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 Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]

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ϟ parchemins : 96 ϟ Gallions : 244 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : bois d'if, crin de sombral, 34.6cm, souple ϟ Sang : mêlé (mais de deux parents sorciers) ϟ Année d'étude : 6ième Age : 38
Préfet Gryffondor • Sixième année ─
MessageSujet: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Sam 21 Mar - 14:08

C'était un magnifique après-midi ensoleillé qui n'aurait rien à envier au sud de la France. A l'ombre du feuillage d'un grand chêne, un peu à l'écart des autres, Styx et Achéron prenaient du bon temps en famille. Elle était assise adossée à l'arbre, un recueil de poésies "épicuriennes" à la main et lui s'était allongé la tête sur les cuisses de son ainée et profitait du bruit du vent dans les feuilles.

- Ach' (prononcez comme Ash en anglais), arrête de jouer avec mon bas ! Si tu le files, je demande à Cocyte de te pourrir la vie toute la semaine. Et en plus, tu me chatouilles, ça m'empêche de lire.

La voix de la jeune fille restait parfaitement calme malgré les menaces. Elle caressait affectueusement la tête de son cadet dont la coiffure ne ressemblait plus à rien depuis au moins un bon quart d'heure.

- Hé l'autre ô ! Je suis désolé mais entre les bas de soie et les gants en dentelle, je me sens comme un chat devant une cheminée.

Effectivement, il avait l'air à peu près aussi agressif qu'un chaton bien au chaud.
Augure, posé dans les branches de l'arbre, les regardait d'un air blasé en veillant d'avoir toujours sa tête à l'ombre. L'oiseau ne croassait pas, sans doute par égard pour ses jeunes maitres mais il ne les perdait pas de vue, comme un chaperon un peu lugubre qui se tiendrait tout à la fois à l'écart mais prêt à bondir.

- Au fait 'Tyx, tu es en panne de courtisans pour te remettre à lire tes cochonneries exprimées avec sophistication ?
- Du tout. Répondit-elle en tournant une page. J'ai deux amis proches en ce moment. Là, je serais plutôt en train de chercher des idées, à choisir.

Les yeux du garçon se plissèrent en signe de désapprobation. Il fixait l'accessoire qu'elle arborait dans les cheveux, à mi-chemin entre le mini chapeau haut-de-forme et le ruban. S'il n'aimait pas que l'élève de Serdaigle abuse de son charme sur les garçons, il ne pouvait nier, même en étant son frère, qu'elle était magnifique et qu'elle savait se mettre en valeur avec son style si particulier.
Elle tourna une nouvelle page.

- A ce propos, toujours célibataire ?
- Ouais mais l'année commence tout juste.

Il se perdit dans l'immensité du ciel un moment. La lumière, la fraicheur du vent… C'était pas mal mais il manquait quelque chose. Le jeune sorcier tâtonna paresseusement à la recherche de sa baguette, trouva d'abord une touffe d'herbe puis le pied de sa sœur avant de finalement mettre la main dessus. Il prit un instant pour admirer ce qui fut une simple branche d'if avant de devenir son plus beau cadeau d'anniversaire à ce jour.

- Un peu de guitare pour accompagner tes recherches en… "Gymnastique", ça te dis ?

Une série de bruits attira leur attention à tous les deux. Par les temps qui courraient à Poudlard, il valait mieux rester vigilant même si objectivement il y avait de grandes chances que ce soit un autre élève ou à la limite un professeur, qui passait par là pour se rendre ailleurs. Quoi qu'il en fut, il avait sa baguette en main et les caresse de sa sœur n'allaient pas le déconcentrer s'il devait réagir rapidement.
Pour sa part, Styx semblait avoir pleine confiance en son frère, ou en son chaperon à plumes, et gardait le nez dans ses pages.


Dernière édition par Achéron Deathwalker le Jeu 26 Mar - 21:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Lun 23 Mar - 17:23

« – Honnêtement, tu ne pourrais pas apparaître, juste normalement, comme tout le monde. Tu sais ? »

Au moment ou la concernée posa son regard vert sombre sur elle, Nora Grimm , compris que cette conversation ne mènerai à rien.  Elle aimait beaucoup Davan O' Meara , ce n'était pas niable et de toutes les façons elle n'avait rien à reprocher à la blonde de ce point de vue là.  Moi encore  quand elle arborait ce petit air perdu, ses cheveux tout d'or et de lumière retenus dans un chignon négligé par sa baguette, flottant dans cette robe trop large son sa chemise en soie verte rentrée dans sa jupe d'uniforme  et son gilet pas très bien ajusté. Davan avait cette façon d'être un peu particulière, elle semblait toujours ailleurs, alors qu'elle était incroyablement perspicace et possédait une conscience effrayante de ce qui se passait autour d'elle, mais outre cela elle avait toujours cet air un peu enfantin, perdu. Elle avait vécu dans une maison ou l'étiquette était toujours de mise et ou on l'avait toujours habillée, le fait qu'elle soit libre de faire désormais ses propres choix vestimentaire donnait lieux à des choses absolument naïves et adorables. D'une part sans doutes parce qu'elle était si petite et si frêle qu'elle flottait dans de nombreux vêtements et ensuite parce que cette allure presque bohème était en opposition totale avec la richesse et la facture de ses vêtements.

« – Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. Je cherche Brunehaut, tu ne l'aurai pas vue ?  »

Davan avait cette fâcheuse manie de ne prendre des conversations que la partie qui l’intéressait et de jeter à son profit tout le reste et ne répondais finalement que très rarement aux questions. Et puis elle était discrète, silencieuse. Elle n'était ni d'une froide indifférence – comme certain se plaisaient à le dire – ni totalement asociale, mais le fait était qu'elle avait cette démarche en tout point silencieuse et qu'il lui était facile de se glisser discrètement entre les autres étudiants.  Si sa discrétion – qu'elle tenait aussi de son éducation en vérité r-- la rendais particulièrement invisible quand elle s'en donnait la peine, c'était un mal pour un bien, parce qu'une fois qu'on avait posé les yeux sur elle , il était difficile de s'en détacher.  

Saloperies de créatures surnaturelles.

« – Je ne sais pas. Dans le parc peut-être, avec Léandre. »

Davan  plissa le nez, mécontente.

« – Ne sois pas stupide, pourquoi est-ce qu'elle irait ou que ce soit avec lui.  »
« – Tu sais, chérie, je ne veux pas te contrarier, personne ici ne le veux, mais parfois les choses ne se passent pas comme on en à envie. Et il n'y à rien que tu puisse faire pour empêcher cela, tu comprend ? Tu devrais seulement être contente pour elle. »

La main de Nora se posa sur le haut du crâne de la plus petite et arrangeât rapidement quelques mèches rebelles. Et Davan se calma. Elle n'avait jamais rien à redire devant Nora. C'était quelque chose de particulier.  Sans doutes parce qu'elles s'étaient toujours connues. En fait aussi loin que Davan pouvait se souvenir, il y avait Nora, et elle n'avait pas l'intention de gâcher cela. Elle était la seule personne dans cette école avec laquelle elle évitait à tout prix d'entrer en conflit.

« – Ecoutes, je dois aller à grande porte pour retrouver Maddy, on dois travailler ensemble sur un devoir, tu n'as qu'à m'accompagner jusque là et aller chercher Brunehaut dans le parc. Je ne serai pas très loin, promis. »

La petite blonde avait attrapé sa main tendue sans opposer de résistance et lui avait emboîté le pas de cette petite démarche dansante, un peu envoûtante qui était propre à ceux de son sang.  Mais ça convenait à Nora.  Davan avait du sang de crotale dans les veines et ça se sentait dans sa façon de regarder, d'écouter, d’appréhender le monde tout autour, la façon dont elle analysait les gens , et apprenais des choses à leur sujet dans le seul but de s'en protéger. C'était une démarche tout à fait noble, dans un sens, très serpentarde aussi, mais Nora savait que ce n'était pas à elle toute-seule de se protéger. C'était son rôle à elle de veiller sur la petite princesse des verts et argent.  Elle ne lâcherai pas cette main. Jamais.  Parce qu'elle savait que la réciproque était vraie.

