara sera là toujours, et tu lui poseras les mêmes questions que tu poses à chacun depuis près de quinze ans maintenant, et elle te répondra avec le désintérêt que tout élève respectable de quatrième année se doit de détenir. Par principe. Puis en silence, tu retourneras à tes appartements et tu tenteras d'assassiner la fatigue. Une fois de plus, elle gagnera. Mais – quelques instants encore – berçons-nous du peu qui, si nous en étions encore capables, pourrait nous faire sourire.

Quand tu rouvres les yeux, la gamine est assise parfaitement silencieuse. Mais tu le vois, pourtant, qu'elle se pose trop de questions. Son visage se tord un peu, ses yeux ne se fixent sur rien et surtout pas sur toi. Et puis finalement, si. Ca y est, elle s'est calmée. Tu te détends imperceptiblement. Empathie de legilimens, certainement, mais tu as toujours eu cette tendance à t'apaiser face à une personne se détendant ; à entrer dans une noire colère lorsqu'une personne s'énerve proche de toi. Tu décrispes tes doigts qui jusqu'alors tendaient à froisser tes lourdes robes noires. Ton visage, lui, reste rigoureusement impassible. Élève de Serpentard ou non, intérêt de ta part à leur égard ou no, tu comptes bien rester le plus impassible possible. Tout cela fonctionne très bien depuis le temps, et il n'est pas question de se défaire des seules bonnes habitudes que tu as pu savoir prendre.

Elle commence à parler, elle ne s'arrête plus. Une longue tirade que tu ne parviens qu'à trouver un peu absurde. Tes mains se recontractent. Ton répit fut de courte durée. Qu'importe, il ne faut pas s'attacher au détails. En t'attachant au détails, tu finiras moins vite. En finissant moins vite, tu n'en seras que plus tard dans le fauteuil moelleux qui habite seul ton salon en ton absence. Déjà l'odeur du feu de cheminée et la saveur âcre de l'alcool te donnent envie de te lever. Mais dans ton immobilité, tu continues à sonder la môme. Il paraît que tu fais peur aux gens, que ta sévérité leur est désobligeante. Pourtant, ce qui de sa voix semble ressortir, plus qu'une crainte intense et infondée, c'est la peur d'avoir déçu, de ne pas avoir été à la hauteur.

Un instant, tu as onze ans, tu es le minuscule Severus séparé de Lily lors de la répartition, le Severus au Sang-Mêlé perdu entre tous ces Sangs-Purs. Le Severus avide de reconnaissance, perdu au milieu d'une terrifiante indifférence, de la part de tous ces autres.

Une fois qu'elle a fini, seulement, tu te permets de prendre la parole. Sec, bien sûr, mais avec le moins de méchanceté possible dans la voix. Ce n'est pas simple. Ça ne marche pas très bien. Tu est toujours cassant, quoiqu'il arrive. « Votre note en botanique ne me concerne pas, miss O'Meara. » Tu t'arrêtes un instant, sans trop savoir pourquoi. Pour profiter du silence, assez simplement. « Vous n'êtes pas là pour ça, et vous n'avez à vous en excuser auprès de personne sinon de vous-même. Je peux tout de même – cependant – vous demander avec insistance d'être plus attentive en cours. Ne serait-ce que pour l réputation de Serpentard. »

Tu poses tes coudes sur la table afin de pouvoir croiser les doigts et y apposer ton menton. Tu te rapproches sensiblement, le regard dangereux. Pas pour cette fichue note de Botanique dont tu te fous complètement, mais parce que cette petite idiote semble persuadée qu'elle ne travaille pas pour elle, plutôt pour les autres. Et a t'énerve, non, bien plus que ça, tu es tout à fait excéder de voir qu'elle a exactement les mêmes attentes d'une reconnaissance impromptue, dérisoire, que celle que tu avais à son âge. Ce qui est tout à fait absurde de sa part, quand on voit ce que tu es devenu. Ne peut-elle pas se rendre compte très simplement de son erreur, faire demi-tour, sortir de cette classe et n'y revenir qu'avec le sourire hautain que l'amour de soi sait peindre sur les visages ? Mais tu ne sais que trop bien qu'il ne sert à rien d'attendre, que ça ne changera pas. Qu'il faut parler, puisqu'il paraît que c'est ainsi que les gens normaux – ceux qui ne sont pas comme toi – tendent à comprendre les choses.

Ton regard sombre, froid, reste ancré dans le sien. Tu ne veux pas le moindre mensonge. Tu n'aimes pas que l'on te mente de manière générale, d'abord ; tu ne veux en aucun cas éterniser ce rendez-vous ni faire en sorte qu'il n'ait servi à rien, ensuite.

« Une note n'est pas grand chose. Je veux vous parler de votre scolarité, plus largement. » Cette fois-ci, le silence n'a pour autre but que de l'inquiéter. Très gratuitement. Sans que tu ne culpabilises un seul instant. Parce que ça t'amuse un peu, et que rien qu'un peu, c'est bien assez rare pour toi. « De ce que vous comptez faire une vois vos B.U.S.E. passées, puis une fois que vous aurez quitté Poudlard. Si vous avez des idées. » La plupart du temps, les Serpentard en avaient des idées. Ambitieux, qu'ils disaient. Si les premières années tendaient à cracher à la volée des absurdités comme Ministre de la Magie, les plus vieux devenaient aussi plus fourbes, et se contentaient d'expliquer soient qu'ils désiraient obtenir un puissant poste de l'ombre, soit que ça ne te concernait pas. Commentaire que tu t'arrangeais pour leur faire amèrement regretter dès qu'ils s'en targuaient.