L'après-midi était assez avancé déjà quand Davan avait quitté son amie pour s'enfoncer dans le parc à la recherche de Brunehaut, d'abord, puis profitant du soleil, après avoir admit qu'elle ne la trouverait pas. Il était clair. Doux, pas assez chaud pour être dérangeant mais assez pour qu'on ai envie de le laisser lécher sa peau.  Pour être tout-à-fait honnête la demoiselle n'avait pas eu l'intention d'écouter la conversation qui se tenait dans cette partie reculée du parc. Elle n'était pas fourbe au point de chercher constamment ce genre de chose, et même généralement cela dépendait plus de la chance de se trouver au bon endroit au bon moment que de la recherche éhontée des secrets de chacun.  Quand c'était arrivé son instinct primal de serpent avait repris le dessus. Ses yeux s'étaient rivés sur un garçon et une fille à touche-touche, contre un arbre.

C'était le cris d'un étudiant au loin qui l'avait faite sursauter et par la même totalement signaler sa présence.

Attendre que le silence revienne et que le garçon visiblement aux abois se détende, oubliant par la même sa présence, aurait été une attitude qui aurait parfaitement collés au préceptes qu'on enseignait dans sa maison, mais Davan, si elle était secrète, n'était pas lâche à ce point.  Fourbe et profiteuse sans doutes, mais lâche  certainement pas et  elle n'avait pas peur de prendre ses responsabilités quand la situation l'exigeait.

La Demi-vélane avait alors pointé le bout de son ravissant petit nez, sa frimousse toute illuminée ce sourire très doux – trop doux peut-être – ses boucles blondes anarchiquement relevées sur son crâne, ses chaussettes dépareillées et sa dégaine un peu étrange, ses yeux s'étaient posés sur les étrangers, tour à tour. Elle pourléchât rapidement ses lèvres, et de ronronner avec cet air de franche naïveté :

« – Mettons que c'est le chat et n'en parlons pas, d'accord ? Je n'avais pas réellement le désir de laisser traîner mes oreilles par ici. Mais je jouis d'une très bonne ouïe. »

Il y avait l'écusson des serpendards cousus au fil d'argent sur le velours première qualité de sa robe, et sans doutes que ça atténuait un peu son apparente  douceur et sa gentille tentative de paraître totalement innocente de sa séance d’espionnage.

« – Je suis Davan, vraiment ravie de vous rencontrer ... »
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ϟ parchemins : 96 ϟ Gallions : 244 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : bois d'if, crin de sombral, 34.6cm, souple ϟ Sang : mêlé (mais de deux parents sorciers) ϟ Année d'étude : 6ième Age : 38
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Lun 23 Mar - 18:27

Si Achéron ou sa sœur auraient pu relâcher leur attention après quelques secondes, Augure lui n'aurait pas tardé à plonger dans les buissons en croassant. C'était donc une bonne chose que Davan se montre, enfin en tout cas, pour le sommet de son crâne.
Voyant qu'elle ne risquait rien, la jeune femme posa son recueil de poésies à côté d'elle pour observer la personne qui venait d'arriver. Le garçon lui se leva et fit deux pas en avant vers la nouvelle venue tout en rangeant sa baguette dans un étui prévu à cet effet pendu à sa ceinture..

- Bonjour Davan, enchantée. Se contenta de répondre Styx avant de retourner à sa lecture.
- Bonjour Davan, ravi. Commença Achéron en se fendant d'une petite révérence. Je suis Achéron et voici ma grande sœur Styx.

Un cri d'oiseau sembla déchirer les frondaisons du grand chêne. Il leva la tête en soupirant.

- Et le gros mal poli là-haut c'est Augure, ma corneille, qui adooore se faire remarquer !

Le mal poli en question s'élança sur son jeune maitre et se posa sur sa main qu'il gratifia d'un coup de bec. Stoïque, le garçon ne fit aucune remarque.

- C'est un peu idiot, mais j'avoue que par les temps qui courent, tu nous as un peu inquiétés même si je pense pas qu'un détraqueur se cacherait dans les buissons pour tendre une embuscade. Cela dit, je ne perds pas au change sans vouloir me montrer cavalier.

Achéron observa alors Davan. Il lui trouva l'air tout à fait sympathique même s'il lui semblait qu'elle en faisait un peu trop, quand est fils d'Auror on risque d'hériter de son sens de l'analyse. Sa tenue originale le fit sourire, il manquait lui-même d'imagination pour personnaliser son uniforme et respectait donc ceux qui y parvenaient. Le résultat était coloré mais intéressant, surtout les chaussettes.
Puis il contempla la frimousse de la jeune fille et son sourire s'élargie encore. Elle était mignonne et dégageait un peu quelque chose de dur à définir, sans parler de ses grands yeux verts.

- Mais j'en oublie tous les usages ! Est-ce qu'on peut t'aider ? Enfin surtout Augure et moi. Ajouta-t-il en regardant sa sœur lire du coin de l'œil. J'imagine que tu ne t'es pas aventurée ici par hasard, donc bon, comme j'aime bien me rendre utile…

C'était vrai et à peu près tous ceux qui avaient entendu parler d'Achéron Deathwalker savaient qu'il était serviable. Ce n'était pourtant pas désintéressé non plus : curieux comme un furet, il aimait faire connaissance avec de nouvelle personne et, ne le cachons pas, avec des filles en particuliers. Mais il ne s'en rendait pas forcément compte lui-même.
Augure, qui était encore plus coureur que son jeune maitre mais qui bénéficiait de l'énorme avantage d'être un petit animal, commençait à minauder pour attirer l'attention de la jolie petite blonde : Il dressait fièrement la tête puis se lissait les ailes avant de recommencer. Au moindre signe d'ouverture, il irait se poser sur la main de sa "proie" et réclamerait son saoul de gratouilles.
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Lun 23 Mar - 20:16

« – Ma Grande-tante Danà est gardienne de détraqueurs, et elle dit que ce sont des créatures très sensibles au fond. Mais elle est un peu cinglée, alors sans doutes que c'est faux, en fait. »

Elle avait répondu de but en blanc. D'une affligeante sincérité. Parce que Davan pouvait exister en dehors de son rôle de fille détestable. Parce qu'elle avait un autre visage et que c'était seulement une adolescente un peu pommée comme les autres en fait.   Elle glissa ses yeux sur ses aînés ,  d'abords celle qui s'était replongée dans sa lecture et ensuite son locuteur. Achéron. Et Augure, le piaf.  Davan n'avait rien de particulier contre les oiseaux mais elle s'en méfiait un peu depuis que Machin – son rat – avait été la victime d'un enlèvement féroce par la chouette de l'autre allumée de Marianne qui avait un an de moins qu'elle, à Serpentard.  Ça ne l'empêcha pas de regarder l'animal avec une curiosité manifeste.

« – Je trouvais plus l'autre chaussette et j'étais pressée... »

Elle plissa le nez, se sentant obligée de se justifier quand elle sentit le regard du jeune homme sur les bas incriminant. Il était vrai que les deux verts n'étaient pas de la même nuance, mais elle avait au moins fait l'effort d'en trouver deux qui s'approchaient un peu. Enfin autant que le vert pomme pouvait ressembler au vert sapin cela dit. Quand au fait de ne pas regretter sa présence , la demoiselle ne pu s'empêcher de pouffer de rire. S'esclaffant légèrement et se fendant d'un sourire plus sincère que le premier. Sans doutes ne savait-il pas à quel point les détraqueurs étaient  de moins pires locuteurs qu'elle-même, sans doutes moins blonds et loquaces, mais au moins ils n'étaient pas du genre à retrouver les faiblesse des autres contre eux. Et Davan se connaissait, ce qui n'était pas le cas de son vis-à-vis, elle se pencha légèrement vers lui, sur le ton de la presque-confidence.

« – Pas pour l'instant sans doutes, mais si je dois être totalement franche, je dirais qu'il vaux mieux tenir sa langue en ma compagnie. J'ai une excellente mémoire et j'ai tendance à être un peu trop fouineuse. Pour le bien général, le tien et le mien, il est préférable de garder des sujets badins qui n'apporterons pas de tors , que la triste stérilité des rapports entre étudiants. »

S'il tenait sa  langue avec assez de brio elle ne se sentirait sans doutes pas obligée de fouiller sa vie à la recherche du moindre petit secret douloureux à son sujet. Et c'était préférable. La demoiselle avait pleinement conscience de ce côté de sa nature et parfois , dans des moments de prise de conscience elle se disait qu'elle ne pouvait pas se montrer aussi désolante avec tout le monde ; il y avait bien trop de gens sur terre pour qu'elle puisse avoir à l'endroit de chacun quelque chose de potentiellement incriminant.

« – Je cherchais Brunehaut, mais je ne l'ai pas trouvée et je me suis éloignée du chemin que j'avais pris, je profitait un peu du soleil – il se faisait rare dernièrement--  quand je vous ai entendu parler d’où ma présence. »

Avouant presque quelle les avait espionnés à l'encontre de leur plein grès. Davan avait cette façon perturbante d'ancrer , presque avec violence son regard dans celui de son locuteur et de ne plus le lâcher, comme pour le fouiller à la recherche de la moindre fêlure. Davan se concentrait uniquement sur cette personne et le temps de quelques minutes c'était comme si rien d'autre dans le monde n'existait. Focalisant la totalité de son propre univers sur Achéron.

« – Mais ...tu ne connais pas Brunehaut sinon je te connaîtrait. Elle est vraiment bavarde à propos des garçons. Des charmants garçons surtout. Alors tu ne peux pas m'aider, mais c'est gentil. Vraiment très gentil. »

Elle se balançait doucement  d'un pied sur l'autre, dans un équilibre précaire. De plus en plus précaire, en fait. Un peu rêveuse sur les bords, elle avait toujours été très douée pour s'évader.

« – Achéron, Styx ...est-ce que tu as un frère qui s'appelle Charon ou que ta mère avait pour but de te marier avec une nymphe ? C'est intéressant n'est-ce pas, la façon dont on sais que les parents avaient de l'ambition , en regardant seulement les noms qu'ils donnent à leur progéniture ...Achéron est le fils d'un Dieu, c'est un bon nom. Plein d'avenir.  »

Tangant dangereusement elle se remit rapidement sur pied pouffant un peu , amusée tant par sa petite expérience que par la situation générale.

« – Mes parents m'ont appelée « Davan » c'est du vieux Gaélique pour « Aimée, chérie ». Davan Kaelig. « qui est comme Dieu. » Aimée comme Dieu. Je ne sais si c'est pour eux qu'ils m'ont donnée ce nom ou s'ils pensaient réellement qu'il me porterai chance !  »
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Lun 23 Mar - 21:50

Styx leva un sourcil dubitatif quand elle entendit Davan parler des détraqueurs, néanmoins elle ne décrocha pas de sa lecture. Achéron lui, ne le remarqua pas vraiment, trop perturbé par les singeries d'Augure. Un oiseau qui faisait le singe, si ça ce n'était pas un comble !

- C'est pas grave, j'aime bien. Répondit-il à propos des chaussettes.

Quand elle se pencha vers lui, la peau du jeune homme pris une demie teinte de rouge en plus. Il n'était pas timide la plupart du temps mais dès qu'une fille lui plaisait, que ce soit physiquement ou psychologiquement, il devenait vite obsédé par l'idée de ne pas la décevoir et montait en pression. Souvent pour rien.

* Houlala, elle veut me tuer ou quoi !? Ne te penche pas trop ! Et Ach', ne louche pas sur son éventuel décolleté ! *
Ses pensées allèrent très vite et, heureusement, l'honneur resta sauf.

- Ecoute, je ne suis pas du genre contrariant mais si je décidais malgré tout de me mettre en danger lors de notre conversation, je n'aurais pas volé que tu t'en serves contre moi, au fond non ?

Autant rester philosophe. Il n'était pas dans la nature d'Achéron de se retenir lors de ses conversations, ni de se servir de ce qu'il savait contre les gens. Mais s'il était prévenu et d'humeur joueuse, il serait prêt à faire une exception pour pimenter les choses mais pas pour faire du mal, il n'était pas comme ça.

- En effet, je ne connais pas cette demoiselle et ne te serais pas d'une grande aide. Cependant, si tu souhaites encore profiter du soleil, je pourrais peut-être te tenir compagnie et qui sait, la chance du débutant pourrait me sourire et je pointerais ton amie du doigt sans savoir que c'est bien elle ?

L'étudiant était toujours un peu maladroit dans ses approches mais, de l'avis de ses proches, souvent délicieusement sincère.
S'en suivit la remarque de l'élève de Serpentard sur les prénoms peu communs de sa famille. Son sourire s'étira jusqu'aux oreilles, il adorait parler de sa famille qu'il aimait tant. En plus, il aimait parler avec des gens vifs et cultivés. Avec Davan, il semblait pouvoir faire d'une pierre deux coups. De plus, ses yeux le fascinaient de plus en plus.

- Bien tenté, je dirais même pas loin ! Mais non, désolé. Mon frère s'appelle Pyriphlegéthon, il est dans la même maison que moi et c'est le seul de la famille qui aime vraiment voler. Et j'ai deux autres sœurs, une dans ta maison, elle doit avoir ton âge, tu dois la connaitre, elle s'appelle Cocyte et elle n'est… Pas d'un abord facile ! Et enfin, il y a Léthé, notre petite dernière. Une Poufsouffle passionnée de dessin. Et pour tout te dire, le deuxième prénom de ma mère c'est Perséphone et mon père c'est Lazare Dante.

Visiblement fier, il parlait avec exaltation. Mais toute cette présentation n'avait qu'un but : féliciter la perspicacité de la demoiselle.

- Il ne t'aura pas échappé que nous portons tous des noms en rapport avec les Enfers, voire avec les cours d'eau d'outre-monde. Je sais pas ce qui a piqué mes parents mais au final… Je trouve ça cool. Dis donc, t'es vachement fortiche en mythologie et étymologie ? Tu fais des heures sup' après les cours ou c'est un talent naturel ? Parce que là, t'es super pointue, c'est agréable à écouter.

En parlant, il fit un pas en avant et, sans s'en rendre compte, il proposa son bras à Davan afin que son équilibre ne soit plus mis en danger. Il n'avait pas essayé une seconde de décrocher son regard des deux joyaux verts qu'elle lui avait offert.

- Je crois que je sais pourquoi si je puis me permettre. C'est parce qu'aux yeux de leurs parents, toutes les jolies jeunes filles méritent d'être aimées comme des déesses.

Soit il était dans le mille, soit il venait de faire un des faux-pas dont il avait le secret. La seule chose qu'on ne pouvait pas lui reprocher, c'était sa sincérité.
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Lun 23 Mar - 23:32

Les chaussettes. Il aimait bien ses chaussettes. Une partie de la jeune serpentarde hurla de rire. Sans doutes parce que c'était sans doute la première fois qu'on lui disait quelque chose de ce genre. La façon dont elle s'habillait ne déclenchait jamais de grands remous, généralement parce que de toutes les manières elle n'y prêtait pas attention et ensuite parce que les élèves, les garçons surtout, ne remarquaient jamais vraiment ses vêtements en bien ou en mal, mais ça aussi Davan s'en fichait.  