Ce n'est pas tout cependant. Et la seconde partie de l'entretien t'es toujours moins agréable parce que déjà, tu sais que dans la plupart des cas elle ne saura bien se passer. Tu es un Serpentard, comme eux, et tu ne sais que trop bien comme tu désapprécies ceux qui tentent de se faire une place, même minuscule, ce que tu considères comme appartenant à ta vie, celle qui n'est qu'à toi. Celle qui n'est pas faite de guerre, de sang, de cadavres, de puissants mages ennemis et d'espions tordus. Non, l'autre vie : celle avec un café chaud et un livre incompréhensible que tu lis en relevant parfois la tête pour, quelques instants, songer à Lily, parce qu'elle te manque, Lily, et que c'est un peu dur.

Tu adoucies ton regard d'un soupçon de mielleux, un mielleux qui ne te va pas très bien au teint. Qu'importe, tant que cela suffit à adoucir l'élève, à tirer d'elle ce dont tu pourrais potentiellement l'extraire, si tout se présente mal. « De plus, s'il est des choses dont vous souhaitez, dont vous avez besoin de me parler, je pense que c'est le moment d'en profiter. Que cela concerne votre vie en dehors de Poudlard, vos relations vis-à-vis des autres élèves et de votre maison, et des autres maisons. Je n'ai bien sûr que faire d'épanchements lyriques et abrutissants à l'égard de quelque spécimen qui vous feraient sourire à vous en déformer les jours. Mais s'il y a des choses qui vous posent problème, je dois pouvoir vous écouter à ce sujet. »

Bon, pour la mise en confiance, ce n'est peut-être pas tout à fait ça. Disons qu'il y a encore un certain effort qui se doit d'être fait pour que ça fonctionne. Mais il y a un geste, tu te l'accordes. Sans t'en féliciter aucunement. C'est un peu pathétique, tu en conviens, mais cette méchanceté n'est finalement rien d'autre qu'un trait épais de vengeance qui te suit depuis tes propres années à Poudlard, dont tu n'as jamais su te séparer, et dont ceux croisant ton chemin, quoique d'une innocence palpable, doivent subir les conséquences. Les principaux intéressés de ce désir de vengeance étant dans des situations peu propices à être objet de ta foudre. Un mort et un évadé en fuite. Tu te permets un rictus méprisant. Et espère, un instant après, que la jeune Serpentard ne l'ait pas vu, ou tout du moins qu'elle ne l'ait pas pris pour elle. Ce dont tu ne jurerais pas.

Ainsi, même vingt ans après, James foutu Potter et Sirius foutu Black sont encore capables de te faire perdre tes moyens.
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MessageSujet: Re: BUREAU DE ROGUE - L'homme est le fils de l'erreur   Sam 28 Mar - 11:00

Le fait de le voir lui-même se détendre avait assurer Davan dans l'idée qu'elle avait eût raison d'être aussi silencieuse. Assise dans son siège elle l'avait sondé un moment, il avait fait pareil. Elle se demandait si les choses se passaient toujours de cette façon, dans toutes les maisons et avec tout les élèves. Ils avaient juste l'air de deux crotales près à se battre corps et âmes pour un trou dans le sable. Près à défendre jusqu'à la mort leurs positions. Lui le Maître, elle l'élève qui devait apprendre à baisser humblement la tête. Mais Davan n'était pas humble et si elle était sans nulles doutes à sa plus juste place chez les sournois serpents, elle n'était pas le genre à tourner le dos à la menace la plus imminentes de la pièce. Et aussi étrangement qu'elle se sentait en sécurité dans les deux enfers d’obsidienne du professeur de Potion, elle savait qu'il était un homme vraiment dangereux , ça vibrait jusque dans le fond de son ventre et elle n'était pas prête à plier devant lui. Elle avait un respect et une fascination pour lui proche du fanatisme, mais elle savait aussi se préserver. Elle était très capable de tout cela.

Davan n'avait pas vraiment besoin d'être encouragée, ou confrontée dans son idée qu'elle était une enfant, et c'était sans doutes pour cette raison que l'attitude de Severus Snape , ne lui paraissait pas aussi terrible. Naturellement, il y avait parfois des moments ou elle le trouvait haïssable, des moments des moments ou il déclenchait des frissons glacés dans son dos, mais même dans ses instant il ne perdait pas son attrait à ses yeux. C'était un homme grand, un vrai, et fort avec cette atmosphère si particulière autour. Et sans doutes qu'il aurait été rudement moins intéressant à ses yeux s'il avait été plus paternaliste, plus proches des élèves. Il était sévère, mais jamais foncièrement injuste. Strict, mais s'il avait été plus généreux, elle n'aurait sans doutes jamais eût autant envie de faire mieux à chaque cours. C'était parce qu'il était si dur avec eux qu'elle avait la certitude qu'il était un bon professeur. Parce qu'il n'était pas leur ami, pas leur confident et si la demoiselle l'avait assimilé à une figure paternelle, c'était sans doutes parce que son père lui-même n'était pas son ami.