Elle se contenta d'opiner du chef, doucement. Elle s'était penchée un peu vers lui, pour parler plus bas. C'était sans doutes un truc de vélane, quelque chose qui restait dans les marqueurs génétiques dont elle avait hérité. Ce besoin d'être proche d'un homme , de chercher à séduire, inconsciemment parce que si elle était assez mure intellectuellement pour de nombreuses choses, Davan était loin d'être capable de flirter ouvertement avec quelqu'un et sur le plan général les garçons ne l'intéressaient pas vraiment, elle n'aimait pas cette façon qu'ils avaient de se tenir et parfois quand elle posait les yeux sur Crabe ou Goyle elle se prenait à supplier pour que Merlin ou Morgane ne leur inculques des manières correctes à défaut d'êtres bonnes. Elle n'aimait pas non plus leurs blagues étranges ou leurs sujets de conversations trop peu variés.

Régulièrement, elle avait aussi ce problème avec les filles de son âge. Ces dernières, stupides oiselles décérébrées étaient bien trop obnubilées par l'autre sexe , justement, pour que Davan ne les trouve intéressantes. C'était sans doutes aussi cette tendance , cette façon de mûrir trop vite sur certain points qui en avait fait cet espèce d'aspic tapis dans l'ombre, aux aguets. D'un autre côté, sur le plan relationnelle la demoiselle était encore une toute petite fille et l'écart entre sa façade affective et son âge intellectuel était tellement grand qu'il était risible, adorable presque. Ou désolant selon les points de vues.

« – Alors disons que c'est marché conclut. Tout ce que tu diras pourra et sera retenu contre toi devant une cour de justice, essentiellement composée de moi et d'un jury de mes pairs .. »

Elle avait chantonné  d'une voix qui susurre. Venimeux, douceâtre. Étrange et un peu tordu sans doutes. Mais pas vraiment une menace, déformant les propos que la justice employait.  Davan était soucieuse du règlement après tout et si elle y tenait tant c'était parce que sa parfaite connaissance de ce dernier lui donnait un avantage juridiquement stratégique à ce sujet.

Il avait proposé de l'accompagner et elle n'avait pas sus quoi dire sur le moment. Un peu méfiante sous son apparente et éhonté confiance en elle. Elle glissa les yeux sur sa sœur comme pour lui demander pourquoi il ne resterai pas avec elle plutôt. C'était sans doutes plus sage et que ça paraîtrait moins bizarre. Pas seulement pour elle, mais si elle restait avec lui elle aurait du mal à rester invisible.

Retrouver Brunehaut n'était plus vraiment dans ses objectifs depuis un moment , et pas seulement à cause du parc, mais aussi parce qu'elle n'avait vraiment pas envie de la voir coller à Léandre. Même si Nora avait raison en disant que ce n'était pas ses affaires. Elle le prenait personnellement.

« – Brunehaut est avec son petit ami du jour alors ...ça ne sert à rien de la chercher encore , mais tu peux venir si tu veux, quoique je ne compte pas m'attarder trop.' »

L'écouter parler de  sa famille lui mettait du baume au cœur, d'une certaine façon.  En dépit de leur sang-pur et de l'image bienséante qu'ils présentaient à la face du monde la famille O'Meara était un clan soudé , profondément et Davan souffrait beaucoup de l'éloignement chronique dont elle faisait preuve. Son frère qui faisait sa vie, Géleis qui vivait dans son propre appartement à Londres avec son tout nouveau Fiancé et Mordred qui était encore à la maison ...mais elle pouvait comprendre cette ferveur fraternelle qui enflammait son interlocuteur.

« – Je n'ai jamais parlé à ta sœur. Jamais vraiment, mais je l'ai sans doutes ...déjà observée ? Oui, c'est le bon mot ...observée. Ton frère vole pour Gryffondor ? Le mien est joueur professionnel, mais le Balais c'est un peu une tradition familiale ..en quelques sortes. »

Elle ne niait pas que ça pouvait avoir l'air étrange, mais ce n'était un secret pour personne que Davan O'Meara était les yeux et les oreilles de Poudlard. Pas qu'elle trouva quelque gloire dans ce surnom qu'elle n’affectionnait pas, mais il était vrai qu'elle observait les gens et ne s'en cachait pas.

« – Je ...lis vraiment beaucoup. Je trouve généralement les livres plus intéressant que les gens. Ils n'ont rien à cacher, on peu les malmener, ils n'ont rien à cacher et ils ne mentent pas. Et je mens assez souvent pour savoir de quoi je parle. Par ailleurs ma famille parle encore couramment le gaélique, alors pour ce qui est des noms ça ne compte pas...Les gens, je les regarde, je les écoute parler c'est tout. »

hésitante elle avait attrapé le bras qu'il lui tendais. Elle avait souvent vu son père faire cela et même si elle trouvait cela un peu désuet , elle ne passa pas sur le fait que c'était une gentillesse toute particulière.  Surtout alors qu'elle était la cause de sa propre perte d'équilibre. À faire l'idiote pour s'occuper les pattes.

« – Tu ne devrais pas me regarder autant, c'est mauvais pour ta santé, et tu ne devrais pas non plus dire des choses comme celles-là. les petites filles comme moi se méfient des beaux parleurs comme toi, quant à être aimée, je pense que mes parents traduisaient ici leur désir de faire de moi un leader. aimée comme un dieu. crainte aussi sans doutes un peu alors. Les Dieux ne font pas que des jolies choses, ils ont apporté la destruction et le chaos, la maladie, la douleur et la tristesse ...On les aime par crainte qu'ils se vengent du contraire, tu ne crois pas ? »

Elle avait rit doucement lâchant son bras pour faire quelques pas devant lui. Elle exécuta une pirouette sur elle même pour lui faire face, marchant à reculons, lentement par prudence.  Elle leva les yeux vers les nuages, rares qui traversaient paresseusement le ciel pour se rendre quelque part, au pays des poètes sans doutes.

« –  Tu ne voles pas comme ton frère, je ne pense pas que tu dessine comme ta cadette, est-ce que tu lis des choses qui parlent de trivialités intellectualisées comme ta soeur, ou bien est-ce que tu cultive un autre domaine de compétence ? »

Sourire mutin, des yeux qui rient et le vent dans ses cheveux alors qu'elle dévorait son visage du regard.
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Mar 24 Mar - 17:37

Achéron avait proposé son bras tellement machinalement qu'il fut lui-même surpris quand Davan s'y accrocha pour garder l'équilibre. Cependant il ne bougea pas d'un pouce, se contractant par réflexe pour ne pas être entrainé. Il pouvait compter sur sa musculature fine mais puissante et sur ses réflexes.
Il écouta avec intérêt la comparaison entre les livres et les gens que son interlocutrice développait pour lui et afficha un sourire presque gêné.

- Je suis désolé pour toi, ça doit être pénible de ne tomber que sur des menteurs et des cachotiers, ou peu s'en faut. Peut-être que ta chance va tourner avec moi, qui sait ?

Il se frotta le menton de sa main libre, faisant mine de réfléchir.

- C'est amusant, quand tu dis "je suis une menteuse", en fait tu ne peux dire que la vérité, c'est un peu paradoxal tu ne trouves pas ? En tout cas, ça veut dire que tu viens d'être honnête avec moi, que tu l'ais voulu ou non.

Le jeune homme lui adressa un clin d'œil qui se voulait complice puis continua à la dévorer des yeux jusqu'à ce qu'elle le reprenne gentiment et avec une pointe d'humour acide fort bien venue.

- Touché ! Plaisanta-t-il en posant la main sur son cœur comme s'il était blessé. Cela dit, je ne crois pas être un beau-parleur, je suis plutôt un parleur vrai qui a la fâcheuse tendance de ne pas se retenir assez. D'ailleurs, si quelque chose ne me convient pas, compte sur moi pour le faire savoir. Ou alors tu trouves que je suis un bavard assez mignon et si c'est le cas, je t'en remercie.

Le jeune homme s'inclina suffisamment pour se retrouver plus bas que son interlocutrice.

- Donc, si j'ai bien compris, tu te réclamerais plus d'Héra que d'Aphrodite, si on synthétise. Remarque, à ce petit jeu-là, il vaut mieux être Zeus qu'Héphaïstos. Blague à part, je comprends ton raisonnement et je le trouve très vrai. Tu as la tête bien faite comme dirait ma mère, c'est agréable.