Mais ce n'était pas pour la botanique qu'elle était là.
D'une certaine façon ça la soulagea et même le reproche doucereux à propos de sa concentration qui pourrai ternir la réputation de Serpentard ne parvint pas à altérer ce sentiment de béatitude momentanée. Enfin pas jusqu'à ce qu'il s'appuie au bureau et se rapproche d'elle. Ça la mettait mal à l'aise, mais elle ne se déroba pas. Rivant ses yeux plein de vie dans ceux de l'adulte. Elle les scrutait avec attention tandis qu'elle l'écoutait parler, comme si elle avait pu en percer les mystère. C'était impossible pourtant. Et elle ne voulait pas vraiment savoir ce qu'il y avait derrière, parce qu'elle avait la sensation que ce serai lui voler quelque chose de sa vie, parce qu'elle n'était pas capable de le faire , et ensuite parce que malgré tout elle était encore une petite fille et que seulement savoir qu'il y avait bel et bien quelque chose, suffisait à sa plainitude.

C'était stupide …

« – Que je voudrais faire ? J'aimerai continuer les potions et les sortilèges … les runes aussi ! Mais pas l'astronomie ...J'aimerai bien être médicomage, ou gardienne de détraqueur ! C'est bien non ? Briseur de sorts ?...Il y à vraiment plein de choses , mais c'est impossible pour moi n'est-ce pas? »

Elle ne savait pas vraiment si la fin de sa phrase lui était destinée ou pas, mais elle s'était plongée dans ses pensées. Elle ne réfléchissait pas souvent à son avenir. C'était quelque chose de flou pour elle, encore plus depuis la rentrée. Elle aurait du savoir que ce genre de choses se produiraient, c'était bien le genre de sa famille après tout. Seulement elle ne pouvait s'empêcher de trouver la situation totalement injuste pour elle. Même si le professeur Rogue disait qu'il était en mesure de l'écouter, c'était son travail de référent après tout, elle n'était pas certaine qu'en parler changerai quelque chose.

Il avait eût ce sourire, tordu. Mauvais et un peu douloureux aussi.
Et elle s'était vexée. Plissant les yeux sans quitter les siens, qui pourtant ne la regardaient plus vraiment.

« – Ne vous moquez pas . »

Elle n'aurait certaine pas dus lui répondre de la sorte, mais elle se sentait encore plus minuscule que d'ordinaire en sa présence. Parce que la plupart du temps elle n'était pas vraiment l'élève sur laquelle il se concentrer. Elle n'était pas la meilleure, mais elle était clairement dans le groupe de ceux qui tiraient la moyenne de la classe vers le haut. Elle aurait sans doutes pus s'appliquer un peu plus mais elle ne faisait rien qui justifiait qu'il la loue ou la réprimande.

« – Ce n'est pas que je manque de confiance en moi, mais ...Mère à dit qu'elle ne voulait pas que je continue les études après les B.U.S.E. Elle ne crois pas que j'ai besoin des A.S.P.I.C pour faire un bon mariage. C'est que ma sœur, Géileis, à commencé à croire qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait depuis qu'elle est à l'université et elle va bientôt se marier. »

Davan adorait Géileis, mais en l’occurrence ses déboires amoureuses avec son Serbe de colocataire né de moldu, lui retombait totalement sur les épaules. La plus jeune restait donc la seule autre chance de faire un mariage avantageux dans les plus brefs délais pour la famille. Pour noyer rapidement ce sang de vélane dans une bonne veine sorcière. On ne pouvait pas demander à Cillian qui était une figure publique de faire un mariage de sang. Ça les ferai passer pour de terribles rétrogrades et mettraient à mal leurs affaires.

La jeune fille ne savait pas encore combien de temps son père pourrait réussir à retenir Ethel de la déscolariser, car lui n'y tenait pas vraiment. Il avait d'autres espoirs pour elle. Davan serra les dents et fronça les sourcils, comme si ce qu'elle allait dire lui écorchait la bouche.

« – Je ne veux pas devenir La femme de quelqu'un. je veux être quelqu'un. Je n'ai pas besoin d'un faire valoir pour cela. J'ai des capacités, n'est-ce pas Professeur ? »

Ce n'était pas vraiment un question , mais elle avait besoin de voir une lueur d'approbation dans le fond de ses puits sans fin. Qu'il comprenne que c'était totalement injuste, qu'elle était trop jeune pour cela et qu'elle avait des choses à accomplir.

Puis elle s'était radoucie, hésitante.

« – Vous ne voulez pas le dire à Mère ? lui dire que je dois poursuivre au moins jusqu'en septième année... »

elle plissa le nez,
demander une faveur ce n'était pas vraiment son genre, mais elle avait confiance en elle et elle savait que c'était un véritable gâchis que de ne pas la laisser mener ses études à termes. Un horrible gâchis.