Styx s'était mise à sourire en lisant, ne perdant une miette de ce que racontait son cadet. Elle avait déjà compris ce qui se passait dans sa tête et décida qu'il était temps pour elle de s'effacer.

- Bien les jeunes. Intervint-elle. Je vais me reposer, j'ai un cours d'astronomie tard ce soir. Profitez bien de votre fin de journée.
- Salut frangine, bon courage.

Sur ces mots, elle prit la direction du château. Achéron emboita alors le pas de Davan et remarqua que c'était à son retour de le regarder intensément.

- Tu es légimancienne ou quoi ? Demanda-t-il, troublé par sa perspicacité. Mon frère se débrouille sur son balai, je l'ai dit, la benjamine dessine, Cocyte danse comme un cygne, Styx lis certes mais elle chante très bien aussi et moi… Tu vas dire que ça fait cliché mais je joue de la guitare.

Il baissa les yeux, pas vraiment honteux mais pourtant troublé. Il se ressaisit, chassa Augure de sa main qui retourna dans les frondaisons en se plaignant et dégaina sa baguette. Il lança un sort de rappel en pointant une fenêtre du château. Quelque chose sorti par cette fenêtre et se dirigea vers lui. Bientôt, ils purent voir qu'il s'agissait d'une guitare sèche, de belle facture et bien entretenue. Elle se posa dans les mains du garçon.

- Tadam ! Voilà mon instrument. Je réalise que j'aurais dû te demander si tu aimais la musique avant de la faire venir. C'est pas une tragédie non plus cela dit. Alors, apprécierais-tu que je te joue quelque chose ?

Même si cela lui demandait un peu de courage, surtout pour ne pas rougir, il décida de ré affronter le regard de la demoiselle un instant, avant de détourner les yeux pour ne pas la mettre dans l'embarras une deuxième fois.
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Mar 24 Mar - 23:48

Tomber sur des menteurs.

Ce n'était pas exactement de cette façon que les choses se déroulaient, mais elle ne se sentait pas le cœur de lui dire combien elle pouvait être perfide au point de contraindre les gens au mensonge pour ne pas passer sous ses crocs venimeux. Achéron semblait être une gentille personne de prime abord et elle avait bien envie de garder cette gentillesse à son égard intacte encore un peu. Outre cela, Davan était assez douée pour déceler les mensonges , ou plus exactement , pour savoir quand on ne lui disait pas la vérité. Et elle s'en servait beaucoup pour malmener les autres et les embourber tellement profondément dans la culpabilité qu'ils finissaient par agir exactement comme elle l'avait espéré. C'était presque triste en un sens.

Elle disait la vérité en sa présence, sans doutes oui, mais sa façon de présenter la situation était amusante et la petite princesse des serpents aimait assez cette manière de faire. C'était frais, ça avait quelque chose de différent de la fausse bonté des autres vert et argent ou de la plupart des gens qui la connaissaient vraiment, ou du moins – à l’instar du jeune homme – connaissaient une part de ce qu'elle était.

« – J'ai dis qu'il m'arrivait souvent de mentir, il est vrai. Pas que je mentais tout le temps. »

C'était une justification un peu maladroite dissimulée derrière un rideau de faits. Elle avait toujours eût cette habitude de jouer sur les mots et leur sens, depuis l'enfance, un talent que sa mère se plaisait à cultivée. Elle disait que son visage était une arme mais que les mots en étaient une autre, et qu'elle était plus puissante que jamais une fois associé au charme des vélanes. En l’occurrence ça lui permettait de retomber sur ses pieds. Bien qu'elle n'aie pas de honte à se montrer sincère. Mais elle se sentait troublée par le fait qu'il tape aussi juste dans sa façon de faire. En fait ça l'agaçait beaucoup. Bien que ses intentions soient réellement honnêtes en l’occurrence.

Elle ne pensait pas qu'il avait vraiment compris la raison pour laquelle elle lui demandé de ne pas tant la regarder. En dehors du fait que c'était outrageusement déplacé ou que ça la mettait mal à l'aise ( aussi peu intéressée par les garçons fût-elle, Davan restait une adolescente remplie d’hormones ) c'était surtout rapport au fait que son sang de vélane était assez présent pour devenir un piège. Si elle même n'en avait jamais fait l'expérience elle savait que son sœur aînée avait un jour hypnotisé par accident un jeune homme qui regardait de trop près et de manière générale, son visage empêchait les gens qui s'y intéressaient trop de penser correctement et pour le coup ça l'embarrassait vraiment.

«-- Il est parfois sage de savoir tenir sa langue, tout n'est pas bon à dire et il ne plaît pas à chacun d'entendre ce que l'autre pense et même si je te trouvais physiquement attrayant, ça ne me ferais pas plus aimer le bavardage si je le trouve vain. La beauté physique se fane bien trop tôt pour qu'on y accorde quelque crédit, l'esprit dure bien plus longtemps et il arrive qu'il laisse sa marque alors que la beauté deviens poussière dans le vent ...

J'aime que tu parle,
pas pour le brun de tes yeux,
pas pour tes traits.
J'aime que tu parle,
j'aime sentir
le sens de tes mots
comme un murmure
une caresse dans le creux
de ma gorge .



C'était sans doutes pour les besoin de sa propre famille qu'il s'y connaissait tellement en mythologie, mais finalement c'était agréable. Parce que ce n'était pas un sujet qu'il était possible d'aborder avec tout le monde, un sourire illumina ses prunelles alors qu'elle secouait la tête négativement , se tournant une nouvelle fois pour marcher correctement.

« – Je ne me réclame de rien de cela, je ne crois pas être "comme Dieu", je disais juste que mon nom était la marque des espérances que mes parents ont mises en moi. Mais tu as assez de verve pour que je me laisse convaincre que les Gryffondors ne sont pas seulement des chatons un peu trop prompts à sortir les griffes. et cela ne me déplaît pas. »

Davan était une menteuse émérite, ce n'était pas niable, mais elle était aussi une jeune fille franche et surtout elle ne se mentait pas à elle-même et elle était a peu près sûre qu'il n'existait aucune règle de l'école qui lui interdisait d’apprécier une conversation avec un Lion. Mais elle se jura de vérifier une fois de retour à son dortoir.

La remarque d'Achéron sur sa capacité intrinsèque à deviner les chose lui arracha un drôle de rictus. Sans doutes celui qui la faisait le plus ressembler à un serpent. Un sourcil levé, le visage légèrement penché et un sourire en quoi, presque narquois, moqueur :

« – Peut-être bien , ce serai le genre de la maison après tout... »

Avant de rire plus vivement.
Milles clochettes.

« – Plus sérieusement, je n'ai jamais vu de cygne danser, cela dit, pour la guitare...je trouve que c'est étrangement approprié. Le noms se complètent les uns les autres , que vos passions ne soient pas complémentaires également m'aurait déçue je pense .. »

Et elle n'était même pas vraiment sûre de plaisanter à ce sujet, elle se garda néanmoins de le dire et braqua son regard curieux sur l'instrument qui les avait rejoint.

Jouer pour elle.
Si elle voulait.

Une moue curieuse, ravie, un peu hésitante.

« – Tu ferais ça pour moi ? Je pense que je peu écouter un peu, je n'ai rien contre la musique et il ne fera pas aussi beau pendant encore longtemps et si je n'aime pas, j'irais raconter au château combien tu es un piètre musicien et seulement habile avec ta bouche ! »

Gentille boutade, alors qu'elle allait s'asseoir sous un autre arbre gageant qu'il aurait lui même besoin d'une assise pour jouer.

« – Si ça me plaît alors je te donnerai quelque chose en retour. »

elle avait ajouté en se rendant compte que depuis le début de leur conversation elle s'était très peu révélée.

« – Est-ce que nous avons un accord?
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Mer 25 Mar - 16:24

     Mais c’est qu’ils commençaient à se titiller ces deux là ! Ou plus précisément que Davan semblait prendre goût à la joute et sortait peu à peu de sa coquille, ce qui plaisait beaucoup à Achéron. Au plus la conversation avançait, au plus sa curiosité était piquée au vif. Il lui semblait à présent évident qu’elle n’était pas une petite dinde insouciante, qu’il ne s’agissait que d’une façade et il avait envie d’en découvrir plus quitte à se dévoiler lui-même. Il n’avait pas grand-chose à cacher mais pour jouer à "donnant-donnant" il pouvait faire un effort.
 
- C’est vrai, j’ai du mal à retenir ma langue et ça m’a déjà attiré des problèmes mais j’assume.

     Un sourire charmeur, ou peut être bien charmé s’accrocha à ses lèvres et le sang de Vélane de la demoiselle n'y était pas pour grand-chose. Il avait un esprit solide, peu sensible à l'hypnose et aux manipulations magiques mais effectivement, il n'avait pas pris conscience de ses ascendants magiques.
 
- Je ne suis pas qu'un Gryffondor ! S’exclama-t-il. Ou tout du moins, cela ne me définit pas en temps qu’individu complet, ça ne donne que quelques indices sur ma personnalité. Je ne voudrais pas que la décision d'un chapeau magique pèse lourdement sur sept ans de ma vie et quitte à être défini en un seul mot, et j’avoue que j’espère que c’est impossible, je suis un Deathwalker.
 
Il n’avait pas montré les griffes, au contraire il était plutôt du genre à ronronner. Il mettrait même un point d'honneur à donner raison à sa charmante interlocutrice. Beaucoup trop d’élèves se montraient prompts à sauter à pieds joints dans les traditions sans réfléchir à leur bienfondé et il était content, presque fier, d’être une exception.
Ils rirent à l’unisson quand elle fit allusion à ses supposés pouvoirs pour lire dans l’esprit des gens. Elle n’était pas légimancienne, elle était brillante. Ce qui aux yeux du jeune homme était beaucoup plus intéressant et lui accordait bien plus de mérite.
 
- Nous sommes une famille au sens le plus primaire et noble du terme… Enfin, je l’espère. Nous sommes unis et complémentaires mais nous ne considérons pas le reste du monde comme nos ennemis. D’ailleurs, ce qu’il y a de merveilleux avec les familles c’est que régulièrement, elles s’agrandissent.
 
Le jeune homme parlait avec sincérité et sans détour. Sa famille était sa principale corde sensible, source de joie et d’émerveillement. Mais gare aussi, oui gare à quiconque oserait s’en prendre à l’un de ses proches car il réveillerait la bête tapie en lui. Une part brutale et cruelle de sa personnalité, obsédé par la protection de tout ce qui lui était cher.
Il regarda la jeune élève de Serpentard dans les yeux et lui adressa un sourire de chat.
 
- Bien sûr que je vais faire ça pour toi. Répondit-il avec enthousiasme. Pour reprendre ce que tu disais tout à l’heure, nos vies sont à peine plus longues que notre beauté alors, à ce compte, nous n’avons aucun intérêt à nous priver de bons moments. Alors si je peux t'offrir une agréable parenthèse, pourquoi est-ce que je ne le ferais pas ? D'autant plus que je n'ai rien à y perdre.

Achéron suivit Davan jusqu'à un nouvel arbre, se rendant compte qu'avec sa sœur il allait toujours sous le même. Il allait donc "inaugurer" un nouveau chêne avec la jolie blonde.
 
- Nous avons un accord. Ton concert très privé va commencer dans un instant.
 
Avant de s'asseoir, il desserra le nœud de sa cravate pour finalement la retirer et la fourrer à la hâte dans sa poche arrière. Puis il posa sa guitare le temps de retirer sa robe de sorcier et de la plier, la proposant à son unique spectatrice.
 
- Si tu veux, tu peux la glisser sous tes fesses ou la mettre derrière ta tête pour ne pas être appuyée directement contre l'écorce, ça sera plus confortable. Pour que je tombe la chemise en revanche, il faudra attendre un peu.
 
     Il fit quelques gammes pour s'échauffer les doigts, profitant de ce laps de temps pour réfléchir au morceau qu'il allait interpréter. Choix délicat, il savait que contrairement aux apparences il ne fallait pas choisir un air trop enfantin et pensa qu'il ne devait pas choisir une chanson trop fleur bleue ou mièvre non plus. Il pencha finalement pour une ballade mélancolique, une composition harmonieuse et douce, un peu triste mais après laquelle on se sentait toujours inexplicablement mieux.
 
- Je ne chante pas très bien. Précisa-t-il, trop modeste. Alors si tu veux me faire taire, mets-moi juste un doigt sur la bouche.
 
La musique commença, sa voix grave s'accordait bien à la chanson.
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Mer 25 Mar - 23:24

C'était amusant cette façon qu'il avait de vouloir se définir par son propre patronyme. Cette impression qu'il donnait de ne pouvoir vivre son individualisme en dehors de ce groupe qui était soudé d'une manière qui échappait étrangement à Davan. Comme si chaque personne de son groupe ne trouvait son sens que dans la cohésion de tout ce qui faisait aussi les autres. D'autant plus amusant que si Achéron cherchait à se décrire par son appartenance au Deathwalker, Davan de son côté, faisait son possible pour ne pas être une O'Meara. Objectivement , elle était très fière de ses origines, de son pedigree et elle n'avait pas se plaindre parce qu'elle avait eu la chance de venir au monde dans une famille aimante. Mais les O'Meara avaient leur propre façon de s'apprécier entre eux et parfois elle voulait seulement fuir cette sensation étrange de leur appartenir plus qu'elle ne se possédait elle-même.

Achéron avait cette manière tellement délicate et peu assurée de la traiter, cet éclat de pur gentillesse dans le fond des yeux et le rire facile, et bien qu'elle devisa de bon cœur avec elle, cela ,troublait profondément la jeune fille. Elle avait du mal à supporter cette étrange douceur qu'elle sentait dénuée d'arrière pensées et pour une raison qu'elle ne savait pas expliciter clairement – sans doutes n'en existait-il aucune en fait – ça la mettait en colère. L'irlandaise était assez sincère avec elle même pour ne pas avoir l'audace de se ranger dans la catégorie des gentilles demoiselles à sauver et sur le plan général, qu'elle soit une fille ou non n'entrai pas en ligne de compte : Davan O'Meara n'était pas quelqu'un de gentil.

Tendre, passionnée, capable de beaucoup d'amour, et d'une grande bonté, sans doutes. Mais elle n'était pas gentille. Pas vraiment méchante non plus. Un peu cruelle, sans scrupules, et capable du pire pour satisfaire son ambition, mais elle n'était pas agressive, et n'attaquait jamais sans raison et moins encore quelqu'un qui ne pouvait pas se défendre face à elle. Parce que la jeune vélane avait un code moral, bien qu'il ne soit pas toujours évident à comprendre.

Alors quand elle voyait ce garçon, qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, faire preuve d'autant de déférence à son endroit, ça la mettait hors d'elle. Vraiment hors d'elle et bien qu'elle sourisse avec cette gentille douceur, en dedans elle crevait sous le dilemme. Une partie d'elle – celle qui vomissait ce petit air parfait que les autres lui reprochait à elle-même – crevait d'envie de lui cracher son fiel au visage, de défoncer cette parfaite et indolente carcasse de douceur pour mettre à nu son autre face. Parce qu'il avait forcément une autre face.

Personne n'est tout moche ou tout beau après tout.

L'autre partie d'elle, celle qui était une demoiselle bien élevée, une fille, une adolescente, n'était pas totalement insensible à ce charme maladroit. C'était touchant et c'était agréable que de pouvoir parler avec quelqu'un en dehors de tout les préjugés. Cette partie là avait envie de se laisser guider encore un peu, de le découvrir et de tatouer son cœur d'une façon beaucoup moins brutale.

Pas qu'elle en laissa paraître quelque chose.