« – Je vous demande pardon, je ne voulais pas être insolente, ça ne vous regarde pas vraiment n'est-ce pas ? Alors ne vous inquiétez pas, il n'y à rien dont je puisse me plaindre, rien dont j'ai à vous encombrer et vous avez sans doutes mieux à faire de toutes les façons. Je peu me débrouiller toute seule.  »

Et c'était vrai.
Ne disait-on pas qu'on était jamais mieux servi que par sois-même ?
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MessageSujet: Re: BUREAU DE ROGUE - L'homme est le fils de l'erreur   Mar 31 Mar - 0:43

Tu n'es pas quelqu'un de gentil, Severus. Pas quelqu'un d'agréable avec qui l'on souhaite tenir une conversation au détour d'un couloir. Quelques uns s'y risquent, un Albus, une Minerva, aux tendances certainement légèrement suicidaires. Mais dans l'ensemble, l'instinct de survie des cucurbitacées tordus qui te servent – à ce qu'on t'a dit – d'élèves leur suffit à s'écarter sensiblement de ton passage lorsqu'ils te voient arriver u loin. Non, tu n'es pas quelqu'un de gentil, et les gens le savent, et jamais, au grand jamais tu ne tenteras de les contredire à ce sujet. D'abord parce que ça ne servirait à rien, personne n'accepterait de croire une folie telle. Et secondement, tu aurais l'air fin, avec tes airs hautains, supérieurs, si tous ces abrutis qui ne sont pas toi commençaient à te sourire amicalement, avec une écœurante gentillesse qu'ils réservent, la plupart du temps, à ceux qu'ils appellent amis. En aucun cas, tu ne saurais comment gérer une telle situation. L'idée même d'un inconnu agréable à ton égard te tord un peu les tripes, et te met dans une position d'inconfort. Mais tu passes outre. Parce que l'inconfort et toi, votre relation fusionnelle ne date pas d'hier.

Ton rictus se transforme en quelque chose de moins dur, moins violent. Comme pour faire comprendre que tu ne souhaitais pas être fondamentalement méchant, sans pour autant te résoudre à faire des excuses. Non, sans qu'en fait l'idée ne t'ai même traversé la tête. Tu la laisses parler, pourtant. Parce que ce n'est pas si simple de faire parler tes Serpentard et que si l'un se lance, ce ne serait que bêtise de ta part que de l'interrompre. Et tu ressens cette maigre inquiétude dans le fond de sa voie, quant à quoi faire, et comment et pourquoi le faire. Finalement, si tous les Serpentard se ressemble, ce n'est pas du fait de leur caractère vicieux, prêt à tout, mais plutôt dans leur incapacité à savoir ce qu'il faudrait faire plus tard pour amener autour de soi le plus de contentement possible. Toujours cet impérieux besoin d'être reconnu qui vous dévore les entrailles, à tous, sans que vous n'ayez rien demandé, sans que vous ne sachiez comment s'en défaire. Il est quelques regards, ainsi, qui croisent les chemins, et pour lesquels on pourrait se détruire toute une vie. Le regard de Lily t'a littéralement fait mordre la poussière, et celui d'Albus a été comme une main tendue. Les autres n'étaient qu’auxiliaires. Pourtant, sept ans durant, ayant vu celui de Lily se détourner peu à peu du tien, tu t'es raccroché au possible à celui de tous ces autres qui, même assemblés, n'auraient jamais valu celui de la jeune Gryffondor. Tu t'en es rendu compte un peu trop tard, sûrement.

Un instant, tu te dis que tu aimerais bien pouvoir échanger de place avec elle. Pouvoir avoir des rêves et, en quelque sorte, les moyens dans ta poche de les réaliser. Mais c'est un peu trop tard pour devenir l'idéaliste que tu n'as jamais accepté d'être. Et puis, tout cela te correspondrait bien trop mal. Autant être toi-même, ce bon vieux Severus Rogue, fine Terreur des cachots – quelle fierté ! – et Mangemort, à ses heures perdues. Professeur de potions, directeur de Serpentard. Ce genre de fadaises à prendre au pied de la lettre. Faire de son mieux, même dans ce que l'on exècre. Donc répondre aux élèves lorsqu'ils posent des questions. Avec une sincérité que tu ne t'es jamais autorisée à toi-même.

« Il n'y a d'impossible que ce pour quoi vous ne daignez vous donner les moyens, miss O'Meara. Je ne pense pas me tromper en disant que vous n'êtes pas une mauvaise élève et qu'avec un petit peu plus de volonté personnelle, vous pourriez encore prétendre à mieux. Donnez-vous un objectif, un qui vous tienne à cœur, et il n'est pas à douter que vous ferez alors tout ce qu'il faut pour y parvenir. »

Mais il n'y a pas que ces projets, bien sûr, parce que tout cela serait trop simple, beaucoup trop simple. Non, il y a derrière une famille qui veut prendre le devant de la scène sur la vie de la gamine, parce que les familles sont toujours là lorsqu'on souhaiterait qu'elles se terrent dans les recoins les plus crasseux. Tu en sais quelque chose, n'est-ce pas, Severus ?