De fil en aiguille son locuteur avait commencé à se mettre en place. Desserrant sa cravate, la retirant, puis sa robe de sorcier. Elle avait suivit chacun de ses mouvement avec une minutie troublante, comme si elle cherchait encore à transpercer son corps avec ses yeux pour trouver ce qui se dissimulait derrière la peau et la chair, dans ce qu'il avait de plus intime, son cœur, son sang, son âme ...sans la moindre pudeur , avec cette violence impudence qui caractérisait si bien la personne quelle était. Car Davan était violente de bien des façons, des bonnes comme des mauvaises.

Il avait proposé sa robe pour qu'elle serve de coussin mais elle avait refusé d'un geste de tête accompagné d'un sourire mutin. Elle avait retiré son propre par dessus et retiré ses chaussures, puis ses chaussettes , les abandonnant au pied du ch^ne liège dans un joyeux fourbis et avec une habileté qui pouvait qu'elle n'en était pas à sa première ascension , elle se hissât sur une des branches les plus basses de l'arbre. Elle n'étais pas très haut, peut-être quatre-vingts centimètres au dessus du sol mais ça lui plaisait.

« – ce serai dommage de risquer d'abîmer ton vêtement, tu ne crois pas ? Tu garderai un souvenir froissé de cette rencontre. Vraiment fâcheux. »

C'était une gentille boutade et puis elle s'était tue pour le laisser jouer. Puisqu'il le faisait pour elle. Et d'une certaine manière la blondinette avait l'impression que peut-être, il mettait inconsciemment le doigts sur une part de sa personne que personne d'autre n'avait entrevue. Et si quelque chose en elle s'en émerveillait , autre chose se tapissait dans l'ombre pour gronder d'une rage passive, mais non moins brûlante.

Mais Achéron avait une voix grave , assurée, peut-être un peu rocailleuse, comme si elle avait été abîmée par le froid, un peu. C'était quelque chose qui creusait sous la chair et qui fouillait dans les tripes, ça arrachait quelque chose, ça raclait agréablement contre ses os.

Ses pieds nus balançaient, en rythme tapant silencieusement la mesure.
La brise balayât certaines de ses boucles folles et elles envahirent son visage, mais la demoiselle ne fit pas un geste pour les dégager, tout son être seulement rivé sur le musicien en dessous. Elle aurait sans doutes choisis quelque chose de plus gai, mais l'air qu'il lui laissait entendre avait un arrière goût de vieux souvenir et elle se laissa porter par cette sensation, oubliant pour un instant toute la tempête que le jeune homme avait déclenché chez elle.

Quand l'instrument arrêta de susurrer et que la voix du chanteur se tus , elle s'était déjà ressaisie, ses paumes posées à plat sur la branche, entre ses cuisses, penchée vers lui. Ravie, amusée, intriguée un peu aussi. Elle ne savait pas très bien.

« – Tu seras la première personne sur laquelle je lancerai une rumeur positive au château. » elle argua avec gentillesse, en un compliment déguisé.

« – Et si tu le permet , j'écouterai encore, une prochaine fois. »

Elle sauta de son perchoir pour rejoindre son locuteur au sol et s'asseoir , face à lui. En tailleurs, les mains posées légèrement derrière, elle rejeta en arrière sa tête un instant, comme pour profiter des rayons du soleil encore un peu. Et puis elle s'était redressée, rapidement. Refermé ses doigts autour de ses mollets et fixé son regard une nouvelle fois sur son locuteur.

« – C'est à mon tour de remplir ma part du marché, n'est-ce pas ? J'ai dis que je te donnerai quelque chose , il y à quelque chose en particulier que tu veux savoir ? Sur moi, ou sur quelqu'un d'autre, je ne suis pas très regardante à ce sujet, ça restera entre nous, d'accord? »
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Jeu 26 Mar - 17:26

Achéron était à mille ou dix mille lieues d'imaginer la tempête qu'il avait provoquée dans l'esprit de Davan. Il s'en serait probablement voulu d'ailleurs, pensant lui avoir fait du mal en quelque sorte, lui qui s'évertuait au bien des autres.
Il la regarda se dévêtir quelque peu avant de monter sur la première branche de l'arbre. Il pensa tout de suite qu'il était criminel de lui faire porter une robe aussi lourde et informe que celles des uniformes de Poudlard et contempla un instant sa finesse plus tout à fait enfantine.

Confortablement installé, le jeune homme jouait le cœur serein et chantait en souriant. C'était un morceau qu'il maitrisait bien, il le jouait souvent pour se délier les doigts, surtout après les cours de sortilèges ou de duel.
La chanson avançait parfaitement à son rythme quand il remarqua le regard intense de la demoiselle sur lui. Ses joues s'empourprèrent légèrement mais ni ses mains, ni sa voix ne le trahirent. Il bénit le Ciel, Merlin et toutes les grandes puissances qu'elle ait placé ses mains entre ses cuisses car ainsi, il ne risquait pas de voir un sous-vêtement qui l'aurait mis horriblement mal à l'aise.
La musique était finie, les dernières notes se turent et il passa sa langue sur sa lèvre supérieure pour la ré humidifier. Les compliments lui allèrent droit au cœur.

- Merci, enfin je crois… Pour tout te dire je ne suis pas très potins et je ne sais pas ce qui se dit sur moi. Mais savoir qu'au moins une personne dit du bien de moi autour d'elle sera…est très rassurant. Répondit-il en rougissant un peu de nouveau. Je maitrise très bien le sort ACCIO. Je pourrais donc jouer pour toi aussi souvent que tu en auras envie. Enfin, sauf si je me suis blessé à une main évidemment, ce qui arrive hélas. Mais cas échéant, je redoublerais d'effort pour te divertir tout de même.

En la voyant assise comme elle l'était, il se demanda un instant si elle pratiquait un sport de combat oriental. L'idée lui sembla vite farfelue mais il savait d'expérience que chaque être réservait son lot de surprises.

- Oui c'est vrai, tu m'as fait une proposition… Alléchante.

Le garçon prit un air de chat rusé, faisant mine de réfléchir. En réalité, il savait déjà ce qu'il allait demander. C'était bien innocent mais pour la première fois depuis leur rencontre, il avait une idée derrière la tête.

- Et bien, ce qui me ferait vraiment plaisir là maintenant… Il laissa monter le suspense. C'est quelque chose à propos de toi en effet… Encore un peu. J'aimerais connaitre ton emploi du temps de la semaine ! Demanda-t-il enfin. Mais il ne lui laissa que le temps de lever un sourcil. Ok, j'avoue, c'est pour savoir quand est-ce que ça vaut la peine que je fasse le tour du château pour espérer te trouver.

C'était horriblement naïf mais il n'était pas du genre à profiter d'une occasion comme celle-ci pour demander quelque chose de compromettant ou d'intime sur une personne.

- Tu vois, je trouve qu'on s'entend bien et qu'il serait dommage de ne plus se revoir. Après promis, je serai pas un pot de colle et je ferai de mon mieux pour ne pas te mettre dans l'embarras. Je ne trainerai pas dans les cachots par exemple. Et si tu me dis que c'est pas le moment, je disparais en un instant. Prévint-il, désireux de ne pas l'inquiéter. Mais tu ne m'as pas demandé de me justifier, je vais finir par te saouler à parler tout le temps, pardon.

Il prit une pause et souffla pour décompresser, sans grand succès. Il conservait cependant la sincérité dont il était si fier.

- Bref, je trouve sympa ce que tu m'as montré de toi et j'espère que tes sourires étaient pour moi, voilà.

Naïf mais pas idiot, Achéron savait qu'il avait des choses à découvrir sur Davan mais il voulait les découvrir de lui-même.
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MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Jeu 26 Mar - 18:59

D'une certaine manière Davan comprenait qu'elle n'était pas toujours facile à lire et quelle avait tendance à chercher volontairement à mettre dans l'embarras ceux qui ne parvenaient pas à la faire taire d'un regard. Et elle se sentait coupable d'utiliser ce stratagème sur Achéron. Il ne lui avait strictement rien fait, tout le contraire même, mais elle n'était pas habituée à ce qu'on prenne soins d'elle. C'était une gamine plus indépendante qu'il n'y paraissait et elle était très capable de se prendre en charge seule.