« Quand à votre mère... » Tu t'interromps un instant, songeant à ce que tu serais devenu si tu avais répondu à ce que ton père aurait pu souhaiter de toi. Rien d'autre que suivre son chemin boiteux de minable moldu imbibé d'un alcool trop fort pour être expurgé le lendemain sans donner quelques coups à sa femme. « Il me semble qu'elle a déjà vécu sa jeunesse, et que s'il est des choix qu'elle regrette quand à la manière dont elle l'a menée, ce n'est pas à vous d'en faire les frais. »

Diplomatie. Ou l'art d'éviter l'insulte. Art que tu maîtrises avec un drôle de talent. Trente-quatre ans d’asociabilité ont peut-être quelque chose à voir avec ça. Tu ne jurerais pas, bien sûr, mais enfin tout de même, tu n'en doutes pas de trop. Et si le sujet t'avait réellement tenu plus à cœur, peut-être alors aurais-tu émis un avis moins pondéré que celui-ci. Mais il n'est plus grand chose pour te tenir à cœur. Simplement quelques réminiscences du passé ; ces rares souvenirs dont les traces dégueulasses te semblent assez obscènes pour souhaiter les faire disparaître à jamais. Mais ne plus rien prendre à cœur, finalement, revient à tout prendre à cœur. Alors, sans compassion, bien sûr, tu te dis que peut-être, oui, tu pourras en toucher un mot. Une lettre, ce n'est rien de bien prenant. Faire ce que tu aurais aimé que l'on fasse pour toi.

Expier une faute en empêchant les autres de faire la même.

Arracher aux morts un semblant de bout de pardon.

Ça ne coûte rien, rien de plus qu'un peu d'encre et un bout de parchemin, et quelques minutes aussi, qui ne te serviraient à rien d'autre qu'à te souvenir. Autant se permettre quelques instants d'oubli.

« Et cessez donc de vous plaindre de vos propres plaintes. Si vous m'en parlez, c'est bien qu'il y a deux raisons à cela : d'abord vous ne pensez pas pouvoir influer sur l'avis de votre mère, ou craignez l'idée même d'essayer. Ensuite, vous pensez que j'en ai moi-même la capacité. »

Tu lèves un sourcil, signifiant par là que tu n'attends pas le moindre acquiescement. Tu sais que ton jugement est loin d'être faux. Un Serpentard prend rarement la parole s'il ne pense pas pouvoir en tirer un profit. Surtout si cela concerne sa vie privée. D'autre, même, préfère en crever, plutôt que de s'épancher sur eux-mêmes. D'autres dont tu fais partie. Dont, peut-être, tu es le principal représentant, il faut dire. Tu ne sais pas demander de l'aide, et tu ne le ferais pas, quand bien même tu comprendrais ce que cela pourrait t'apporter. Tu l'as fait une seule fois dans ta vie, et cela n'a pas empêché la mort de Lily. Cela ne t'empêche pas de remarquer ces instants, brefs, où les autres peuvent avoir besoin de toi. Ces instants où tu peux agir.

« J'enverrai un hibou à votre mère. Pouvez-vous me rappeler son nom ? »

Tu attrapes une plume, un parchemin. Prêt à noircir un angle de celui-ci, comme ultime preuve de ta bienveillance. Celle qu'on te demande, inéluctablement, d'afficher. A laquelle, dans le sombre de tes nuits à toi, tu as fini par t'habituer. Comme un soulagement bref, après un long cauchemar. Avant une nouvelle nuit. Et un nouveau cauchemar.
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MessageSujet: Re: BUREAU DE ROGUE - L'homme est le fils de l'erreur   Mer 1 Avr - 18:51

En fait, la seule chose qui la dérangeait avec le Professeur Rogue, c'était encore qu'elle ne savait jamais trop sur quel pied danser. Elle qui généralement était assez douée pour sonder les gens et pour trouver le ton adapté. Elle avait la sensation consente de nager en eaux troubles et ce n'était pas quelque chose qui allait en s'arrangeant. Severus Rogue avait l'air à la fois d'être là et en même temps de ne pas y être. L'air en même temps très vieux et très jeune. Intemporel en fait. Il faisait partie de ces gens à qui on ne savait pas donner d'âge tant leurs traits étaient marqués mais changeant. Et la jeune fille ne savait jamais comment il allait réagir à ses mots. Il n'était pas forcément dans sa nature de se confier premièrement. Bien quelle soit en réalité assez bavarde, elle aimait surtout dire des choses qui n'avaient pas de réel intérêt ou alors les autres , eux, n'en trouvaient pas, elle n'avait pas la stupidité de croire qu'elle pouvait raconter ses petits problèmes à tout le monde. Ça aurait été se mettre totalement à nu sur un champs de bataille et la blonde était loin d'être stupide ou même naïve. Et puis , sur le plan général, eh bien des problèmes : elle n'en avait pas.

Il fallait savoir être honnête et elle l'était. Elle avait été élevée dans un palais assez grand pour contenir une centaine ou de deux de personne , en bord de mer. Avec un parc gigantesque dont elle doutait avoir tout exploré. Ses parents étaient gentiment anti-progressistes mais trop attaché à l'apparence et à leur petit confort pour être ouvertement raciste. Elle n'avait pas connu la violence de l'esclavagisme des Elfes de Maison parce que son père jugeait que ça aurait preuve d'une grande stupidité quand lui-même épousait une vélane. Elle avait donc toujours vécu dans le luxe et l’opulence, avait été traitée en Princesse par ses parents d'abord puis sa fratrie. Elle avait même pris l'habitude qu'on cède à tout ses caprices. Et ses parents étaient des gens foncièrement gentil et aimant bien qu'ils conservèrent quelques tradition totalement archaïque et s'ils étaient sévères c'était principalement parce que, comme tout les bon parents, ils attendaient que leurs enfants réussissent encore mieux qu'eux-même. Davan était une bonne élève, avait des amis, et personne ne s'en prenait singulièrement à elle. En tout cas rien qu'elle n'avait mérité ne lui était jamais arrivé.

Non vraiment.
Elle n'avait pas de raison concrètes de se plaindre. Elle le faisait, parce que c'était une adolescente et que tout les adolescents trouvent quelque chose à redire dans leur condition mais c'était plus par esprit de pure rebuffade ou par soucis d'entrer malgré tout dans un semblant de norme qu'elle s'inventait des faux problèmes ou alors prenait trop à cœur des choses qui n'avaient pas d’intérêt.

« – Ne vous inquiétez pas, je vais assurer aux B.U.S.E. , j'essaie vraiment de garder un effet de surprise à ce sujet ...les gens font plus facilement confiance à quelqu'un qui est dans la bonne moyenne qu'à quelqu'un qui est foncièrement génial dans toutes les matières vous savez ? je n'ai pas grand chose à gagner en travaillant beaucoup, c'est même le contraire. Parfois, il vaux mieux avoir l'air un peu bête et c'est assez terrible à dire en fait. »

Elle avait répondu , un brin insolente à son analyse de ses capacités. C'est qu'il tapait vraiment juste et que ça la blessait un peu de savoir que même lui pouvait s'en rendre compte là ou son plus proche entourage la louait facilement pour ses petites réussites et quelques victoires. En fait c'était vexant de savoir que cet antipathique personnage – car il l'était peu importe combien elle l'admirait – était aussi clairvoyant à propos d'élèves que finalement il ne connaissait pas vraiment dans l'intimité.

Il avait aussi raison, d'une certaine façon à propos de sa mère, bien que en l’occurrence il ne s'agissait pas vraiment de rectifier sur ses enfants les erreurs qu'on avait commise dans sa propre jeunesse mais d'une forte tendance à la crise d'autorité, il fallait croire que le despotisme était génétique chez eux. Ou une connerie du même acabit. Et il n'y avait pas franchement de quoi en être fier. Sa remarque suivante en revanche la frappa avec une rare violence et elle fronça les sourcils. Se fermant momentanément au monde extérieur. Elle eût une drôle de grimace agacée qui dévoila un moment ses dents parfaitement alignées , dans un rictus qui tenait plus de bête que de l'Homme. Elle aurait pu se mettre à grogner que ça n'aurait pas paru trop surnaturel. Tout à fait dans le ton. Mais il avait mit les pieds quelque part ou elle aurait préféré qu'il s'abstienne.

« – Vous avez raison. À tout point de vues. Je n'ai pas envie de la mettre en colère contre moi en ce moment. Mais elle vous écoutera, sans doutes. On ne dirait pas parce qu'à chaque fois que vous la regardez cette bonne femme minaude avec ses airs de précieuse, mais elle est redoutablement cultivée et violente aussi, mais surtout cultivée. En l’occurrence elle à lu tout vos travaux. C'est donc clair qu'elle se souciera de votre avis. Elle ne supporterai vraiment pas qu'on la juge parce qu'elle n'as pas eu la présence d'esprit de vous donner le crédit nécessaire. »

Et ça non plus ce n'était pas glorieux à dire. Que sa propre Mère était tellement superficielle qu'elle n'accepterai jamais que quelqu'un de l'extérieur puisse la croire trop rétrograde pour le bien de ses propres enfants. Qu'un parfait étranger avait plus d'emprise sur elle que la chair de sa chair. C'était presque pitoyable en fait. Pire encore peut-être.

« – Merci Monsieur. C'est Ethel, professeur. Ethel O'Meara. »

Elle le regarda griffonner le nom dans le coin d'un parchemin et elle se sentit presque soulagée, très excitée aussi. Mais surtout soulagée de savoir qu'un premier dialogue allait être ouvert. Elle se sentis plus légère et s'ouvrit à nouveau, se penchant nerveusement vers l'adulte. Pas de la même façon qu'il l'avait fait , mais comme pour combler cette distance qu'il y avait entre eux. Entre lui le Maître et elle, l'indésirable. Cette distance qu'elle se plaisait à conserver comme une marque de son respect.

« – Comme nous sommes là, il y à une question que je me pose, souvent. Si vous jugez qu'elle est déplacée, je ne la poserai plus. Promis. »

Elle se tortilla sur son siège et réinstaura la distance entre eux. Elle aurait vraiment aimé pourvoir se tenir debout. Ça aurait été moins écrasant.

« – Pourquoi est-ce qu'on ne peux pas étudier la Magie Noire ? Je veux dire. Directement à la source, en temps que telle et pas seulement des mots dans le vent. Est-ce qu'elle ne serai pas moins efficace si on la dédiabolisait ? est-ce qu'on ne reste pas impuissant face à elle justement parce que personne ne sait à quoi on fait face ? Si elle est utilisée à mauvais escient je ne doute pas qu'elle est terrible mais c'est aussi le cas avec celle qu'on emploie. je ne vois pas ou est la différence. »

Elle s'emportait. Mais elle n'avait pas été mise à Serpentard pour rien. C'était une curieuse petite fouineuse. Une qui savait qu'on cachait volontairement des choses aux gens. Une qui savait qu'il y avait tellement plus à apprendre ce qu'on voulait bien leur laisser voir.