« – C'est correct. Je te complimentait, en effet. Quand à toi, assure-toi de ne pas regretter ce que tu viens de dire. J'ai une très bonne mémoire, et je ne risque pas de l'oublier. »

Je compte te voir
à nouveau
sous cet arbre,
peut-être
j'espère
si tu me laisse
y revenir



Mais elle avait apprécié ce moment, un peu particulier, intime d'une certaine façon et c'était déjà bien plus que beaucoup d'autres ne lui avaient jamais offert. Car personne ne faisait de cadeau à Davan O'Meara, principalement parce qu'elle ne se laissait pas approcher, les gens la terrorisaient, littéralement et sous son air effronté, assuré, malgré le nombre de sourires – sincère qu'il en soit sur – qu'elle lui avait accordé , Achéron Deathwalker ne faisait pas exception à la règle. C'était même pire sans doutes, parce qu'il s'était introduit sous sa peau d'une façon tellement douce que ça l'avait surpris, et elle n'était pas sûre de pouvoir – de vouloir – le déloger. C'était cette soudaine proximité qui l'effrayait. Si elle restait encore à ses côté , il plongerai plus profondément en dedans et les dégâts qu'il provoquerait en émergeant , seraient terriblement douloureux. Si elle acceptait de le rencontrer encore – et elle en avait envie – alors elle lui mettait en main l'instrument de sa propre déchéance.

C'était tordu.
Pour commencer, une adolescente de son âge n'aurait jamais du avoir ce genre de raisonnement. Et Davan avait honte de dire qu'elle n'était pas capable de vivre le moment présent parce qu'elle était intérieurement obligée de calculer tout les risques qu'elle prenait. Parce qu'elle aimait sans compter, sans retenue, sans la moindre inhibition. Et que cette façon de ressentir les choses était destructrice. Pas seulement pour l'objet de son sentiment, mais pour elle aussi. Surtout. Parce qu'elle ne savait pas faire autrement que se jeter corps et âme dans les relations, qu'elle aurait pu mourir pour ses amis – rares mais tellement intimes – qu'elle s’arracherait sans doutes le cœur à vif pour l'offrir encore palpitant à un homme. Parce qu'elle n'était pas humaine.

Wym sa vélane de Grand-mère avait , par amour , tué ses propres enfants avant de se suicider pour rejoindre l'homme qu'elle avait aimé. Sa mère Ethel avait miraculeusement survécu, parce qu'elle avait été absente lors de cette tragédie, mais gardais cette passion violente et dévastatrice dans le fond de son cœur de vélane. Davan n'était pas une exception.

Alors elle se méfiait.
Mesurai.

Mais Achéron était quelqu'un de gentil. Très gentil. Trop gentil. Et peut-être que cette façon d'être la sauverai, cela creuserai un précipice entre elle et lui.

Elle passion, elle rage, serpent, vélane, ...pernicieuse petite garce.

Lui douceur, lui sourire, lui gentillesse ...Délicate petite chose.

Plantant ses incisives dans sa lèvres inférieure, la blonde plissa les yeux et modifia sa position, posa les mains au sol, devant elle, glissa hors de sa position assise pour s'appuyer sur ses genoux, partiellement à quatre pattes , penchée vers lui en fait.

« – Est-ce que tu peu me jouer un air différent chaque jour ? me raconter quelque chose que je ne connais pas encore à chaque fois ? me dire toujours des jolies chose que je n'ai pas entendues ? »

elle avait susurré.
Pour joué. Elle avait cette voix un peu grave pour une fille de sa corpulence, qui chantais la mélopée, douce et veloutée, un peu comme du miel. Puis, se redressant pour s'asseoir sur ses mollets elle avait éclaté d'un rire clair. Elle ne savait pas si c'était parce qu'elle était réellement amusée, ou si c'était parce que ça l'empêchait de trop réfléchir, mais elle riait.

« – J'espère que tu verra encore des jolies parties de moi.  »

Elle s'était relevée , avait récupéré ses chaussettes pour se rechausser, défroissé sa jupe d'uniforme avant de remettre sa robe , par dessus.

« – Je serai dans la salle d'étude du premier étage demain à partir de 17 heures, et si tu n'es pas la au moment ou je déciderai de partir, j'y serai aussi jeudi entre midi et deux. »
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ϟ parchemins : 96 ϟ Gallions : 244 ϟ Âge : 16 ans ϟ Baguette : bois d'if, crin de sombral, 34.6cm, souple ϟ Sang : mêlé (mais de deux parents sorciers) ϟ Année d'étude : 6ième Age : 38
Préfet Gryffondor • Sixième année ─
MessageSujet: Re: Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]   Jeu 26 Mar - 20:39

Des regrets, Achéron en avait à revendre, sa naïveté, sa confiance mal placée mais aussi parfois son côté sombre lui avaient plus d'une fois coûté cher et ses sœurs Cocyte et Styx en particulier l'avaient souvent ramassé à la petite cuiller. Mais il avait le sang de son père dans les veines et ce sang était incapable de relever un défi.

- Est-ce une mise au défi ? Demanda-t-il tout en connaissant parfaitement la réponse. Je suis dans l'obligation de la relever !

Il se redressa après Davan et encra ses yeux dans les siens. Comme toujours jusque-là, il avait rougit mais son expression changea et son teint redevint clair. Un instant, un minuscule moment il avait aperçu le mélange de rage et d'affection aux travers de ces deux billes vertes. Il n'avait pas tout compris évidemment, il n'était pas mentaliste ou télépathe mais il savait à présent n'être qu'à la surface et devoir découvrir et comprendre un paradoxe.

- Je ne suis pas idiot. Commença-t-il. Je sais pertinemment que c'est peine perdue, qu'au bout du compte tu me prendras en défaut et que ta déception sera un prix très lourd à payer… Mais j'essayerai. J'essayerai de toutes mes forces, je sacrifierai mon sommeil et ma santé, pour lutter le plus longtemps possible, pour qu'il ne te soit plus possible de compter les jours entre aujourd'hui et ma défaite. Pour que genou à terre et sang coulant de la bouche, je puisse m'écrouler fier en sachant que pendant le temps d'un clignement de cil ou d'un battement de cœur, je t'aurais surprise et divertie.

La grandiloquence et le sens du drame étaient des traits de famille. Sa bienveillance était restée intact mais au lieu de la maladresse et de la naïveté qu'il avait montrées jusque-là, il affichait à présent une force de caractère et une volonté sans faille. Il était en effet déterminé à prouver que ses mots ne seraient pas vains et en tenant compte de ses ressources et de son caractère de tête de mule, il avait des chances de tenir un moment.
Il regarda la demoiselle se rhabiller devant lui et regretta vraiment qu'elle remette sa robe de sorcière. Il y avait de quoi faire tourner une pétition pour des uniformes plus seyants.

- Je vais devoir bousculer mon emploi du temps à l'occasion mais je ferai de mon mieux pour ne pas te faire attendre. Si je sais à l'avance que j'aurais un empêchement, je te ferai parvenir un message par Augure, je ne doute pas que ce coquin n'ait rien raté de notre petit concert. Il prit sa main et la baisa avec élégance. Bonne soirée, belle Davan.

Voilà, il fallait la laisser s'éloigner et retourner à ses affaires pendant que lui-même se consacrerait aux siennes. Mais l'attente ne serait pas longue, il avait des partitions à travailler, des anecdotes à trouver, des compliments à formuler et reformuler dans sa tête. Il la regarda partir en espérant qu'elle se retournerait au moins une seconde mais se jura de ne pas lui en vouloir si elle ne le faisait pas. Qu'était-il après tout ? Un nuage avec une forme amusante dans son ciel ? Une odeur douçâtre à ses narines ? Probablement rien de plus.
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Belle journée, limonade avec un cest' de citron [Davan O'Meara] [terminé]

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