« – Est-ce qu'on ne gagnerai pas à en avoir une illustration complète ? Les adolescent comme moi n'aiment pas les choses abstraites et c'est parce qu'ils ne savent pas qu'il se laissent berner. Sans parler du fait que nous somme à un âge ou à envie de faire blanc seulement parce que vous les adultes dites noir. ça aurait moins d'attrait si ce n'était pas quelque chose de caché, de tabou. Cette magie existe et je ne vois pas pourquoi est-ce qu'elle est honteuse ! »

Elle posa une nouvelle fois ses yeux sur le visage du professeur comme pour savoir si elle devait commencer à penser à un plan de retraite rapide ou si elle avait des chances de s'en sortir totalement sauve et avec des réponses cohérentes.

« – Pendant des années on à parlé sombrement du Moyen-Âge et à tors. Ce sont les gens qui ont vécu après qui l'ont appelé comme ça pour le mettre dans l'ombre. La magie Noire est très ancienne, est-ce qu'elle n'a pas été mise à la marge pour la même raison ?  »
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MessageSujet: Re: BUREAU DE ROGUE - L'homme est le fils de l'erreur   Mar 7 Avr - 16:05

Le soir, souvent, tu prends le temps de faire silence sur ton passé, d'y songer avec autant de dégoût que d'attrait. Parce qu'il y a du laid, du très laid, mais aussi des taches de tendre, d'élégant, de doux. Une mise en scène relativement manichéenne, mais peut-être, finalement, plus attirante que ce terne gris dans lequel tu trempes, désormais. Tu n'as plus que ça à l'horizon, du gris. Pas de joie, pas de tristesse. Mécaniquement, tu te lèves le matin en ayant conscience du fait que le soir, tu te coucheras mécaniquement. Il n'est plus que cela du réel, le reste n'a finalement plus vraiment d'importance. Faire ce que tu dois faire – ce qu'on te dit de faire – le faire bien et prendre un peu de repos pour pouvoir recommencer le lendemain.

Ce déluge de souvenirs tends à te rendre mélancolique, un peu. Rien qu'un peu, cependant, parce qu'il ne faudrait point en faire trop. Tu revois ces taches blanches au milieu de l'aplat de noir et tu voudrais te permettre un sourire mais tu ne sais pas comment faire. Alors tu restes strictement impassible et tu fais comme si de rien n'était. Tu bois un verre et tu prends un livre. Parce que le blanc ne s'étendra pas, ne s'étendra plus. Au contraire. Une fois, une fois de plus, le noir se plaît à s'étaler un peu plus encore. Car Son retour, à lui, c'est du sombre qui va de nouveau souhaiter prendre la part belle. Même tes soirées grises claires se mettent à vaciller, à trembler salement. Tu trembles de trop en tenant tes livres alors les lignes, les mots deviennent flous, et tu ne comprends plus rien. Insomnies. Le temps ne passe pas vite quand on ne s'amuse pas.

Tu ne sais que trop bien, que tout ça aurait pu se passer autrement. Qu'il aurait suffit d'un rien, d'un rien de plus pour que le virage soit assez élégant pour ne pas rentrer dans le mur. Mais pour toi c'est trop tard. Tant pis. Autant se taire, autant partir.

Et sauver, sur ce chemin de déchéance, quelques âmes qui n'ont que trop envie de faire les mêmes mauvais choix que toi. Sortir tes mains de sous tes trop lourdes robes noires, et leur indiquer le chemin de tes mains plus ridées que toi. Leur indiquer la porte de secours, cela avant la chute en avant dans un gouffre dont le fond n'est connu que par ceux l'ayant déjà atteint. Faire en sorte d'isoler les âmes esseulés. Les laisser se morfondre dans leur solitude de balafrés. Te laisser, à toi-même, ce terrain vide pour te complaire, te maraver toi-même moralement. Ainsi, expliquer à miss O'Meara que les mauvais choix, tu les as fait longtemps avant elle et que le résultat est là, juste là devant elle, un résultat que l'on ne peut vouloir atteindre.

Tu n'es pas un modèle à suivre, tu n'en as que trop conscience. Tu es le raté que l'on montre à tout le monde, pour savoir quel est l'exemple à ne pas suivre. Parce qu'après tout, qui voudrait ressembler au sombre et terne maître du fond de château, celui qui ne voit de la lumière du jour que celle, fausse, du ciel de la grande salle. Celui qui n'a pour ami qu'un vieillard qu'on dit fou et quelques autres assez fous, eux aussi, pour daigner le suivre. L'orphelin au destin avorté, aux rêves excisés du fait d'un choix d'enfant trop sage. Car ce sont les enfants sages qui font les plus mauvais choix, le jour où ils réalisent qu'ils sont des enfants sages.

« Oui, ne pas attirer l'attention sur soi à son avantage. Mis prenez garde, tout de même, à rester dans l'ombre il devient plus complexe le fait de garder les yeux ouverts lorsque l'on se retrouve en plein soleil. »

Expérience personnellement fondée, n'est-il pas ? Pour sûr. On se retrouve aveuglé, et on a l'air bête le jour où l'on réalise où on nous a fait mettre les pieds. Bête, le mot est faible, pour sûr. Mais enfin, il est sincère, tout du moins. Un peu trop sincère pour n'être pas douloureux, à vrai dire. Trop d'honnêteté, tu risques de te faire du mal. Tu n'as pas l'habitude, ça doit te faire étrange, n'est-il pas ? Idiot que tu as, d'un absurde auto-masochisme. Relativement ridicule. Tu n'aimes pas les souvenirs.

Tu notes les nom dans une marge. Tu t'en souviendras, plus tard. Tu prendras quelques instants pour écrire cette lettre. Histoire de dire que tu as fait de ton mieux. Là n'est pas l'important. L'important, c'est le reste. C'est l'ébauche d'erreur, celle que toi, tu as faite. Celle que tu ne souhaites à personne. Celle pour laquelle tu n'as pas posé de questions, et subséquemment, on ne t'a point donné de réponse. Dommageable. Très dommageable.

« C'est une question qui mérite d'être posée, et dont la réponse n'est pas vaine. » C'est le cas de le dire. « Je ne suis même pas censée en parler, à vrai dire. Mais enfin. La magie noire est une magie complexe. Plus qu'on ne veut bien l'admettre. On tend à croire que la magie est noire parce qu'elle est utilisé par des méchants. C'est une vision simpliste, réductrice, autant que dangereuse. » Soupir. « On aime donner des couleurs à la magie : cela permet aux grands de ce monde de distinguer gentils et méchants afin de rassurer les sorciers des rues. La magie est moins de couleur que d'intention, tout sorcier s'y étant intéressé de près ou de loin saura vous le dire. » Petite pensée pour Albus, et puis pour toi-même. « Le plus sombre des sorciers saura aisément noircir la plus blanche des magies. Et je crois qu'un naïf pourra sans mauvaises intentions user de la magie noire. Je crois expressément que la magie n'est noire que par son intention. » Et tu y crois encore, oui, sincèrement. Il est cependant un point qu'il est plus complexe de confesser, parce qu'il te concerne de trop près, de bien trop près. « Je crois cependant qu'il est deux raisons principales pour lesquelles cette magie n'est pas enseignée au sein de Poudlard. Si le professeur Dumbledore avait songé qu'elle eut pu être positive aux élèves, il n'aurait pas hésité, malgré les récriminations du Ministère, à la faire enseigner. »

Tu penses à Albus, un instant, qui a su te tendre la main, jadis, parce qu'il ne sait que trop bien ce que tu es en train d'expliquer à cette gamine de quatorze ans. Parce qu'un peu trop tard, certes, mais tout de même, il a su te sauver de ces sales intentions. De celles que tu ne sais maintenant que trop bien dépeindre. Parce que tu as été ce môme un peu perdu, ne comprenant pas.

« Ces deux raisons sont intrinsèquement liées, bien sûr. Vous n'êtes pas sans savoir, n'est-ce pas, que la magie ne provient pas de rien, qu'elle n'est pas vaine. Elle demande du sorcier une part de lui, en échange d'un rendu. Les principes de l'alchimie moldue, si cela vous évoque quelque chose : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Le problème de la magie noire, c'est ce qu'elle demande au sorcier qui l'invoque. Le sacrifice à faire pour un sort noir n'est pas le même que ce que votre magie vous demande pour un expelliarmus. Ce n'est plus simplement une intention, un vague désir : votre magie s'empare d'une part de vous même, vous vole une partie de ce qui lui plaît. L'âme ou le corps. Quelqu'un qui pratique la magie noire n'est plus un humain à part entière. Il s'handicape. Cela s'apparente à de l'automutilation. Vient le second problème. Pour en venir à un tel sacrifice, il faut n'avoir plus grand chose à perdre. Je connais bien peu de gens bien intentionnés qui accepteraient de se couper un bras par charité. Et un bras, c'est bien peu par rapport à ce que vous pouvez y perdre. » Soupir, silence. Faire la part des choses, correctement. Ne pas s'y perdre en y donnant trop de cœur. Tu penses à ce que toi, tu as perdu, et tu ne sais que trop bien que le sacrifice, rétrospectivement, ne pouvait pas en valoir la peine. « Les ouvrages ne vous le diront pas, ils n'auront pas cette honnêteté. Mais il est des gens qui ont perdu assez pour ne pas souhaiter à quiconque, même à son pire ennemi, de subir les mêmes conséquences. »

Tu as trop perdu. Albus Dumbledore a trop perdu. Et vous êtes tous deux encore assez sains d'esprit pour savoir qu'il n'y aurait rien de plus odieux que d'infliger cela à des gamins, des gamins qui, pour certains, pleurent encore d'avoir été séparé de leurs parents. L'idée te tord les tripes, te donne envie de vomir. Cela semble ridiculement vomitif, mais en vous deux, cela n'a pu tuer que l'amour. Et tu ne sais que trop bien ce que c'est que de vivre sans sentiment. A personne, tu ne voudrais infliger une vie telle que la tienne. A personne, et surtout pas à cette enfant innocente, assise face à toi, qui te regarde avec les yeux brillants.
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